Pour ne plus être importuné par des publicités intempestives, actualisez la page lors de votre première visite.

mardi 22 mai 2018

Quand le (dys)fonctionnement du blog joue un mauvais tour à son auteur


En près de 9 ans de publications sur Blogger, jamais je n'ai eu de problème avec cette plate-forme de blogging. Elle est simple à utiliser et les bugs restent très rares. Malheureusement certains changements en apparence anodins qui ont échappé à ma vigilance ont sérieusement mis à mal l'idée que je me faisais du sens et de l'intérêt d'un blog.


Depuis un temps indéterminé, Blogger ne signale plus la présence de commentaires en attente de modération ce qui était pourtant très pratique. Je n'ai pas eu le réflexe d'ouvrir la rubrique pendant des mois et ce n'est que hier que je l'ai fait incidemment. Las ! Il y avait de nombreux commentaires qui auraient dû  être publiés depuis longtemps et des questions qui auraient dû recevoir une réponse depuis très longtemps aussi. Je dois faire amende honorable, une vérification systématique était de mise. Quand la technique prend le pas sur la réflexion, cela ne peut que conduire à de tels incidents.


Tous les commentaires on été publiés et les réponses données avec, je le crains, bien trop de retard. Le partage mais aussi l'échange sont indissociables du blog, je prendrai donc soin de consulter régulièrement commentaires et  questions posés par mes visiteurs. Qu'ils  veuillent bien m'excuser et continuer à suivre malgré tout mes aventures jardinières. Daigne également Blogger /Google rétablir le signalement des commentaires en attente de modération, une fonctionnalité des plus précieuses.


Pour ne pas rester sur une note négative et convoquer un peu le jardin voici deux vidéos consacrées aux roses 2018 qui commencent à embellir le jardin. La première présente le grand massif de rosiers qui longe le chemin. On y voit par ordre d'apparition Trier, superbe cette année, Narrow Water, décidément trop chétif, Sally Holmes, Rugelda (un rosier Kordes de 3 ans plein de vigueur), Westerland (un peu dégarni, il devra être rabattu sévèrement), Sourire d'Orchidée, déjà bien fleuri et merveilleusement parfumé, Reine Lucia, Postillion, Mutabilis et enfin Lavender Dream. Cette partie du jardin est une de mes préférées au printemps.


La deuxième  montre le massif qui marque la limite sud du jardin. Les premières roses de Ghislaine de Féligonde commencent à éclore, City of York, mon premier grimpant, est en pleine floraison et embaume, Pink Cloud  et Cecile Brunner Clg le seront sous peu.



 © Ma Planète Jardin, 05/2018

vendredi 18 mai 2018

Schöne vom See, un rosier Kordes à la floraison précoce et très généreuse


Passée la mi-mai, nombre des rosiers de mon jardin commencent à fleurir sporadiquement mais jusqu'alors seuls les hybrides de rugosa comme Roseraie de l'Haÿ et Thérése Bugnet étaient pleinement épanouis à cette période. Ce printemps, un autre rosier planté en janvier 2015  joue les vedettes dans le massif sud-est où sa floraison abondante à la teinte chaude attire le regard. Un vrai tour de force dans mon jardin où les rosiers mettent plusieurs années avant de bien s'implanter.


Crée par W.Kordes' Söhne et dédié au centenaire de la pépinière Wörlein située à Ammersee, Schöne vom See (la Belle du lac en français) est un rosier à massif au port compact et touffu de 90 cm et de 60cmde large, des dimensions qu'il atteint déjà chez moi. Les boutons pointus où le jaune se mêle à l'orange s'ouvrent en roses opulentes dont les nombreux pétales(35 à 40) un peu ébouriffés et  disposés en quartiers arborent un coloris abricot très lumineux qui se nuance progressivement de rose et de saumon et ressortent bien sur le feuillage fourni d'un joli ver brillant.




Leur parfum est vraiment très léger mais leur charme rappelle indéniablement les roses anciennes, en particulier le sublime hybride de Moschata Buff Beauty que j'aime énormément. Pour mettre Schöne vom See davantage en valeur, il faudra que je lui associe des fleurs bleues comme des campanules à feuilles de pêcher qui se multiplient toutes seules dans mon jardin.


