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mardi 18 décembre 2018

Derniers travaux d'automne


Pour beaucoup de jardiniers la fin de l'automne n'est pas la meilleure période de l'année car leur petit coin de paradis perd momentanément une grande partie de son éclat et il présente forcément moins d'intérêt en hiver. Je ne fais certes pas exception à la règle mais je dois aussi reconnaître en toute franchise que les travaux de nettoyage que j'effectue entre la mi-novembre et le début de l'hiver officiel sont un moment agréable, qu'il s'agisse du nettoyage proprement dit ou des plantations. Rien de plus  plaisant  à me yeux que de contempler  le jardin lorsqu'il est prêt à affronter l'hiver. L'aspect visuel est net et çà et là les floraisons hivernales apportent quelques touches de couleurs.


Je commence toujours par tailler toutes les vivaces car la masse du feuillage grillé est vraiment inesthétique. Vient ensuite le tour des feuilles mortes qui sont compostées en tas mais aussi en place, notamment au pied des haies et dans les massifs. Elles nourrissent la terre et empêchent les mauvaises herbes de pousser.


Je poursuis ensuite par le nettoyage des rosiers dont les feuilles ont commencé à tomber très tôt cette année en raison de la très grande sécheresse de l'été et de l'arrière-saison. Il se pourrait que 4 ou 5 nouveaux sujets s'invitent parmi eux durant l'hiver.




C'est aussi le moment que je choisis pour diviser les vivaces, ainsi elles sont bien enracinées quand arrive le printemps. Je me suis enfin occupé du grand miscanthus Il me fut impossible de prélever des fragments sur le pourtour comme envisagé initialement. J'ai donc arraché l'ensemble de la souche, ce ne fut pas trop pénible grâce à la bêche Fiskars  Xact. Je l'ai divisé et j'ai replanté les éclats dans différents endroits. J'ai laissé à dessein les chaumes sur place pour qu'il fassent office de paillis. Les tiges seront taillées proprement au printemps.



La place libérée dans la plante bande mixte qui longe le potager a été comblée avec des éclats de deux superbes asters cordiflolius, Little Carlow et Ideal qui furent magnifiques cet automne. D'autres asters  leur seront associés au printemps.




J'ai également planté deux variétés anciennes de poirier qui, je l"espère; s'installeront aussi bien que le mirabellier si prodigue du potager.


Maintenant que le jardin est nettoyé les floraisons d'hiver ressortent bien, en particulier celle du mahonia Charity que je n'ai pas vu si fleuri depuis très longtemps. La taille de rajeunissement pratiquée il y a 6 ans (clic ici) lui a été profitable.



 Un bien joli spectacle qui fait vite oublier les affres de la sécheresse qui a sévi l'été dernier.


© Ma Planète Jardin, 12/2018

mardi 20 novembre 2018

Un liquidambar sauvé de la chlorose


Lorsque j'ai planté un liquidambar (ou copalme d'Amérique) il y a une dizaine d'années, je pensais que le sous-sol  très calcaire du jardin ne le mettrait pas trop en difficulté. Ce fut le cas jusqu'à l'année dernière. Il a poussé régulièrement pour atteindre près de 3m de haut tandis que son beau feuillage palmé décoratif en toute saison prenait une coloration rouge brique tout à fait remarquable. Jamais son pied n'est resté nu, j'ai pris la précaution du printemps à l'automne de le recouvrir d'un paillis constitué de tontes de gazon et de feuilles mortes. Cette matière organique l'a aidé à se développer en dépit des conditions de culture souvent cahotiques qui règnent dans mon jardin.

Malgré cela sa végétation fut très languissante l'an dernier et j'ai bien cru le perdre. Les feuilles sont restées petites et ne sont pas formées au sommet. Dès juillet elles montraient des signes de décoloration qui m'ont fait penser à la chlorose. Ces feuilles jaunes aux nervure restées vertes n'étaient vraiment pas du plus bel effet. Les racines du liquidambar devaient avoir plongé dans les couches profondes du sous-sol qui sont fortement alcalines.

En novembre de l'année dernière , j'ai disposé à son pied sur une surface de 50cm² une couche d'aiguilles de pin épaisse de 20cm que le grand pin noir fournit en abondance. Le résultat de ce paillis acidifiant qui a neutralisé les excès de calcaire fut visible en mai, les feuilles de belle taille étaient toutes d'un beau vert sombre et l'arbre pourtant planté en situation brûlante n'a pas souffert du tout de la sécheresse extrême ni des fortes chaleur de l'été.


Pendant de longues semaines il a arboré une splendide livrée automnale. En fait, je ne crois pas l'avoir vu aussi flamboyant depuis longtemps.


Il apporte beaucoup de couleur dans cette partie du jardin où les ifs taillés en topiaires dominent l'espace de leur silhouette imposante et un peu austère.


Contrairement à d'autres arbustes colorés en automne comme l'amélanchier ou les lagerstroemias le feuillage résiste très bien au vent.


Je lui associé le gingko biloba Autumn Gold que j'ai déplacé in extremis et qui s'est bien installé a son nouvel emplacement. J'espère pouvoir profiter dans deux ou trois ans d'un joli spectacle.



Quoi qu'il en soit, j'aurai soin de renouveler le paillis d'aiguilles pour préserver la vigueur et la beauté de mon liquidambar qui est réellement un des rois de l'automne.


