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samedi 29 novembre 2014

Recépage puis renaissance d'un vieux rosier


Comme tous les arbustes, les rosiers vieillissent et malgré une taille appropriée en fin d'hiver ils ont tendance à ne plus fleurir avec la même générosité qu'à leurs débuts. Quand le rosier émet de nouvelles pousses, ce sont elles qui assurent le renouvellement de la charpente, les plus anciennes, souvent de gros diamètre et de couleur brune, sont taillées à la base. Beaucoup de mes rosiers réagissent de cette manière, d'autres au contraire, des grimpants surtout, vieillissent sans produire de nouveaux rameaux florifères. Les branches anciennes ne donnent des fleurs qu'à leurs extrémité.


C'était le cas du rosier grimpant Etoile de Hollande, un rosier grimpant aux roses rouges opulentes très parfumées. Les premières années, je réussissais à palisser ses branches assez raides et elles se couvraient de roses dès la fin du mois de mai. Au fil du temps, la floraison est devenue maigre et les rameux secondaires même taillés court en fin d'hiver poussaient avec vigueur en fleurissant chichement. Un feuillage abondant avec peu de fleurs et beaucoup de vieux bois, ce n'est pas ce que j'attends d'un rosier.


Dans le courant du mois d'août, j'ai appliqué une solution radicale aux résultats parfois aléatoires. J'ai recepé le rosier en coupant toute les branches juste au-dessus du point de greffe (condition indispensable pour éviter que le porte-greffe ne s'affranchisse et ne prenne le dessus sur la variété greffée).


Cette opération peut entraîner la mort de l'arbuste mais dans les cas présent elle a permis une spectaculaire renaissance. Très vite, une puis trois branches principales sont apparues et la plus vigoureuse mesure à présent 1,50m de haut. Au fur et à mesure de la croissance, elles sont guidées sur l'arche servant à supporter le rosier. Alors que de nombreux rosiers font triste figure et perdent leurs dernières feuilles, Etoile de Hollande arbore de jolies couleurs rouges et pourpres sur les feuilles et sur les branches, il est insolent de bonne santé, comme dans sa jeunesse. La présence envahissante du chèvrefeuille henryi ne semble nullement le gêner. Encore un exemple étonnant de la capacité de régénération du végétal.


Si d'aventure un froid intense venait à sévir, je prendrais la peine de butter son pied pour lui éviter  de souffrir. Il me tarde d'être au printemps, avec une bonne fumure il devrait retrouver sa beauté passée et m'offrir à nouveau son merveilleux parfum.



 © Ma Planète Jardin, 11/2014

samedi 22 novembre 2014

Des asters et des chrysanthèmes du Jardin de la Roche Saint-Louis


La floraison des asters fut généreuse et leurs couleurs particulièrement belles cette année. Dans tous les coins du jardin, même les plus ingrats, ils ont été superbes. Le début d'automne a été illuminé par ces vivaces robustes et florifères, si bien j'ai eu envie d'en planter de nouvelles variétés et de leur associer des chrysanthèmes vivaces trop peu représentés dans mon jardin. Avec les grands sedums, ils assureront le fleurissement de l'arrière-saison.


Ces nouveaux sujets, je les ai reçus il y a quelques jours du Jardin de la Roche Saint-Louis située à Sainte-Pazanne en Loire Atlantique. J'ai opté pour des variétés bien connues d'asters cordifolius, ‘Ideal’ et l'incontournable ‘Little Carlow’, l'aster laevis ‘Calliope’, l'aster ‘Kylie’, l'aster laterifolius ‘Chloe’, un aster macrophyllus ‘Twillight’au beau feuillage ample et aussi des asters de la Nouvelle-Angleterre (mes préférés), le très connu ‘Rozanna’ et deux autres plus difficiles à dénicher, ‘Christopher Harbutt’ et ‘Mme Loyau’. Parmi les chrysanthèmes, j'ai opté pour des variétés anciennes comme ‘Empereur de Chine’,'Citronella', le chrysanthème rubellum, ‘Dernier Soleil’ ainsi que ‘Red Velvet’  mais aussi un chrysanthème anglais à fleurs rose pourpre, 'Julia Peterson' et 'Samba', un cultivar d’origine américaine.  
                                                    
                                            Photos: Le Jardin de la Roche Saint-Louis


Les plants avaient été emballés avec le plus grand soin. La surface des pots, qui étaient enveloppés dans du journal humide et placés dans des contenants protecteurs, était couverte d'un paillis destiné à maintenir la fraîcheur du terreau. Certains étaient déjà entrés en dormance mais en les dépotant j’ai aperçu de  beaux bourgeons laissant augurer une bonne reprise. Ils ont été plantés il y a peu.
 

