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mercredi 7 novembre 2018

'Mariesii', une viorne de Chine à la parure automnale flamboyante


La très grande sécheresse de l'été et d'une partie de l'automne a beaucoup fait souffrir les viornes de Chine (viburnum plicatum) du jardin. En ce début novembre, Summer Snowflake et Watanabe ont une piètre allure, elles ont perdu bien avant l'heure une grande partie de leur feuillage et les feuilles qui restent affichent une couleur noire peu esthétique. Elles s'en remettront cette fois encore. Mariesii en revanche, à mon sens une des plus belles, a pu moyennant quelques soins revêtir sa magnifique parure automnale.

Très sensible à la sécheresse, il lui est souvent arrivé de perdre entièrement tout son feuillage pendant l'été et de n'être plus qu'un pauvre squelette quand arrive novembre. Pour épargner son feuillage, je l'ai arrosée modérément mais très régulièrement en août et en septembre. Ce semblant de fraîcheur a suffi à prévenir tout risque de stress hydrique et très peu de feuilles sont tombées.

Depuis une dizaine de jours le viburnum mariessi, ragaillardi par des pluies abondantes, rougeoie et s'embrase de plus en plus. Le spectacle sera de courte durée car la chute des feuilles (tout à fait normale et de saison) s'accélère sous l'effet des bourrasques. Elles resteront au pied de l'arbuste  et enrichiront le sol.

 
Les teintes du feuillage deviennent profondes évoluant vers des nuances bordeaux, pourpres voire violettes. Certaines feuilles prennent une coloration dorée qui fait encore ressortir les teintes sombre de l'ensemble.

Même un jour comme aujourd'hui, très gris et sans lumière, sa couleur s'impose parmi les feuillages encore verts des autres arbustes. Son port étagé se remarque autant qu'au printemps lorsque ses branches très étalées sont parsemées de belles inflorescences blanches.

 
De tous les viburnums que je possède (une diazine de variétés),  il est le seul à avoir droit à cette petite attention durant la période estivale. critique. Il rend au centuple le peu qu'on lui donne car il ne demande aucune taille, aucun nettoyage ni aucun engrais. Il ne connait ni maladie ni parasite, ce qui n'est pas le cas de la charmante boule de neige souvent colonisée par des pucerons.


C'est en somme un bijou à plusieurs facettes qui se découvrent au fil des saisons. Quand il se sera éclipsé pour entrer en repos,c'est un autre viburnum qui égaiera la partie sud du jardin, la viorne de Burkwood aux magnifiques tons orangés.


© Ma Planète Jardin, 11/2018

mardi 16 octobre 2018

'Ideal' et 'Monte Cassino', un duo d'asters à petites fleurs tardif mais très décoratif


Passée la mi-octobre, la floraison des asters commence souvent à décliner dans mon jardin et cette année ne fait pas exception à la règle. Les grands asters de la Nouvelle-Angleterre dont certains commencent à fleurir dès les premiers jours de septembre sont presque tous fanés. Il en va de même pour l'aster novi-belgii 'Dauerblau' qui a offert de longues semaines durant de magnifiques fleurs d'un bleu profond et la plupart des aster ericoides ont aussi perdu beaucoup de leur éclat. Heureusement deux variétés tardives d'asters à petites fleurs permettent encore d'égayer les massifs en attendant que s'épanouissent les chrysanthèmes. 


L'aster pringlei 'Monte Cassino' associé à l'aster cordifolius 'Ideal' forment un très bel ensemble dont la floraison quoique très délicate et semblable à un nuage de petits fleurs à coeur jaune et rose crée un véritable effet de masse dans le  massif qui longe le potager. Ils sont pourtant installés sur le devant, là où la terre est la plus pauvre et dans la zone envahie par le miscanthus sur lequel je vais intervenir en novembre. Ils arrivent à eux deux à occuper un espace d'1,30m de haut et de large.