© Ma Planète Jardin, 11/2018

mercredi 7 novembre 2018

'Mariesii', une viorne de Chine à la parure automnale flamboyante


La très grande sécheresse de l'été et d'une partie de l'automne a beaucoup fait souffrir les viornes de Chine (viburnum plicatum) du jardin. En ce début novembre, Summer Snowflake et Watanabe ont une piètre allure, elles ont perdu bien avant l'heure une grande partie de leur feuillage et les feuilles qui restent affichent une couleur noire peu esthétique. Elles s'en remettront cette fois encore. Mariesii en revanche, à mon sens une des plus belles, a pu moyennant quelques soins revêtir sa magnifique parure automnale.

Très sensible à la sécheresse, il lui est souvent arrivé de perdre entièrement tout son feuillage pendant l'été et de n'être plus qu'un pauvre squelette quand arrive novembre. Pour épargner son feuillage, je l'ai arrosée modérément mais très régulièrement en août et en septembre. Ce semblant de fraîcheur a suffi à prévenir tout risque de stress hydrique et très peu de feuilles sont tombées.

Depuis une dizaine de jours le viburnum mariessi, ragaillardi par des pluies abondantes, rougeoie et s'embrase de plus en plus. Le spectacle sera de courte durée car la chute des feuilles (tout à fait normale et de saison) s'accélère sous l'effet des bourrasques. Elles resteront au pied de l'arbuste  et enrichiront le sol.

 
Les teintes du feuillage deviennent profondes évoluant vers des nuances bordeaux, pourpres voire violettes. Certaines feuilles prennent une coloration dorée qui fait encore ressortir les teintes sombre de l'ensemble.

Même un jour comme aujourd'hui, très gris et sans lumière, sa couleur s'impose parmi les feuillages encore verts des autres arbustes. Son port étagé se remarque autant qu'au printemps lorsque ses branches très étalées sont parsemées de belles inflorescences blanches.

 
De tous les viburnums que je possède (une diazine de variétés),  il est le seul à avoir droit à cette petite attention durant la période estivale. critique. Il rend au centuple le peu qu'on lui donne car il ne demande aucune taille, aucun nettoyage ni aucun engrais. Il ne connait ni maladie ni parasite, ce qui n'est pas le cas de la charmante boule de neige souvent colonisée par des pucerons.


C'est en somme un bijou à plusieurs facettes qui se découvrent au fil des saisons. Quand il se sera éclipsé pour entrer en repos,c'est un autre viburnum qui égaiera la partie sud du jardin, la viorne de Burkwood aux magnifiques tons orangés.


© Ma Planète Jardin, 11/2018

mardi 16 octobre 2018

'Ideal' et 'Monte Cassino', un duo d'asters à petites fleurs tardif mais très décoratif


Passée la mi-octobre, la floraison des asters commence souvent à décliner dans mon jardin et cette année ne fait pas exception à la règle. Les grands asters de la Nouvelle-Angleterre dont certains commencent à fleurir dès les premiers jours de septembre sont presque tous fanés. Il en va de même pour l'aster novi-belgii 'Dauerblau' qui a offert de longues semaines durant de magnifiques fleurs d'un bleu profond et la plupart des aster ericoides ont aussi perdu beaucoup de leur éclat. Heureusement deux variétés tardives d'asters à petites fleurs permettent encore d'égayer les massifs en attendant que s'épanouissent les chrysanthèmes. 


L'aster pringlei 'Monte Cassino' associé à l'aster cordifolius 'Ideal' forment un très bel ensemble dont la floraison quoique très délicate et semblable à un nuage de petits fleurs à coeur jaune et rose crée un véritable effet de masse dans le  massif qui longe le potager. Ils sont pourtant installés sur le devant, là où la terre est la plus pauvre et dans la zone envahie par le miscanthus sur lequel je vais intervenir en novembre. Ils arrivent à eux deux à occuper un espace d'1,30m de haut et de large.


Depuis une bonne semaine, ces deux asters aux feuillage d''une grande beauté (en forme de coeur pour 'Ideal', de fines lanières rappelant l'asparagus pour 'Monte Cassino') sont bien fleuris et il me semble même que  'Monte Cassino' n''a ps encore atteint son apogée. L'ensoleillement excessif de l'été, la sécheresse et les fortes chaleurs n'ont eu absolument aucune incidence sur leur feuillage qui est resté intact. Quant à la la floraison, je ne l'espérais pas aussi belle. 'Ideal' (que je présenterai en détail l'automne prochain) est planté depuis novembre 2014 et 'Monte Cassino' revient fidèlement  depuis 5 ans. Je ne taille son feuillage qu'en mars pour le protéger du froid.


Leurs petites fleurs blanches et bleu pale qui résistent magnifiquement à la pluie se marient très bien et attirent le regard depuis la terrasse. Tout en légèreté, ces deux merveilles ne s'effondrent pas et il n'est pas nécessaire de les tuteurer. Dès que le miscanthus aura été réduit à des dimensions plus raisonnables, je leur associerai de nouveau l'aster 'Little Carlow' (ou plus exactement une partie de la souche qui est plantureuse) ainsi que les deux autres asters cordifolius 'Blue Heaven' et 'Silver Spray' qui eux végètent à leur emplacement actuel et si la place libérée par la monstrueuse graminée le permet, j'ajouterai des éclats prélevés sur 'Monte Cassino' et 'Ideal'. 



Comme on le voit sur la photo, quelques fragments enracinés  fleurissent beaucoup au bout de deux ans.




Deux splendides  variétés qui permettent de prolonger en beauté la saison des asters qui restent une des mes fleurs préférées.



© Ma Planète Jardin,  10/2018