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jeudi 28 août 2014

Abelia grandiflora, un arbuste à fleurs aux charmes multiples


L'abelia grandilfora du jardin commence à certes à fleurir timidement en juin mais il se remarque  alors encore peu car il est éclipsé par d'autres arbustes à la floraison brillante. A la fin août et jusqu'en en octobre, on ne voit plus que lui dans la haie libre. Sa floraison, très généreuse cette année en raison des conditions climatiques particulières, illumine ce coin du jardin où les fleurs ne sont pas très nombreuses en août. J'ai mis du temps à apprécier la beauté de cet arbuste que je trouvais banal mais j'ai été depuis conquis par sa grâce et par ses atouts qui font de lui une star parmi les arbustes à fleurs.

En fait, il possède presque toutes les qualités: son feuillage et sa floraison sont légers et élégants, il fleurit beaucoup et longtemps, ses dimensions sont raisonnables et comme tous les représentants de la famille des Caprifoliacées, il est robuste et très facile à cultiver. Ce trésor, qui me fut offert il y a bien longtemps, est devenu une valeur sûre du jardin.


L'abelia grandiflora est un arbuste buissonnant et touffu de 1 à 2 me de haut et de large. Ses rameaux ont un port légèrement retombant ce qui lui enlève toute raideur. Ses tiges, qui arborent une jolie teinte rouge foncé quand elles sont jeunes, sont habillées de petites feuilles ovales, caduques ou semi-persistantes selon le climat. Vert bronze au printemps, elles deviennent vert foncé en été avant de reprendre des nuances cuivrées à l'automne.


Groupées en bouquets, ses fleurs tubulaires blanc rosé ont une forme de clochette. Dans mon jardin, elles s'épanouissent continuellement de la mi-juin juin à la mi-octobre. Elles sont légèrement parfumées et attirent en nombre les abeilles. Après la floraison, l'abélia reste attrayant, son feuillage rougit et le calice des fleurs aux longs sépales rouges qui reste suspendu aux branches est assez décoratif.


L'abélia est peu exigeant sur la nature du sol. Il prospère dans toutes les terres drainées, plutôt fertiles et fraîches. Chez moi, il se satisfait pleinement de la terre maigre, sèche et filtrante du jardin. Il aime les expositions ensoleillées mais tolère aussi la mi-ombre. Il est très rustique et je ne lui connais ni maladie ni parasite.


La taille vise surtout à rajeunir l'arbuste. Je ne lai pratiquée qu'une seule fois au bout de dix ans de culture. J'ai taillé d'un bon tiers quelques rameaux âgés reconnaissables à leur écorce grise au-dessus d'une jeune pousse qui a donné naissance à des branches florifères. Le centre de l'abélia s'en est trouvé aéré, il fleurit davantage et sa silhouette est plus harmonieuse. En juin dernier, j'ai rabattu de 30 cm les rameaux supérieurs pour maintenir l'abélia à une hauteur  de 1,80m. Comme on le voit, cela n'a pas d'incidence sur la floraison.

J'ai tenté il y a quelques jours des boutures herbacées, si la reprise est au rendez-vous, je pourrai peut-être installer ailleurs d'autres spécimens de ce petit bijou.


© Ma Planète Jardin, 08/2014

dimanche 24 août 2014

Roses estivales


Le temps anormalement frais et humide qui règne en cette fin août n'a rien de vraiment estival mais il faut bien reconnaître qu'il réussit au jardin qui est bien fleuri. Même si au potager les tomates ont un peu de mal à mûrir à cause du manque de soleil, les massifs de vivaces et d'annuelles sont foisonnants et les floraison généreuses, cela n'était plus arrivé depuis longtemps. Les rosiers, y compris ceux qui sont remontants, marquent très souvent une pause en été, la chaleur et le manque d'eau empêchent la remontée d'été. Rien de tel cette année, j'ai même droit à une deuxième remontée. 


Elle est certes modeste mais je l'apprécie car ce sont d'autres arbustes qui ont choisi de refleurir. Les pluies incessantes de ce mois d'août leur ont profité et hormis Felicia, qui a bien refleuri en juillet, le marsonia est absent. Les températures plus que fraîches pour une région comme la mienne permettent aux roses de tenir assez longtemps.

La Giralda offre sans doute la plus belle floraison du moment. Il aime la fraîcheur et la pluie.


Salet qui avait beaucoup souffert en juin se rattrape à présent. J'avais dû le tailler court car son feuillage était malade. Sa vigueur me surprendra toujours.


Buff  Beauty qui refleurit peu en été se remarque cette année.



Gold cottage, planté  il y a peu, fait aussi partie des bonnes surprises, il est sain, vigoureux et parfumé.

 
Reine Lucia fleurit pratiquement sans interruption depuis juin.


New Dawn remonte assez bien lui aussi.


Parmi les hybrides de moschata, Pink Prosperity est un vrai trésor. Il est très vigoureux, fleurit beaucoup et longtemps. Ses petites roses doubles tiennent des semaines. Un vrai trésor que je recommande.


Tout comme Prosperity, un hybride de moschata à fleurs blanches. Ses roses parfumées durent longtemps. Ses seuls petits défauts: un port un peu raide et un pied un peu dégarni.  Une taille courte des branches basses devrait les corriger.




Penelope, un autre représentant de cette belle famille, redonne quelques fleurs mais  la présence un peu envahissante de l'hortensia paniculé le gêne. Il sera déplacé de quelques mètres en novembre.


The Fairy est un 'must have' pour les jardins à la terre pauvre et sèche. Il y est beau par tous les temps mais quand il pleut assez, il devient superbe.