Depuis une bonne semaine, ces deux asters aux feuillage d''une grande beauté (en forme de coeur pour 'Ideal', de fines lanières rappelant l'asparagus pour 'Monte Cassino') sont bien fleuris et il me semble même que  'Monte Cassino' n''a ps encore atteint son apogée. L'ensoleillement excessif de l'été, la sécheresse et les fortes chaleurs n'ont eu absolument aucune incidence sur leur feuillage qui est resté intact. Quant à la la floraison, je ne l'espérais pas aussi belle. 'Ideal' (que je présenterai en détail l'automne prochain) est planté depuis novembre 2014 et 'Monte Cassino' revient fidèlement  depuis 5 ans. Je ne taille son feuillage qu'en mars pour le protéger du froid.


Leurs petites fleurs blanches et bleu pale qui résistent magnifiquement à la pluie se marient très bien et attirent le regard depuis la terrasse. Tout en légèreté, ces deux merveilles ne s'effondrent pas et il n'est pas nécessaire de les tuteurer. Dès que le miscanthus aura été réduit à des dimensions plus raisonnables, je leur associerai de nouveau l'aster 'Little Carlow' (ou plus exactement une partie de la souche qui est plantureuse) ainsi que les deux autres asters cordifolius 'Blue Heaven' et 'Silver Spray' qui eux végètent à leur emplacement actuel et si la place libérée par la monstrueuse graminée le permet, j'ajouterai des éclats prélevés sur 'Monte Cassino' et 'Ideal'. 



Comme on le voit sur la photo, quelques fragments enracinés  fleurissent beaucoup au bout de deux ans.




Deux splendides  variétés qui permettent de prolonger en beauté la saison des asters qui restent une des mes fleurs préférées.



© Ma Planète Jardin,  10/2018

lundi 8 octobre 2018

'Schneegitter', un aster ericoides très résistant à la chaleur et à la sécheresse


Autrefois occupée par des vivaces à priori sans souci et solides, la bordure du grand massif qui marque la limite nord-est du jardin a lentement mais sûrement périclité à la suite de plusieurs étés chauds et très secs, une situation qui semble devenir la norme. J'ai ajouté de la terre mais rien n'y a fait. Les rudbeckias fulgida, les agastaches et les echinaceas, si beaux il y a une dizaine d'années, n'ont pu s'y maintenir. Je les ai remplacés par des penstemons qui ont réussi à y survivre sans jamais beaucoup fleurir. La bordure est exposée au soleil brûlant de l'après midi et la terre y est toujours très sèche.


C'est tout à fait par hasard que j'ai fini par trouver l'espèce idéale pour ce genre de situation, l'aster ericoides Schneegitter dont je n'avais au départ (voilà 3 ans) qu'un seul godet. Installé initialement en compagnie des anémones du Japon, il faisait face à l'hortensia Annabelle avec lequel il formait un  joli duo. En deux saisons, il s'était considérablement étoffé si bien que j'en ai prélevé de nombreux éclats qui ont pris place dans la bordure aride du massif nord-est sur une longueur de 4 mètres environ.



L'an dernier déjà, la floraison fut belle mais cette année elle est extrêmement généreuse et pour tout dire magnifique. Depuis une bonne semaine, les tiges graciles et très ramifiées teintées de rouge sont presque entièrement recouvertes d'une myriade de petites marguerites blanc pur à coeur doré d'une grande délicatesse. Comme son nom allemand le suggère, il évoque réellement un fin grillage (Gitter en allemand) sur lequel s'accrocheraient de petits flocons de neige (Schnee en allemand).


Son feuillage  lancéolé et un peu plus large à la base , devient très fin au sommet des tiges. Il n'a absolument pas souffert au cours de cet été si chaud et si sec, il reste pimpant et tout à fait sain et ce ne sont pas les quelques arrosages modérés qu'il a reçus qui expliquent sa vitalité. Il prend avec éclat des heliopsis scabra qui ont fleuri tout l'été, un vivace elle aussi très endurante. 