Les vivaces que j’ai choisies sont somme toute assez classiques mais la pépinière de Dominique Voisin est assurément le paradis des collectionneurs et de tous ceux qui recherchent des plantes vivaces et des arbustes rares ou  méconnus. On peut notamment y découvrir le rabdosia longituba, une vivace japonaise à l'extraordinaire floraison bleu clair qui a été primée à Courson, le très rare leucosceptrum japonicum 'Golden Angel' au feuillage doré ou l'étonnante Mathiasella récompensée à Saint-Jean de Beauregard.

                                                 Photo: Le Jardin de la Roche Saint-Louis

                                            Mathiasella bluporoides  ‘Green Dream’

Collectionneuse passionnée et infatigable, Dominique Voisin aime les feuillages aux formes, aux couleurs et aux textures remarquables, Elle propose en autres le flamboyant mukdenia rossii au feuillage multicolore rouge, vert orange et jaune, un trachelospermum de collection au feuillage gris argent panaché de crème ou un Halogoris  erecta au feuillage bronze.
                                           
                                                  Photo: Le Jardin de la Roche Saint-Louis


                                                  Chrysosplenium macrophyllum

Elle ne se contente pas d'introduire des nouveautés ou de découvrir des raretés comme le chrysosplenium macrophyllum dont les feuilles arborent des reflets argent et pourpres. Il lui a valu le premier prix de la meilleure introduction à Saint-Jean de Beauregard en 2008. Elle  propose aussi ses propres créations comme l’heuchère ‘Lune rousse’. Je dois humblement avouer que j'ai découvert beaucoup de plantes que je ne connaissais pas mais j'ai été séduit par la beauté de leur feuillage ou l’architecture originale de leur fleurs.

Une pépinière de collection à découvrir sur place du mercredi au samedi de 14h30 à 18h00 (le jardin se visite également) ou via son site internet :   www.pepiniere-roche-saint-louis.fr


© Ma Planète Jardin, 11/2014

samedi 15 novembre 2014

Le retour des euryops


Plantés en 2003, les nombreux euryops chrysanthemoides de mon jardin exotique ont fleuri abondamment pendant des années en ne demandant que peu d'entretien. Jamais je n'ai regretté d'avoir installé dans de grands massifs cette belle vivace de climat doux découverte par hasard chez un pépiniériste. Dès juin, elle commençait à fleurir et de septembre à décembre, son beau feuillage découpé vert foncé disparaissait sous une profusion de petites marguerites jaune d'or qui n'avaient pas leur pareil pour illuminer le jardin exotique qui est bien triste en cette saison. Cette année encore, malgré quelques aléas climatiques qui m'ont conduit à en replanter, la floraison est extraordinaire.


Ils ont passé sans encombre de nombreux hivers somme toute pas trop froids. Les tiges gelaient mais il suffisait de les tailler à la base en mars et les euryops repartaient de la souche pour former en quelques mois un beau buisson au port compact très florifère. A part cette taille, il me suffisait de supprimer les fleurs fanées pour leur conserver un aspect impeccable. Je ne les ai arrosés, je crois, que pendant la canicule de 2003 et jamais ils n'ont été fertilisés. Une vivace pleine de qualités et de ressources mais avec tout de même un petit point faible.

Après l'hiver 2012 qui fut rigoureux jusque dans mon jardin exotique pourtant habitué à la douceur océane, la plupart de mes euryops, si beaux en décembre 2011, ne sont pas repartis. Seuls deux sur la douzaine que je possédais ont survécu au froid vif et humide (-10°) qui a sévi pendant dix jours.



J'ai aussitôt voulu les remplacer, c'est simple et peu onéreux car on trouve dans cette région des euryops en godets vendus à un prix très modique. Dix nouveaux sujets sont venus occuper les deux grands massifs en mai 2013. Leur croissance fut rapide et au bout de deux ans, il forment de vrais petits arbustes à la floraison généreuse et délicate aussi beaux et vigoureux que ceux qui ont survécu. Un spectacle coloré et très réconfortant quand approche la mi-novembre.



La boucle est à nouveau bouclée et j'espère que ces jeunes euryops passeront eux aussi de nombreuses années dans ce jardin au climat (en général !) favorable et à la terre généreuse.


© Ma Planète Jardin, 11/2014

vendredi 7 novembre 2014

GW 3030 Black+Decker , un aspirateur souffleur broyeur pratique et très puissant


Tous les jardiniers ont leurs petites manies, pour ma part je n'aime pas du tout voir la pelouse ou le chemin jonchés de feuilles mortes alors que je les laisse se décomposer tranquillement dans les massifs de vivaces où elles enrichissent la terre. En novembre, la chute des feuilles s'accélère et quand on possède comme moi beaucoup d'arbres et d'arbustes à feuillage caduc, il est nécessaire de s'équiper d'outils qui permettent d'aspirer, de souffler et de broyer les feuilles mortes.

