Pour ne plus être importuné par des publicités intempestives, actualisez la page lors de votre première visite.

jeudi 19 avril 2018

Des semences et des plants de pomme de terre de chez Astuces au potager (Moestuinweetjes)


Contre toute attente, la plupart de semis effectués au potager au cours de la saison dernière ont donné d'excellents résultats. Ce fut le cas pour les choux-fleurs et les choux romanesco qui furent semés en pépinière fin mai puis repiqués début juillet. Malgré la sécheresse la récolte fut belle et la dégustation agréable. Jamais je n'avais cultivé de chou-fleur et il me sembla en découvrir la saveur authentique. Encouragé par ce succès, j'ai décidé cette année de semer certaines variétés de légumes que j'avais l'habitude d'acheter en plants comme les courges ou les laitues d'été et d'en cultiver de nouvelles à partir de graines. Malheureusement, l'offre en matière de semences potagères est assez réduite dans les jardineries classiques et on n'y trouve pas celles qui sont originales. Quant aux sites spécialisés, ils offrent certes un choix assez large mais leurs prix sont élevés


C'est finalement chez Astuces au potager (Moestuinweetjes pour la version néerlandophone) aux Pays Bas dont la longue tradition horticole est bien connue que j'ai trouvé les semences de légumes destinées aux récoltes d'été et d'automne. Astuces au potager c'est d'abord un site de jardinage très complet. Il contient plus d'une cinquantaine de fiches détaillées sur la culture des légumes, des check lists fort utiles qui récapitulent les semis pour chaque période de l'année et des articles instructifs dans lesquels Tom, un des fondateurs dont la passion pour le jardinage au naturel et le vrai goût des légumes est réjouissante, partage sa pratique et donne des conseils pour réussir son potager. Il nous livre aussi bien des astuces pour  la culture des aubergines que des articles sur le paillage, les fleurs au potager ou la culture en carrés. C'est une vraie mine d'informations dont le ton personnel et chaleureux  tranche avec le style journalistique froid et anonyme de bien des sites de jardinage.


La boutique, accessible par un onglet, propose une gamme de semences potagères et florales (notamment biologiques) bien fournies. Elle dispose de  plus de 200 variétés de légumes, 73 sortes d'aromatiques et de près de 80 espèces de semences de fleurs, de engrais verts et de graines à germer, le tout à des tartis très abordables. Nul doute que le jardinier y trouvera son bonheur


Elle propose aussi  du matériel divers, des serres et des tunnels, des outils manuels pour le travail du sol, des engrais organiques et ce qui est nécessaire à la protection des cultures mais aucun gadget ni produit phytosanitaire, un parti pris de respect de la nature en accord avec mes principes de jardinier.


J'ai choisi un kilo de semences de Corne de gatte pour sa saveur exquise proche de celle de la ratte., des courges, le potiron rouge vif d'Etampes et la courge musquée de Provence que j'ai cultivée avec bonheur l'an dernier, la bette à couper Lucullus aux belles feuilles blondes qu'il est impossible de trouver dans les circuits traditionnels de distribution, la laitue grosse blonde paresseuse, le chou palmier noir de Toscane qui aura sa place aussi dans les massifs en, compagnie du tagete pumila orange  et le chou frisé Westlandsel Herfst.




Un grand merci à Tom pour la richesse de son site que je recommande à tous les jardiniers  et aussi pour la variété des semences proposées.



© Ma Planète Jardin,04/2018

vendredi 13 avril 2018

La lunaire, une bisannnuelle à la jolie floraison mauve qui aime se ressemer


Très cultivée dans les jardins d'antan et encore appréciée de nos jours pour la confection de bouquets secs, la lunaire appelée aussi monnaie du pape occupe depuis toujours ou presque une place dans les massifs printaniers de mon jardin. A la vérité, les résultats étaient plutôt décevants tant que je m'obstinais à semer en terrine ou en pépinière des graines du commerce ou des semences récupérées sur des plantes montées à graine .


Certes, toutes les graines germaient et les plants poussaient et fleurissaient mais ils restaient chétifs et jamais je n'arrivais à composer de grandes taches fleuries. Lassé d'être privé d'une floraison opulente, j ai fini par changer de stratégie. Le résultat est à la hauteur de mes attentes. Pour la première fois les plantes se sont bien développées. Certaines dépassent les 80cm de haut et leur floraison violet foncé qui n'est pas sans rappeler celle d'une autre crucifère que j'affectionne, la julienne des dames, apporte beaucoup de couleur et de charme aux massifs fleuris de cette mi-avril parfois bien grise.


J'apprécie beaucoup ses feuilles large en forme de coeur dont le bord est denté dont la teinte d'un vert assez tendre s'accorde avec toutes les autres nuances de couleurs. Les fleurs à quatre pétales violet foncé sont petites mais groupées en panicules assez denses au bout de tiges fines qui continuent à s'allonger pendant la floraison.