Schöne vom See est très remontant jusqu'aux gelées même s'il na pas été taillé et il n'a pas besoin d'être nettoyé après chaque floraison pour refleurir. Les fleurs fanées chutent d'elles- mêmes et de nouveaux boutons apparaissent juste au-dessous. Très robuste, il n'est pas sensible au marsonia ni à la rouille et comme beaucoup de rosiers Kordes il résiste bien à la chaleur et à la sécheresse.



Récompensé à la Rose d'or de Baden-Baden en Allemagne en 2012 et au Concours  international des roses d'Orléans (également distingué par la Rose d'or) en 2015, ce magnifique rosier est à coup sûr une valeur sûre pour les jardins d'aujourd'hui. Si je pouvais agrandir le mien, je le planterai sans aucun doute en groupe pour admirer encore mieux sa beauté.




D'ici quelques jours, un autre rosier Kordes aux  origines bien plus anciennes sera sur le devant de la scène et je ne manquerai pas de lui consacrer un article tant sa nature est généreuse.


© Ma Planète Jardin, 05/2018

jeudi 19 avril 2018

Des semences et des plants de pomme de terre de chez Astuces au potager (Moestuinweetjes)


Contre toute attente, la plupart de semis effectués au potager au cours de la saison dernière ont donné d'excellents résultats. Ce fut le cas pour les choux-fleurs et les choux romanesco qui furent semés en pépinière fin mai puis repiqués début juillet. Malgré la sécheresse la récolte fut belle et la dégustation agréable. Jamais je n'avais cultivé de chou-fleur et il me sembla en découvrir la saveur authentique. Encouragé par ce succès, j'ai décidé cette année de semer certaines variétés de légumes que j'avais l'habitude d'acheter en plants comme les courges ou les laitues d'été et d'en cultiver de nouvelles à partir de graines. Malheureusement, l'offre en matière de semences potagères est assez réduite dans les jardineries classiques et on n'y trouve pas celles qui sont originales. Quant aux sites spécialisés, ils offrent certes un choix assez large mais leurs prix sont élevés


C'est finalement chez Astuces au potager (Moestuinweetjes pour la version néerlandophone) aux Pays Bas dont la longue tradition horticole est bien connue que j'ai trouvé les semences de légumes destinées aux récoltes d'été et d'automne. Astuces au potager c'est d'abord un site de jardinage très complet. Il contient plus d'une cinquantaine de fiches détaillées sur la culture des légumes, des check lists fort utiles qui récapitulent les semis pour chaque période de l'année et des articles instructifs dans lesquels Tom, un des fondateurs dont la passion pour le jardinage au naturel et le vrai goût des légumes est réjouissante, partage sa pratique et donne des conseils pour réussir son potager. Il nous livre aussi bien des astuces pour  la culture des aubergines que des articles sur le paillage, les fleurs au potager ou la culture en carrés. C'est une vraie mine d'informations dont le ton personnel et chaleureux  tranche avec le style journalistique froid et anonyme de bien des sites de jardinage.


La boutique, accessible par un onglet, propose une gamme de semences potagères et florales (notamment biologiques) bien fournies. Elle dispose de  plus de 200 variétés de légumes, 73 sortes d'aromatiques et de près de 80 espèces de semences de fleurs, de engrais verts et de graines à germer, le tout à des tartis très abordables. Nul doute que le jardinier y trouvera son bonheur


Elle propose aussi  du matériel divers, des serres et des tunnels, des outils manuels pour le travail du sol, des engrais organiques et ce qui est nécessaire à la protection des cultures mais aucun gadget ni produit phytosanitaire, un parti pris de respect de la nature en accord avec mes principes de jardinier.


J'ai choisi un kilo de semences de Corne de gatte pour sa saveur exquise proche de celle de la ratte., des courges, le potiron rouge vif d'Etampes et la courge musquée de Provence que j'ai cultivée avec bonheur l'an dernier, la bette à couper Lucullus aux belles feuilles blondes qu'il est impossible de trouver dans les circuits traditionnels de distribution, la laitue grosse blonde paresseuse, le chou palmier noir de Toscane qui aura sa place aussi dans les massifs en, compagnie du tagete pumila orange  et le chou frisé Westlandsel Herfst.




Un grand merci à Tom pour la richesse de son site que je recommande à tous les jardiniers  et aussi pour la variété des semences proposées.