Mis au point dernièrement par Black+Decker, l'aspirateur souffleur broyeur GW 3030 facilite grandement ce travail car sa puissance permet de travailler vite et bien. J'ai tout de suite apprécié son extrême facilité de montage. Pas de vis, les morceaux des tubes se montent selon un système d'encoches et de triangles pour le tube d'aspiration, par simple emboîtement pour le tube de soufflage. Un bouton poussoir permet de fixer le tube d'aspiration et le couvercle de ventilateur, un autre le sac ou le tube de soufflage qui est muni d'un embout  concentrateur pour un flux d'air précis. 


On passe d'un mode à l'autre en un tournemain. Le démontage, tout aussi aisé, permet d'accéder aux bord intérieurs du tube d'aspiration, du bloc moteur et à la turbine qui s'encrassent vite par temps humide. On peut les nettoyer correctement. Ainsi, le fonctionnement de l'appareil est optimal.


Il possède un variateur de vitesse pour augmenter la puissance selon la grosseur ou la texture des feuilles. A mi-puissance, il avale vite des feuilles de gros calibre comme celles des érables ou celles qui sont humides ou agglomérées en couches épaisses par le vent sans risque de bourrage. Les brindilles et les pétioles très durs des feuilles de marronnier sont aspirés et déchiquetés sans problème. La prise en main est bonne grâce aux deux grandes poignées.



Une vidéo de l'appareil en mode aspirateur/broyeur fonctionnant à la moitié de sa puissance.

video

En mode soufflage, l'appareil est tout aussi étonnant. Les feuilles réunies au pied des arbustes (dans les branches desquels elles sont parfois coincées) ou plaquées au bord des allées sont délogées et déplacées là où on le souhaite en quelques minutes.


 Comme on le voit, la finition est parfaite.




Même après un usage prolongé, je ne lai pas trouvé lourd à porter ni trop bruyant. Les feuilles sont réduites à 1/16ème de leur volume initial,ce qui fait que le sac de 50 litres ne se remplit pas vite et cela donne un broyat extrêmement fin dont la décomposition sera d'autant plus rapide dans le compost.




Un appareil puissant, performant et très agréable à utiliser que je recommande chaudement à tous ceux qui veulent nettoyer sans effort le jardin avant l'hiver.

Caractéristique techniques

Puissance 3000 W
Vitesse de soufflerie variable: 230-418km/seconde
 Capacité d'aspiration 14m3/minute
Turbine  en métal résistante robuste
Capacité du sac 50l
Poids (souffleur) 3,7kg/4,7 (aspirateur)
Puissance sonore 104 db
Accessoires: sangle de transport et bout concentrateur

© Ma Planète Jardin, 11/2014

lundi 3 novembre 2014

Couleurs automnales


Après un  mois d'octobre souvent estival, l'automne fait aujourd'hui un retour en force. Point de fortes pluies mais un vent tempétueux qui fait tournoyer les feuilles mortes en tous sens. Le ciel est sombre mais malgré la grisaille les couleurs chaudes et profondes de l'automne se remarquent vraiment sur certains feuillages surtout caducs et parfois aussi persistants. Il faut se hâter d'en profiter car si les bourrasques persistent, ce décor coloré sera de très courte durée. Beaucoup de ces jolies parures automnales s'en iront vite alimenter le compost ou habiller le pied des arbustes où elles enrichiront la terre.

Le liquidambar et aussi les viornes de Chine, toujours en feuilles, affichent les plus beaux rouges. Ces dernières furent très belles depuis mai et même avant d'entrer en repos elles trouvent le moyen d'offrir quelques fleurs.


La viorne de Bodnant qui commence à éclore les éclipsera sous peu.


Dans le bosquet d'arbustes à floraison hivernale, le mahonia Charity et le cornouiller mâle attirent le regard.


 Non loin de là, le nandina, le cotinus et l'abelia ont pris eux aussi leurs belles teintes automnale.



Les fleurs sont rares, il ne reste guère que les lantanas, les bruyères, les rosiers Robin Hood et Sally Holmes, les zinnias Lilliput et les sedums dont certains se détachent joliment sur le bois orange vif du  jeune cornouiller sanguin Midwinter Fire


Sans oublier l'hydrangea paniculata aux séduisantes teintes vieux rose, les plus belles depuis bien longtemps.



Cet automne s'est  fait attendre mais son entrée haute en couleurs est remarquable.

© Ma Planète Jardin, 11/2014