Les fruits qui succèdent aux fleurs sont d'abord verts puis rougissent avant de brunir à maturité. Je laisse les plantes sécher puis en juin j'arrache celle qui libèreront la place pour le décor estival et extrais les graines des  fameuses siliques translucides  à l'aspect nacré et argenté qui servent pour les bouquets secs et  je les sème en place. J'en laisse quelques-unes sur les bords du massif où elles n'empiètent pas sur les annuelles qui fleurissent en été. J'ai procédé ainsi dans le massif sud-ouest et c'est précisément là que les lunaires sont  les plus belles.

Elles forment un groupe imposant au pied du forsythia.


D'autres sont installées au pied de l'amélanchier.



 Elles accompagnent aussi les première tulipes Princesse Irène.


Dans la massif des quatre saisons des plants semés en pépinière ont fleuri mais  cette fois-ci je prendrai la précaution de les semer en place pour obtenir des sujets plus vigoureux. Quant la nature est plus experte que le jardinier, il faut laisser faire.  Avec les myosotis et les tulipes Triomphe le mariage est réussi. J'aurai soin aussi de transplanter les semis spontanés qui apparaissent aux quatre coins du jardin grâce au vent et aux oiseaux, ils sont souvent fort beaux.


Une bien belle fleur de printemps aux moeurs un rien sauvages qu'il convient de respecter.

© Ma Planète Jardin, 04/2017

samedi 7 avril 2018

Un mirabellier à la floraison ornementale


Autrefois bien présents au fond de mon potager les arbres fruitiers installés au fil du temps ont peu à peu disparu. Ils ne se sont jamais vraiment acclimatés, sont restés chétifs et n'ont que très peu produit. Les deux pêchers, l'abricotier et le prunier reine-claude ont donc été sacrifiés sans état d'âme. Le seul survivant est un mirabellier dont la vigueur et la générosité n'en finissent pas de me surprendre.


Je l'ai planté en même temps que tous les autres mais lui a su s'imposer et devenir un fruitier digne de ce nom. Depuis quelques jours, ses branches sont recouvertes sur quasiment toute leur longueur de merveilleux bouquets de fleurs blanches simples aux étamines saillantes qui rappellent celles d'autres Rosacées.



Je l'ai planté pour ses délicieuses mirabelles de Nancy mais je dois reconnaître que le spectacle de son abondante et élégante floraison printanière est tout à fait charmant. Je ne me souviens pas de l'avoir vu porter autant de fleurs depuis sa plantation il y a une douzaine d'années. En ce début de printemps; il devient un peu la sentinelle de la partie arrière du jardin et je peux l'admirer depuis les fenêtres. A mes yeux, cette floraison blanche très élégante n'a pas grand-chose à envier à celles des pruniers, des pommiers ou des poiriers d'ornement. 



Je ne m'explique pas qu'il soit devenu si beau étant donné les conditions difficiles dans lesquelles il prospère. Situé dans la zone du potager où le sol est le plus sec et le plus superficiel, il est coincé entre des thuyas et une haie de lauriers qui grignotent peu à peu la terre mais il pousse envers et contre tout.



Il n'est ni arrosé, ni fertilisé, ni traité et il n'y a pas dans le voisinage de variétés pollinisatrices, ce qui ne l'empêche pas les bonnes années (ce prunier partiellement auto-fertile est sujet à l'alternance chez moi) d'offrir 30 à 40kg de mirabelles qui servent à confectionner de savoureux desserts et qui se conservent selon des recettes très simples (elles seront présentées en temps voulu). La taille légère  (j'y reviendrai) que j'applique juste après la récolte tous les deux ou trois ans joue certainement aussi un rôle de même que les pieds de tanaisie plantés sous sa ramure.



Hélas, les caprices du ciel ruinent parfois les espoirs du jardinier. Ce fut le cas l'an passé. Les fortes gelées du mois d'avril ont détruit une grande partie des tout jeunes fruits en formation. La récolte fut mince mais néanmoins très appréciée



Qui sait si l'extrême douceur de ces derniers jours se prolongera assez pour que la fructification se déroule normalement. Si tel est le cas, la récolte qui chez moi intervient fin août pourrait battre des records.



Gageons que cette année mon attente sera comblée.

© Ma Planète Jardin, 04/2018

vendredi 16 mars 2018

L'hellébore noir ( helleborus niger), une vivace capricieuse à planter au bon endroit


Dans mon jardin, les hellébores d'Orient fleurissent depuis de longues années avec une grande générosité sans autres soins qu'un toilettage annuel effectué en mai (clic ici). Ces vivaces d'exception toujours fleuries de janvier à avril sont indispensables pour égayer sans effort les massifs pendant la période la plus creuse de l'année. Je ne saurais en dire autant de la vraie rose de Noël, l'hellébore noir (helleborus niger), qui est de mon point de vue le plus difficile de tous à réussir tant il se montre capricieux.


Longtemps, les trois sujets  installés dans la partie la plus fertile et la plus protégée du soleil estival ne me donnèrent que quelques rares fleurs au début de janvier. Restait ensuite un bouquet de feuilles sans intérêt. L'incompréhension était d'autant plus grande que les touffes d'hellébores d'Orient, elles, prenaient une belle ampleur au fil du temps et que leur floraison devenait de plus en plus abondante. Une de ces singulières énigmes auxquelles le jardiner amateur est souvent confronté.


