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jeudi 7 novembre 2019

Refloraison automnale du buddleia weyeriana 'Sungold'


En ce début novembre rares sont les floraisons colorées qui arrivent à se faire remarquer dans la grisaille ambiante qui est tout à fait de saison. Parmi les vivaces seul le chrysanthème Citronella dont les fleurs apparaissent tardivement et résistent  très bien à la pluie égaient le massif nord-est de leur coloris jaune citron très tonique. La morte saison au jardin, qui s'étend de la fin des floraisons automnales au début des floraisons hivernales, vient de  débuter.



Fort heureusement et de manière tout à fait inattendue une star de l'été  attire à nouveau l'attention sur elle et apporte un peu soleil. Après avoir  donné une magnifique et délicate floraison comme tous les ans de juillet à septembre, les deux buddleias weyeriana 'Sungold' du jardin refleurissent assez joliment, ce qui n'était jamais arrivé depuis leur installation il y a  bien longtemps.




Depuis quelques jours tous deux mais surtout celui qui est situé dans la partie nord du jardin offrent une belle floraison-d'arrière-saison. Les petites fleurs tubulaires jaune orangé au parfum de miel forment de petites inflorescences réunies en panicules coniques qui éclosent à l'extrémité des branches contrastant avec les grands feuilles lancéolées vert mat à la texture veloutée.




Je prodigue à ce buddleia hybrides (de b. globosa et b. davidii) les mêmes soins qu'aux autres. Je le taille assez court en fin d'hiver et supprime régulièrement les fleurs fanées. Le sujet représenté en photo a trouvé sa place définitive il y a quelques années seulement et je dois dire qu'il a eu beaucoup de mal à s'imposer, coincé qu'il était entre le vieux cerisier, le gros chêne vert vert et les immenses épicéas de mon voisin.  Le paillage de feuilles mortes disposé à son pied depuis quelques hivers lui a bien profité et je devrai sans doute le tailler l'an prochain prochain  pour la première fois.

J'apprécie d'abord la beauté du feuillage, plus ample plus fourni et à la teinte plus harmonieuse que celle du buddleia davidiii. Contrairement à ce  dernier, il habille bine le pied de l'arbuste et si l'hiver n'est pas trop rude, il persiste davantage. Quant aux fleurs, qui sont d'une grande élégance, elles n'arborent pas une couleur criarde mais sont d'un orange très doux largement nuancé de jaune pâle.



Tout l'été il a tenu compagnie à  des tanaisies qui sont les seules à accepter de pousser et de fleurir dans ce coin réellement très ingrat. Je songe depuis peu à lui  associer un buddleia peu connu et vraiment pas comme les autres, le buddleia alternifolia, au port retombant et aux fleurs violettes.. Ce serait là assurément un duo très attrayant. Un projet  que j'aurai tout le temps de creuser car la saison des plantations ne fait que commencer



© Ma Planète jardin, 11/2019

jeudi 24 octobre 2019

Octobre prend des couleurs


Une fois passée la floraison des asters, ce qui chez moi arrive vers le 20 octobre, une certaine morosité règne au jardin. Les floraisons sont rares et certaines années les feuillages peinent à revêtir leur parure automnale. Après un été trop chaud et trop sec on aurait pu craindre un automne terne et pauvre en couleurs mais les pluies abondantes de ces derniers temps (quelque 70mm le week-end dernier) on redonné du tonus à beaucoup de plantes et un aspect verdoyant qui manquait depuis fort longtemps.

Tous les asters sont à présent défleuris sauf Monte Cassino qui est devenu un vrai petit arbuste. Il n'aime pas la concurrence des autres plantes et se plaît en situation aérée et ensoleillée. Peu lui chaut la terre maigre où  il est installé, il prend de l'ampleur saison après saison. Je le multiplierai sans faute à la fin de l'hiver.



Plantés en avril dernier, plusieurs chrysanthèmes me surprennent par la générosité de leur floraison qui résiste parfaitement à la pluie.

Mandarine (arrivé par erreur mais que je trouve très beau).


