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mercredi 30 décembre 2009

Des bruyères pour l'hiver



12/2009

Pendant longtemps, je n'ai pas osé planter de bruyères d'hiver dans mon jardin. Je croyais qu'elles ne pouvaient prospérer qu'en terre acide ou humifère et fraiche en toute saison, en sous-bois par exemple. Or ma terre est tout le contraire: sèche en été, pauvre en humus et vraiment calcaire.

Il est vrai que bien des espèces de bruyères d'automne ou d'hiver sont acidophiles, comme par exemple calluna vulgaris ou erica carnea (bruyère des neiges). En revanche il est une espèce à floraison hivernale que j'ai réussi à acclimater dans les zones un peu ombragées de mon jardin, il s'agit d'Erica Darleyensis, une bruyère robuste qui tolère un peu de calcaire.




12/2009

A la plantation, je me suis contenté d'apporter un bon terreau, ensuite, quand j'y pense (mais cette année, j'ai oublié), j'apporte de la terre de bruyère et parfois une poignée d'engrais pour plantes de terre de bruyère.

La floraison dans les tons blanc, rose et rouge est prolongée: elle commence en novembre et dure jusqu'en avril, elle résiste parfaitement à la neige et au froid et ne craint pas l'humidité. Curieusement, certains sujets fleurissent beaucoup et d'autres peu, en général les roses et les blanches sont les plus florifères.




12/2009

En principe, je les taille modérément au printemps pour leur conserver une forme compacte. L'été, elles ne réclament aucun soin pas même d'arrosage.


J'en ai planté certaines au pied d'un jeune hamamélis et d'autres en compagnie d'hellébores d'Orient rouges et roses.

Le climat de ma région étant un peu trop chaud et sec en été, leur croissance est plutôt lente et je devrai patienter encore longtemps avant d'obtenir ces grandes taches colorées si belles qu'elles forment dans certains jardins anglais.

dimanche 20 décembre 2009

Une couronne de bienvenue



A quelques jours de Noël, le jardin offre un large choix de végétaux permettant de réaliser de nombreuses décorations naturelles à moindre coût.

Cette couronne de bienvenue, par exemple, à suspendre à la porte, est entièrement réalisée avec ce que j'ai trouvé dans mon jardin: thuya, cotoneaster, lierre, fagots de bois confectionnés avec du tamarix

Certaines années, j'utilise de la mousse ou du lichen, plus difficile à trouver et j'ajoute des pommes de pin.


JOYEUX NOEL A TOUS!







vendredi 18 décembre 2009

Neige en décembre







L'année 2009 fut décidément pleine de surprises: neige et grand froid en janvier, forte chaleur et sécheresse en août, puis à nouveau neige et froid en décembre, les saisons furent bien marquées, et on a même connu des extrêmes climatiques.







Depuis hier, d'abondantes chutes de neige se sont produites dans ma région, comme dans beaucoup d'autres en France. Nous n'avions plus vu de neige avant Noël depuis bien longtemps, et je crois même n'en avoir jamais vu autant, 12 centimètres de poudreuse recouvrent le sol!


Le jardin et la campagne alentours disparaissent totalement sous ce blanc manteau. Le spectacle est réellement féérique, malheureusement, les conditions de circulation sont mauvaises et on a l'étrange impression d'être coupé du monde!




Et puis, en fondant toute cette neige apportera beaucoup d'eau, ce qui est une bénédiction pour les cours d'eau et les nappes souterraines au plus bas cette année.

mardi 15 décembre 2009

Du jasmin pour Noël ?



12/2009

Dans la famille des jasmins, il en est un qui sans avoir le parfum suave du jasmin officinal ou du jasmin d'Arabie hélas réservé aux climats chauds, est tout aussi précieux car il choisit la grisaille hivernale pour offrir une superbe floraison qui ne passe pas inaperçue.


Le jasmin d'hiver (Jasminum nudiflorum) n'est pas à proprement parler une plante grimpante mais plutôt un arbuste sarmenteux, ses longues branches souples ont besoin d'un support, un grillage ou un mur . Certains choisissent de le palisser, moi je préfère lui donner une forme libre, tellement plus naturelle, quitte à couper les branches trop vigoureuses.

Les feuilles, très petites, ne se remarquent pas vraiment et les branches ressemblent un peu à celles des genêts en beaucoup moins raides. Pendant presque toute l'année, ce jasmin ne présente pas vraiment d'intérêt, aussi vaut-il mieux l'entourer de plantes intéressantes à la belle saison, comme des rosiers grimpants ou arbustes, mais il lui faut tout de même pas mal de place pour bien se développer. Dès le mois de décembre pendant les périodes douces et surtout en février-mars, les rameaux nus (de là son nom botanique latin: nudiflorum) se couvrent d'une multitude de petites corolles jaunes d'or.



12/2009

Des gelées sévères peuvent détruire les fleurs, mais l'arbuste est parfaitement rustique. Exposé plein sud, il se comporte très bien, il résiste à la sécheresse, est exempt de maladies ou de parasites et prospère même en terre pauvre et sèche, comme c'est le cas dans mon jardin, toutefois il préfère les sols frais et profonds.