Lassé de son éternelle résistance, j'ai décidé en septembre dernier de déplacer une touffe moribonde tout en sachant pertinemment que les hellébores n'aiment guère être déplacés. Il ne restait qu'une feuille et un fragment de souche muni de racines, la reprise me semblait compromise.


La belle au caractère fantasque n'a montré par la suite aucun signe de croissance et je dois dire que je l'ai complètement oubliée jusqu'à ce que dans les derniers jours de décembre une bonne quinzaine de grandes fleurs apparaissent subitement. Leurs tiges sont assez hautes pour admirer les fleurs depuis la terrasse. Elles ont tenu très longtemps et ont ensuite été relayées par une deuxième puis une troisième vague de fleurs dont je profite en ce moment si bien que depuis deux mois et demi la floraison est ininterrompue, un phénomène auquel je ne m'attendais pas.




Comment ne pas succomber à l'élégance et la beauté toute simple de ces corolles opulentes blanc pur dont le coeur vert sert d'écrin à de magnifiques étamines dorées ? Les fleurs en passant prennent une teinte rosée puis deviennent vertes quand elles sont fanées. Elles restent alors décoratives ce qui explique en partie pourquoi je les ai conservées, en fait je voudrais aussi que la plante ressème. 


J'ai enfin compris les exigences de cet hellébore européen : un sol frais et humifère et de l'ombre en suffisance. Pour obtenir ce résultat, il m'a fallu l'installer au pied de la spirée Anthony Waterer située dans le massif des quatre saisons exposé au nord-est. Ses feuilles enrichissent le sol en automne depuis des années et elle lui procure l'ombre dont il a besoin. Quoique calcicole, il n'est pas gêné par les aiguilles de pin disposées au pied du camelia blanc situé tout contre lui. Malgré la présence de plantes indésirables (lamier pourpre et orties) qui pullulent dans ce substrat riche en matière organique et la concurrence d'indélogeables hémérocalles, il a su s'imposer. A l'automne prochain je ne manquerai pas de lui adjoindre l'autre pied qui me reste pour profiter d'un spectacle encore plus beau.



Un vrai retour en grâce pour cette petite merveille que j'avais fini par prendre en grippe.



© Ma Planète Jardin, 03/2018

mardi 30 janvier 2018

Une récolte hivernale de chou romanesco généreuse et inattendue



Durant la période hivernale, je ne me rends guère dans mon potager sauf pour y récolter quelques salades  comme la  délicieuse chicorée cornet de Bordeaux ou de la mâche. Cette année, la culture de chicorée est presque réduite à néant. Les plants, fort beaux en septembre, ont brutalement bruni, se sont desséchés et ont disparu en quelques jours. Les survivants n'ont pu atteindre leur taille normale en raison du manque de pluie de cet automne, la récolte est donc maigre.


Heureusement, cette déception est largement compensée par résultats surprenants du chou romanesco un légume que je récolte le plus souvent d'octobre à novembre. Repiqué au tout début juillet en même temps que les choux-fleurs, qui eux ont produit normalement, il aurait dû donner des pommes en octobre mais malgré mes efforts seules des feuilles d'une taille impressionnante se sont développées.

Durant les semaines chaudes et sèches que ma région a connues en octobre, j'ai pris soin de les arroser et de doucher le feuillage colonisé par une nuée de mouches blanches promptes à en sucer la sève. Novembre et décembre sont passés et j'ai laissé les plants en place pensant que le gel allait les détruire. Ils ont résisté à -6° tout comme aux pluies intenses de ces derniers temps.

De manière tout à fait inattendue, tous se sont mis à pommer dans le courant du mois de janvier et à m'offrir régulièrement de jolies têtes à la forme pyramidale et spiralée très graphique dont le goût est incomparable. Dans des conditions plus favorables, j'imagine qu'elles se seraient formées plus vite et surtout qu'elles auraient été plus volumineuses mais le jardinier est malgré tout bien payé de sa peine.


Je ne manquerai pas  de réserver l'an prochain un emplacement de choix a ce chou à la saveur si douce. Je le sèmerai au printemps comme je l'ai fait l'an passé en ayant soin de lui apporter un peu plus de potasse organique pour favoriser le grossissement des pommes. Gageons que que cette fois la variété méritera bien son nom, à savoir Romanesco Précoce (!). J'aurai l'occasion d'y revenir.



Seul petit bémol, je ne sais que faire des feuilles qui servent encore de gîte à d'indestructibles aleurodes que ni le gel ni les pluies torrentielles n'ont réussi à éradiquer. Je vais devoir les entasser dans un coin du potager jusqu'à leur complète décomposition, ne pouvant les incorporer en l'état au compost. Puissent les micro-organismes du sol bien faire leur travail et priver de nourriture ces parasites d'ici le printemps. Par chance, il y a aussi quelques auxiliaires précieux qui assistent le jardinier parfois bien démuni face aux assauts des ravageurs.


 
© Ma Planète Jardin, 01/2018