© Ma Planète Jardin,04/2018

vendredi 13 avril 2018

La lunaire, une bisannnuelle à la jolie floraison mauve qui aime se ressemer


Très cultivée dans les jardins d'antan et encore appréciée de nos jours pour la confection de bouquets secs, la lunaire appelée aussi monnaie du pape occupe depuis toujours ou presque une place dans les massifs printaniers de mon jardin. A la vérité, les résultats étaient plutôt décevants tant que je m'obstinais à semer en terrine ou en pépinière des graines du commerce ou des semences récupérées sur des plantes montées à graine .


Certes, toutes les graines germaient et les plants poussaient et fleurissaient mais ils restaient chétifs et jamais je n'arrivais à composer de grandes taches fleuries. Lassé d'être privé d'une floraison opulente, j ai fini par changer de stratégie. Le résultat est à la hauteur de mes attentes. Pour la première fois les plantes se sont bien développées. Certaines dépassent les 80cm de haut et leur floraison violet foncé qui n'est pas sans rappeler celle d'une autre crucifère que j'affectionne, la julienne des dames, apporte beaucoup de couleur et de charme aux massifs fleuris de cette mi-avril parfois bien grise.


J'apprécie beaucoup ses feuilles large en forme de coeur dont le bord est denté dont la teinte d'un vert assez tendre s'accorde avec toutes les autres nuances de couleurs. Les fleurs à quatre pétales violet foncé sont petites mais groupées en panicules assez denses au bout de tiges fines qui continuent à s'allonger pendant la floraison.


Les fruits qui succèdent aux fleurs sont d'abord verts puis rougissent avant de brunir à maturité. Je laisse les plantes sécher puis en juin j'arrache celle qui libèreront la place pour le décor estival et extrais les graines des  fameuses siliques translucides  à l'aspect nacré et argenté qui servent pour les bouquets secs et  je les sème en place. J'en laisse quelques-unes sur les bords du massif où elles n'empiètent pas sur les annuelles qui fleurissent en été. J'ai procédé ainsi dans le massif sud-ouest et c'est précisément là que les lunaires sont  les plus belles.

Elles forment un groupe imposant au pied du forsythia.


D'autres sont installées au pied de l'amélanchier.



 Elles accompagnent aussi les première tulipes Princesse Irène.


Dans la massif des quatre saisons des plants semés en pépinière ont fleuri mais  cette fois-ci je prendrai la précaution de les semer en place pour obtenir des sujets plus vigoureux. Quant la nature est plus experte que le jardinier, il faut laisser faire.  Avec les myosotis et les tulipes Triomphe le mariage est réussi. J'aurai soin aussi de transplanter les semis spontanés qui apparaissent aux quatre coins du jardin grâce au vent et aux oiseaux, ils sont souvent fort beaux.


Une bien belle fleur de printemps aux moeurs un rien sauvages qu'il convient de respecter.

© Ma Planète Jardin, 04/2017

samedi 7 avril 2018

Un mirabellier à la floraison ornementale


Autrefois bien présents au fond de mon potager les arbres fruitiers installés au fil du temps ont peu à peu disparu. Ils ne se sont jamais vraiment acclimatés, sont restés chétifs et n'ont que très peu produit. Les deux pêchers, l'abricotier et le prunier reine-claude ont donc été sacrifiés sans état d'âme. Le seul survivant est un mirabellier dont la vigueur et la générosité n'en finissent pas de me surprendre.


Je l'ai planté en même temps que tous les autres mais lui a su s'imposer et devenir un fruitier digne de ce nom. Depuis quelques jours, ses branches sont recouvertes sur quasiment toute leur longueur de merveilleux bouquets de fleurs blanches simples aux étamines saillantes qui rappellent celles d'autres Rosacées.



Je l'ai planté pour ses délicieuses mirabelles de Nancy mais je dois reconnaître que le spectacle de son abondante et élégante floraison printanière est tout à fait charmant. Je ne me souviens pas de l'avoir vu porter autant de fleurs depuis sa plantation il y a une douzaine d'années. En ce début de printemps; il devient un peu la sentinelle de la partie arrière du jardin et je peux l'admirer depuis les fenêtres. A mes yeux, cette floraison blanche très élégante n'a pas grand-chose à envier à celles des pruniers, des pommiers ou des poiriers d'ornement. 



Je ne m'explique pas qu'il soit devenu si beau étant donné les conditions difficiles dans lesquelles il prospère. Situé dans la zone du potager où le sol est le plus sec et le plus superficiel, il est coincé entre des thuyas et une haie de lauriers qui grignotent peu à peu la terre mais il pousse envers et contre tout.