Il n'a en fin de compte que deux petits défauts: sa floraison, quoique remarquable, n'est pas parfumée contrairement à bien des arbustes à floraison hivernale et ses longues branches ont une fâcheuse tendance à se marcotter, si bien qu'il peut devenir envahissant, ce qui veut dire aussi qu'il se multiplie très facilement. Pour ce qui est de l'entretien, je me contente d'une simple taille d'éclaircissage.

Pour l'heure, le gel ne semble pas abîmer les fleurs, pourvu que cela continue!

samedi 12 décembre 2009

fleurs en décembre

En décembre, le jardin est entré en sommeil et la plupart des végétaux ont entamé leur phase de repos hivernal. Bien nettoyé, le jardin est certes propre, mais il est aussi un peu vide. Et pourtant, de rares plantes choisissent cette période pour fleurir en abondance. Sans réelle concurrence, leur floraison est vraiment éclatante. Mais il y a un mais, le temps doit être doux pour que la floraison dure et soit magnifique. Le froid doit arriver bientôt, alors profitons vite de ces beaux arbustes.

En ce moment, deux arbustes qui se font discrets le reste de l'année, sont en pleine floraison. Je les ai associés et leur floraison simultanée constitue un bel ensemble. Il y a quelques années, j'ai planté en même temps un mahonia charity (mahonia x media charity) et une viorne de Bodnant.

Le mahonia est un arbuste persistant, ses feuilles sont pointues et piquantes, elles ressemblent un peu au houx et sont disposées par paire . Il a un port élevé. Sa croissance est plutôt lente, il atteint 2 à 3 m à l'âge adulte. Le mien fait environ 1m 50 au bout de 10 ans. Il accepte les sols ordinaires mais préfère les terres argileuses. Dans mon jardin, il est exposé au sud et résiste très bien à la sécheresse ainsi qu'au grand froid (il a supporté sans dommage les -14° de l'été dernier).



12/2009

C'est surtout sa floraison qui est intéressante. En décembre-janvier apparaissent à l'extrémité des branches des grappes de fleurs jaune d'or en forme de clochettes qui résistent bien au froid. Elles sont suivies de fruits que je n'aime pas et que je supprime au printemps. C'est là le seul soin que je lui prodigue.


L'autre vedette du jardin en ce mois de décembre se trouve à côté du mahonia, c'est la viorne de Bodnant (Viburnum x bodnantense "Dawn"). Caduque, elle a un port dressé et des feuilles allongées qui prennent une teinte rouge avant de tomber. Dès la fin novembre et jusqu'en mars, si l'hiver n'est pas trop froid, les branches nues se couvrent de bouquets de fleurs rose pâle parfumées. Cette très belle floraison illumine réellement le jardin.

De fortes gelées peuvent détruire les fleurs, mais l'arbuste qui peut mesurer jusqu'à 3 mètres à l'âge adulte est parfaitement rustique. Il faut le planter près d'un lieu de passage ou non loin d'une fenêtre pour pouvoir l'admirer.

Cet arbuste, lui aussi, réagit bien à la sécheresse (inutile de l'arroser ou de fertiliser lorsqu'il est bien installé), et je l'oublie les trois quarts de l'année, c'est à peine si je coupe un rameau trop vigoureux de temps en temps. Les fleurs fanées tombent d'elles-mêmes et il ne fructifie pas. Un arbuste parfait, en somme.

12/2009



samedi 5 décembre 2009

citrons de l'avent

Faire pousser un citronnier en dehors de sa zone naturelle de culture est plus simple qu'il n'y paraît et récolter ses propres citrons est un vrai bonheur pour le jardinier amateur.



11/2009

Le mien, cultivé en bac depuis une dizaine d'années m'offre en ce moment une profusion de gros citrons bien juteux dont le zeste se prête à toutes sortes d'usage puisque je n'applique aucun traitement. Il a certainement apprécié les fortes chaleurs de l'été dernier

Je le cultive dans un bac assez grand mais je n'ai jamais changé le substrat. Tout au plus ai-je apporté occasionnellement une peu de terreau ou de compost maison. Ce citronnier des quatre saisons fleurit abondamment au printemps, puis un peu en fin d'été et en automne, une fois que les grosses chaleurs sont passées, période durant laquelle le rythme végétatif marque une pause. Le parfum des fleurs, bien que très agréable, est moins prononcé que celui des fleurs d'oranger. Je l'ai placé sur une terrasse exposée au sud près d'un mur, ainsi il a toute la chaleur nécessaire.

Je le laisse le plus longtemps possible dehors, en gros de mai à novembre, en le rentrant la nuit en cas de gelées. Ceci limite fortement les attaques de cochenilles, principal ravageur des agrumes. De fait, elles sont absentes depuis plusieurs années. En ce moment, il passe la journée dehors, ce qui accélère la maturation des fruits.

Pendant la saison froide, je l'abrite dans un garage qui est trop sombre, mais en le sortant de temps en temps pour ne pas provoquer le chute des feuilles ce qui compromet irrémédiablement la floraison et donc la fructification. L'idéal serait bien sûr une serre froide ou une véranda non chauffée. Il faut aussi arroser avec parcimonie durant l'hiver.