Brennpunkt


 Herbstbrokat, une autre variété allemande très connue et de très bonne tenue.


Poesie  aux fleurs blanc pur.


   
Empereur de chine, transplanté à la mi-ombre, possède un coloris magnifique mais hélas aussi une silhouette dégingandée.


J'aurai soin de les pincer en juin pour qu'ils soient plus trapus se tiennent mieux. Ces belles vivaces qui s''épanouissent tardivement me plaisent beaucoup et je compte en accueillir d'autres, par exemple Apollo (hélas introuvable en France), Paul Boissier, Ceddie Mason ou Orchid Helen


Seuls deux arbustes sont fleuris en cette fin octobre, le Lespedaza de Thunberg aux fleurs papilionacées violettes et l'oranger du Mexique.


Non loin d'eux, l'amélancher du Canada épargné par les bourrasques flamboie un peu.


Mais moins que le liquidambar (sauvé de la chlorose grâce à un remède simple) et la viorne de Chine Mariesii



Pour la première fois, le fusain d'Europe donne des capsules colorées.


Les zinnias, florifères et sans entretien, sont encore superbes.


Les heuchères, que je n'aime qu'en jardinières ou en potées, sont belles également


Même s''il a un peu souffert cet été, le jeune cornouiller de Sibérie panaché est attrayant.


De jolies couleurs  qui font oublier le gris du ciel et redonnent le sourire au jardinier.

© Ma Planète Jardin, 10/2019

lundi 14 octobre 2019

Des asters aux couleurs éclatantes


Après  avoir vaillamment résisté à la chaleur parfois torride de l'été, les asters du jardin ont retrouvé une belle vigueur grâce à la fraîcheur et aux petites pluies de ces dernières semaines. Certes, quelques-uns ont le feuillage un peu grillé à la base mais comme ils sont plantés en groupes assez importants cela ne saute pas aux yeux. Leur floraison est belle, en particulier celle des asters de la Nouvelle-Angleterre qui sont depuis toujours mes préférés. Depuis peu, j'apprécie aussi les asters ericoides,à la floraison et au feuillage si délicats et le charme naturel et raffiné des asters cordifolius. Cette année, j'ai choisi de planter de nouvelles variétés qui viendront  enrichir  la petite collection du jardin.


Seul point négatif, les asters du massif situé à la limite nord-est du jardin peinent à s'étoffer, exception fiat de Harrington's Pink, magnifique cet automne. La faute en incombe au grand érable pourpre installé juste devant. Il empêche la pluie qui vient  presque toujours de l'ouest ou du sud-ouest de bien parvenir jusqu'au sol et ses racines assèchent la terre. Il faudra apporter du paillis et du compost en fin d'hiver pour augmenter sa capacité de rétention d'eau. Avec les asters, la magie opère immanquablement, ils savent redonner de l'éclat au jardin au moment où les vivaces et les annuelles estivales déclinent.

Les asters novae-angliae du jardin  dans les tons de rose et de  rouge avec lové contre eux le superbe aster amethystinus Kylie  très prodigue cette saison


Les asters mauve, bleus et blancs du jardin parmi lesquels l'aster na Christopher Harbutt, l'aster lateriflorus Chloe, les somptueux asters cordifloious Ideal et, Little carlow  ainsi que l'aster ericode Schneegitter ressortent bien.


Aster cordifolius Little Carlow

Aster ericoide Pink Star

(Jeune) Aster amethystinus Freiburg

Aster cordifolius Ideal et aster na Christopher Harbuttt

Deux  magnifiques asters dont la floraison est exceptionnellement longue.

Aster pringlei Monte Cassino

Aster cordifolius Ideal

Trois autres que j'aime infiniment.

Aster lateriflorus Chloe




Aster na Mme Loyau

Aster na Mme Loyau en duo avec  l'aster na Andenken an Alma Pötschke

Aster na Andenken an Paul Gerber

La floraison des asters se fait il  est vrai attendre quelque peu mais leur générosité est sans égal et c'est pourquoi je les aime autant.

© Ma Planète Jardin, 10/2019