Il n'est ni arrosé, ni fertilisé, ni traité et il n'y a pas dans le voisinage de variétés pollinisatrices, ce qui ne l'empêche pas les bonnes années (ce prunier partiellement auto-fertile est sujet à l'alternance chez moi) d'offrir 30 à 40kg de mirabelles qui servent à confectionner de savoureux desserts et qui se conservent selon des recettes très simples (elles seront présentées en temps voulu). La taille légère  (j'y reviendrai) que j'applique juste après la récolte tous les deux ou trois ans joue certainement aussi un rôle de même que les pieds de tanaisie plantés sous sa ramure.



Hélas, les caprices du ciel ruinent parfois les espoirs du jardinier. Ce fut le cas l'an passé. Les fortes gelées du mois d'avril ont détruit une grande partie des tout jeunes fruits en formation. La récolte fut mince mais néanmoins très appréciée



Qui sait si l'extrême douceur de ces derniers jours se prolongera assez pour que la fructification se déroule normalement. Si tel est le cas, la récolte qui chez moi intervient fin août pourrait battre des records.



Gageons que cette année mon attente sera comblée.

© Ma Planète Jardin, 04/2018

vendredi 16 mars 2018

L'hellébore noir ( helleborus niger), une vivace capricieuse à planter au bon endroit


Dans mon jardin, les hellébores d'Orient fleurissent depuis de longues années avec une grande générosité sans autres soins qu'un toilettage annuel effectué en mai (clic ici). Ces vivaces d'exception toujours fleuries de janvier à avril sont indispensables pour égayer sans effort les massifs pendant la période la plus creuse de l'année. Je ne saurais en dire autant de la vraie rose de Noël, l'hellébore noir (helleborus niger), qui est de mon point de vue le plus difficile de tous à réussir tant il se montre capricieux.


Longtemps, les trois sujets  installés dans la partie la plus fertile et la plus protégée du soleil estival ne me donnèrent que quelques rares fleurs au début de janvier. Restait ensuite un bouquet de feuilles sans intérêt. L'incompréhension était d'autant plus grande que les touffes d'hellébores d'Orient, elles, prenaient une belle ampleur au fil du temps et que leur floraison devenait de plus en plus abondante. Une de ces singulières énigmes auxquelles le jardiner amateur est souvent confronté.


Lassé de son éternelle résistance, j'ai décidé en septembre dernier de déplacer une touffe moribonde tout en sachant pertinemment que les hellébores n'aiment guère être déplacés. Il ne restait qu'une feuille et un fragment de souche muni de racines, la reprise me semblait compromise.


La belle au caractère fantasque n'a montré par la suite aucun signe de croissance et je dois dire que je l'ai complètement oubliée jusqu'à ce que dans les derniers jours de décembre une bonne quinzaine de grandes fleurs apparaissent subitement. Leurs tiges sont assez hautes pour admirer les fleurs depuis la terrasse. Elles ont tenu très longtemps et ont ensuite été relayées par une deuxième puis une troisième vague de fleurs dont je profite en ce moment si bien que depuis deux mois et demi la floraison est ininterrompue, un phénomène auquel je ne m'attendais pas.




Comment ne pas succomber à l'élégance et la beauté toute simple de ces corolles opulentes blanc pur dont le coeur vert sert d'écrin à de magnifiques étamines dorées ? Les fleurs en passant prennent une teinte rosée puis deviennent vertes quand elles sont fanées. Elles restent alors décoratives ce qui explique en partie pourquoi je les ai conservées, en fait je voudrais aussi que la plante ressème. 


J'ai enfin compris les exigences de cet hellébore européen : un sol frais et humifère et de l'ombre en suffisance. Pour obtenir ce résultat, il m'a fallu l'installer au pied de la spirée Anthony Waterer située dans le massif des quatre saisons exposé au nord-est. Ses feuilles enrichissent le sol en automne depuis des années et elle lui procure l'ombre dont il a besoin. Quoique calcicole, il n'est pas gêné par les aiguilles de pin disposées au pied du camelia blanc situé tout contre lui. Malgré la présence de plantes indésirables (lamier pourpre et orties) qui pullulent dans ce substrat riche en matière organique et la concurrence d'indélogeables hémérocalles, il a su s'imposer. A l'automne prochain je ne manquerai pas de lui adjoindre l'autre pied qui me reste pour profiter d'un spectacle encore plus beau.



Un vrai retour en grâce pour cette petite merveille que j'avais fini par prendre en grippe.



© Ma Planète Jardin, 03/2018