Le plus important pour obtenir de beaux fruits est de bien fertiliser. Le mieux est encore d'utiliser un engrais liquide spécial agrumes et de l'utiliser une fois tous les deux arrosages. En été, le citronnier doit être arrosé régulièrement mais sans excès.
Pour ce qui est de la taille, je simplifie au maximum: J'élimine le bois mort, les rameaux gênants ou trop frêles et les gourmands c'est à dire des branches vigoureuses qui poussent en hauteur et qui ne porteront pas de fruits.




11/2009

jeudi 26 novembre 2009

le temps des boutures

Selon le dicton, à la sainte-Catherine (25 novembre), tout bois prend racine. La sagesse populaire a raison car novembre et en fait plus généralement l'automne sont des périodes favorables pour bouturer les arbustes et les rosiers.

Les boutures de rosiers faites à ce moment sont moins difficiles à surveiller que celles qu'on effectue en été. Elles ne risquent pas de se dessécher, la reprise est donc plus facile. A cette époque, le plus simple est d'utiliser un coin du potager pour y planter ses boutures. Point n'est besoin d'arroser. Certaines boutures peuvent même pourrir en cas de pluies trop abondantes, il vaut mieux en prévoir beaucoup.


Je profite du moment où je rabats les rosiers en prévision de l'hiver pour faire mes boutures de rosier. Je prélève des pousses de l'année en éliminant les extrémités qui sont trop tendres. Je supprime les feuilles et je coupe les rameaux en biseau à 15 cm sous un bourgeon. Je trempe ensuite sans excès les boutures dans de l'hormone de bouturage puis je les mets en terre et surtout je n'oublie pas d'étiqueter pour me souvenir des variétés. Les étiquettes, je les réalise avec un pot en plastique que je découpe, des bouts de bois et un gros marqueur dont l'encre résiste à la pluie.

Plusieurs variétés sont faciles à multiplier: les variétés anciennes comme Roseraie de l'Haÿ, Buff Beauty, Felicia,
Ghislaine de Féligonde, Madame Alfred Carrière, Etoile de Hollande et bien d'autres encore. En général, les rosiers grimpants ou sarmenteux modernes et anciens se bouturent facilement.

Parmi les variétés modernes, les hybrides de thé (rosiers modernes à grandes fleurs) donnent parfois des résultats décevants, les pieds obtenus sont chétifs et les fleurs petites. Une exception notable cependant: Line Renaud, une splendide variété moderne parfumée pour laquelle le taux de réussite est très grand.

En revanche, le bouturage des polyanthas et des multiflores donne de bons résultats. Bouturer par exemple la variété The Fairy, célèbre variété de rosiers à fleurs en forme de pompons roses, est un jeu d'enfant.

Dans tous les cas, l'enracinement est long (plusieurs semaines) et la mise en place définitive ne peut se faire qu'au bout d'un an de culture



jeudi 19 novembre 2009

Dernier toilettage pour les vivaces

Certaines de mes vivaces plantées en compagnie des rosiers, donc un peu à l'écart des autres, fleurissent assez tôt puis se font oublier lors du grand nettoyage du jardin car leur feuillage se fane très tard. Il s'agit des pivoines, des hémérocalles et des alchémilles, trois vivaces très robustes et qui offrent des fleurs magnifiques en juin. Fin novembre, elles se rappellent au bon souvenir du jardinier par leur aspect négligé, il est temps d'intervenir pour les toiletter avant l'hiver.

Pour les pivoines, je ne touche au feuillage que lorsqu'il commence à noircir, à se couvrir de taches ou à s'avachir. Je le coupe à ras et je le porte à la déchetterie, en effet il peut être porteur de maladie (la rouille essentiellement). Tant qu'il est vert, il faut le laisser, la souche en a besoin pour reconstituer ses réserves et refleurir. On peut mettre du compost sur les souches



Pivoine avant le nettoyage 11/2009




Pivoine après le nettoyage 11/2009

Les hémérocalles si belles en juin, lorsqu'elles offrent leurs fleurs jaunes, oranges ou rouges en forme de lys, présentent maintenant un bien triste spectacle, le feuillage parfait à la belle saison pour habiller le pied souvent dégarni des rosiers, s'est affaissé et il grille. Je coupe court les feuilles vertes et j'enlève complètement celles qui sont brunes, elles s'arrachent très facilement:



Touffe d'hémérocalle avant nettoyage 11/2009




La même touffe après

Le travail de nettoyage est beaucoup plus simple pour l'alchémille, une vivace robuste qui a une magnifique floraison vert chartreuse au mois de juin. Il suffit d'ôter régulièrement les feuilles fanées. J'interviendrai deux ou trois fois au cours de l'automne, jusqu'à ce que le feuillage disparaisse entièrement.






Alchémilles après nettoyage 11/2009

lundi 16 novembre 2009

Mon Jardin tempéré en images


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© Ma Planète Jardin, 01/2013