Ce très bel aster créé par le grand obtenteur allemand  Karl Foester en 1968 est certes très vigoureux, il forme très vite des touffes denses et dressées qui chez moi font 1,10m de haut. Il s'étend mais sans jamais être envahissant et on peut parfaitement le contenir voire même l'éradiquer si on le souhaite ce qui est tout à fait impossible avec l'aster ericoides sauvage qui a fait son retour ici et là dans mes massifs malgré tous mes efforts.Schneegitter drageonne un peu mais sans lancer ses rejets loin de la souche.


Depuis qu'il est en pleine floraison il n'est pas seulement au centre de l'attention du jardinier, de très nombreux bourdons et abeilles viennent butiner ses fleurs (nos amis allemand le qualifient de Bienenweide, littéralement de prairie mellifère). Il fait partie d'un des préférés des bourdons qui aiment aussi beaucoup d'autres asters à petites fleurs  comme Little carlow, Ideal ou Monte Cassino (qui forment en ce moment un duo inattendu mais superbe que j'aurai l'occasion de présenter sous peu).


Increvable, très florifère tout en étant simple à maîtriser, c'est un aster idéal pour fleurir aisément l'arrière-saison même quand elle est aussi difficile que celle que nous vivons en ce moment.


© Ma Planète Jardin, 10/2018

mardi 2 octobre 2018

Une taille légère pour stimuler la floraison des gauras en automne


Tout comme les grands sedums, le gaura de Lindheimer fait partie des rares vivaces qui sont superbes par tous les temps. Ils ont juste besoin d'une terre drainée et d'une situation ensoleillée pour donner  le meilleur d'eux-mêmes. Cette année encore, ceux de mon jardin ont contribué à égayer le grand massif qui longe la potager. Plantés à l'avant du massif où le remblai se mêle à une terre maigre, ils ont été magnifiques, se jouant totalement de la sécheresse qui pouvait fragiliser d'autres espèces.


Ils ne réclament aucun entretien à part une taille des tiges sèches à la fin de l'hiver. Certains sujets ont près de 15 ans ans, une longévité due certainement au fait que le sol ne retient jamais l'humidité de manière excessive en hiver. Leur floraison d'une incroyable légèreté  et d'un charme tout à fait champêtre commence en juin et se termine fréquemment en novembre. Les petites fleurs blanches à quatre pétales de forme spatulée du coeur desquelles retombe une gerbe d'étamines blanche et or sont en tant que telles d'une grande beauté mais c'est réparties en grappes nombreuses le long de tiges fines et flexibles qui se balancent  au gré du vent qu'elles produisent le plus d'effet. Ce nuage de fleurs blanches qui évoque une nuée de papillons allège à la perfection les floraison plus massives comme les rudbeckias, les sedums ou les asters.


Pour profiter durant l'automne d'un aussi joli spectacle qu'en, juin, j'ai décidé cette année de tailler toutes les tiges qui à la mi-août ne portaient plus que quelques fleurs sans bien sûr toucher aux rameaux feuillus de la base. Une dizaine de jours après cette opération simplissime, de nouvelles tiges apparaissaient en dessous des coupes et de nouveaux épis de fleurs s'épanouissaient en nombre peu après.


Début septembre, la floraison était déjà bien belle.




En ces premiers jours d'octobre, les gauras sont couverts de fleurs et ils se marient à merveille aux floraisons automnales. Il forment grâce à cette taille un buisson assez compact et ils ne débordent plus du massif comme ils avaient tendance à le faire avant. Ils n'ont jamais été arrosés et les 20 millimètres de pluie tombés sur le jardin depuis la mi-juillet leur ont amplement suffi pour refleurir avec une grande générosité.


Je songe déjà à installer des semis spontanés devant la bordure d'asters ericoides Schneegitter qui fleurit en ce moment en remplacement de penstemons qui ne s'y plaisent pas. Le soleil de l'après- midi y est brûlant mais ce n'est pas de nature à gêner les gauras.




Une vivace très facile réussir qui s'avère être un merveilleux compagnon pour beaucoup d'espèces. A l"heure du changement climatique, son extrême sobriété devrait lui valoir un bel avenir dans les jardins.


© Ma Planète Jardin, 10/2018