Je suis venu assez tard aux rosiers à fleurs simples mais je dois admettre que leur allure naturelle, leur bonne santé et leur caractère florifère a de quoi séduire. C'est le cas avec Robin Hood qui n'a jamais été sans fleur. Un des rares rosiers à floraison continuelle.




Dans ma quête des perles rares, à savoir des rosiers sains, très florifères et si possible parfumés, j'ai décidé de faire désormais une place plus large aux rosiers qui portent le label allemand ADR, une distinction qui récompense notamment ces deux qualités.

© Ma Planète Jardin, 08/2014

dimanche 17 août 2014

Ebrancheur P160-SL-60 Bahco, pour des coupes nettes et sans effort


Lorsque les arbustes d'ornements vieillissent ou prennent trop d'ampleur, il devient nécessaire de procéder à une taille assez sévère, ce qui implique d'utiliser un ébrancheur pour sectionner les branches d'un diamètre important. Pendant des années, j'ai employé  des ébrancheurs de qualité médiocre qui ne me donnaient pas satisfaction. La coupe n'était pas franche, le bois était déchiqueté et  il fallait fournir un effort important. Au bout de quelques années d'usage somme tout peu intensif la lame ne coupait plus. Lors des tailles de rajeunissement des arbustes à fleurs du jardin effectuées en 2011, j'ai eu fort à faire pour tailler proprement et ces tailles répétées ont eu raison de mon ébrancheur.

Heureusement, Bahco, la marque d'outillage bien connue des jardiniers et des bricoleurs a eu la très bonne idée de m'offrir un ébrancheur avec lequel la taille devient presque un plaisir tant son efficacité est grande. J'ai reçu et testé le modèle P160-SL-60, un modèle à manche de moyenne longueur particulièrement adapté à l'entretien du jardin et notamment à la taille des arbustes d'ornement.


J'ai été d'emblée séduit par la légèreté du manche en aluminium et ses poignées ergonomiques. Cet ébrancheur possède un mécanisme à lames croisantes (la lame effilée et étroite glisse le long de la contre-lame avec un mouvement de ciseaux), ce qui  permet des tailles, nettes, précises et rapides. Grâce à la coupe dite tirante, propre aux ébrancheurs Bahco, il faut moins de force pour couper, le bois n'est pas écrasé et la cicatrisation est meilleure. La lame coupe en tirant le bois et non en le poussant, il conserve sa forme au lieu de se comprimer et se coupe donc plus facilement. La durée de vie de l'outil s'en trouve prolongée.


L'affûtage des lames est vraiment remarquable, j'ai ainsi pu tailler correctement et sans effort un grand nombre de  branches lignifiées de laurier palme situées en hauteur. La puissance et la rapidité de coupe de l'ébrancheur sont étonnantes. Je n'ai jamais trouvé jusqu'à présent un tel tranchant sur aucun des outils dont je me suis servi. Il est dû au fait que Bahco utilise un acier trempé et un revêtement de qualité supérieure.


Un outil de professionnel facile à utiliser qui donne un  résultat impeccable quelle que soit la nature (vert ou déjà lignifié) et la forme du bois que je recommande chaudement à tous les jardiniers. Un grand merci à Bahco pour me l'avoir fait découvrir, il me sera précieux pour entretenir mes jardins.

Une vidéo de l'ébrancheur en action. 

video
Caractéristiques techniques

Poids:1,08kg
Capacité de coupe:45mm
Longueur du manche: 600mm
Lame effilée et étroite et contre-lame en forme de crochet très résistante pour une coupe nette et une puissance maximum
Contre-lame forgée afin de supporter une utilisation intensive
Butées souples absorbant les chocs
Manches en aluminium léger et résistant à la pression afin de faciliter le travail en hauteur.
Ébrancheur spécialement conçu pour l’arboriculture, recommandé également pour l’entretien d’espaces verts

© Ma Planète Jardin, 08/2014

mardi 12 août 2014

Des haricots généreux


Depuis plusieurs semaines, un temps pas très estival règne sur la plupart des régions de France. L'ensoleillement est déficitaire, la grisaille domine. Les vivaces estivales et les annuelles commencent juste à donner le meilleur d'elles-mêmes et ce temps trop humide pour la saison favorise la prolifération des maladies comme le mildiou ou le marsonia. Pourtant, les températures restent à peu près de saison en journée et c'est sans doute ce qui explique qu'au potager la récolte de haricots verts soit si importante, en fait c'est la plus belle depuis très longtemps.

Les haricots aiment la chaleur, et il y en a eu et plus encore les arrosages généreux et il le furent. L'excédent de pluie dépasse les 30% pour le mois de juillet. Certes, il y a bien quelques attaques de pucerons, bien vite éliminés grâce à une solution à base d'eau, d'un peu d'huile et de savon.


Les haricots grimpants 'Phénomène' donnent à foison et sont très exubérants. Certains pieds qui ont grimpé jusqu'au sommet des perches s'élèvent à près de 3 mètres. Je préfère les récolter lorsqu'ils sont encore jeunes, ils sont plus tendres mais il m'arrive  d'en oublier certains qui finissent par faire 25cm de long.


Les haricots nains 'Talisman' sont également très productifs et de très bonne saveur. J'ai échelonné les semis de mai à la mi-juillet afin de récolter tout l'été. Pour l'arrière-saison, j'ai tenté un semis de haricot mangetout 'Processor', qui est vigoureux et offre un bon rendement.


Cet été mi-figue mi-raisin a au moins le mérite de réussir aux haricots, la récolte d'hier était abondante. C'est en les dégustant (il sont tendres et savoureux) que l'on comprend que le climat joue un rôle essentiel au potager et plus largement au jardin.


 © Ma Planète Jardin, 08/2014