dimanche 18 mai 2014

Geranium sanguineum, un geranium florifère et très résistant


Si les geraniums vivaces sont en vogue depuis quelques années, c'est qu'ils allient presque toutes les qualités. Ils sont solides et faciles à cultiver, leur feuillage est très décoratif, leur floraison généreuse et ils n'ont pas leur pareil pour habiller le bord des massifs ou le pied des rosiers. Parmi eux, deux sont vraiment très robustes et magnifiques quelles que soient les conditions. Alors que certains peinent un peu par grande sécheresse, eux conservent un feuillage impeccable et fleurissent toujours abondamment.


Ces deux valeurs sûres pour terrain pauvre et sec sont le geranium macrorrzhizum, présenté l'an dernier, et le geranium sanguin (geranium sanguineum). La floraison de ce dernier, dont j'ignore la variété, bat sont plein en ce moment et ses nombreuses fleurs se remarquent bien en bordure du massif  du massif de vivaces estivales encore vertes où il se trouve.




Il forme une touffe assez compacte et dense au feuillage semi-persistant de 30cm de haut et 40cm de large qui s'étend grâce à ses rhizomes sans pour autant devenir envahissante. Ses feuilles sont  très découpées et arborent une belle couleur vert sombre. Dès le mois de mai et jusqu'en juillet, il se couvre d'une myriade de fleurs en coupe rose violacé qui ressortent bien sur le feuillage. Ensuite, la floraison s'essouffle mais j'imagine qu'il refleurirait davantage si je prenais soin de tailler légèrement les tiges ayant porté des fleurs. Ce serait du reste le seul entretien qu'il exigerait.



Ce geranium  très rustique prospère en tout sol bien drainé, il aime le calcaire et même s'il a une préférence pour le sols fertiles un peu frais, il tolère parfaitement les terres pauvres et sèches. Une de mes voisines a eu la très bonne idée de planter un long talus aride et ensoleillé de geraniums sanguin, l'effet de masse est des plus heureux. On ne peut pas ne pas admirer le résultat.



Une vivace facile à vivre qui a sa place partout.

© Ma Planète Jardin, 05/2014

mercredi 14 mai 2014

Penelope, un rosier florifère et plein de charme


Ce très bel hybride de moschata créé par Pemberton n'est pas à proprement parler un rosier ancien puisqu'il a vu le jour en 1924 mais il a pourtant les qualités des roses d'antan. Installé depuis 7 ans dans mon jardin, il avait pour habitude de fleurir en juin. Cette année, il est un des tout premiers à offrir une floraison généreuse et délicate. Adossé à l'hortensia paniculé, il illumine à lui seul tout une partie du massif où Buff Beauty et Felicia jouent également les vedettes.


Penelope est un arbuste vigoureux de 1,50m de haut et de large à la silhouette évasée et au port souple. Sa ramure dépourvue de toute raideur porte un abondant feuillage vert sombre et brillant qui reste toujours sain. Les boutons sont rose corail. Groupées en larges bouquets, les roses mi-doubles  qui sont assez grandes (8cm) ne possèdent que deux trois rangées de pétales un peu ondulés et sont bien différentes des roses très doubles d'autres hybrides  musqués. D'abord rose nacré, elle prennent ensuite une belle teinte blanc ivoire que réhaussent les étamines jaune  d'or de leur coeur. Elles exhalent un doux parfum musqué qui est très agréable mais point capiteux.



Ce rosier s'adapte à des sols et à des climats divers. Dans mon jardin, il s'accommode du sol pauvre mais apprécie les apports de compost et d'engrais riche en potasse. La chaleur de l'été interrompt bien souvent la floraison et il entre en repos. Si l'automne est suffisamment arrosé, il offre une belle remontée à laquelle succède une profusion de petits fruits orange. Il demande peu d'entretien à part une taille légère qui consiste à supprimer le mois mort, une branche âgée de temps en temps et à raccourcir un peu les nouvelles pousses.



Il est superbe en isolé, en haie ou dans un grand massif en compagnie de vivaces à fleurs bleues comme les sauges, les delphiniums ou les nepetas. Un rosier au charme romantique que j'aime beaucoup.


© Ma Planète Jardin, 05/2014

dimanche 11 mai 2014

Bêche Fiskars Xact, un outil léger et très efficace pour travailler le sol


Pendant longtemps, j'ai utilisé une fois par an une motobineuse pour assouplir la terre de mon potager à la fin de l'hiver. Le sol était certes ameubli en surface mais à une profondeur de 30cm il se créait une sorte de semelle de labour très compacte qui empêchait les racines de se développer. Après avoir vendu la motobineuse, j'ai décidé de revenir à un travail manuel du sol, en fait au bêchage sans retournement, ce qui dans un potager de 100m² n'est pas insurmontable.


Grâce à la bêche Xact mise au point par Fiskars, le travail du sol devient beaucoup plus facile. Jusqu'alors je préférais la fourche à bêcher pour travailler la terre entre deux cultures mais le manche trop long de cette dernière n'était pas pratique, il fallait en outre fournir de gros efforts pour creuser la terre. Je l'ai définitivement remisée pour ne plus utiliser que sa concurrente avec laquelle bêcher devient un plaisir.


Légère et ergonomique, la bêche Fiskars Xact est proposée en deux longueurs (L et M). Elle possède un manche incurvé sur sa partie inférieure qui forme un angle optimisé avec la tête pour permettre à l'utilisateur de creuser facilement les sols durs en gardant le dos droit, ce qui évite douleur et fatigue. Le haut du manche, réalisé dans un matériau composite léger et robuste, est inséré sur une grande longueur dans la partie en acier. La poignée, très large, peut être saisie à deux mains, cela augmente la puissance pour creuser ou soulever. Elle est recouverte d'un matériaux spécial pour une meilleure prise en main et plus de confort.



La tête, plus fine que celle des outils classiques, est en acier léger mais très solide tout comme le manche. Elle est équipée d'un repose-pied qui facilite la pénétration dans le sol, de même que d'un bord bien affûté qui ont eu raison de la terre compactée par les pluies torrentielles de cet hiver. Les points de fixation sur le manche sont renforcés pour plus de rigidité et de résistance à la traction.

Bêche à bord droit Xact large.

Manche en FiberCom
Poignée en D avec revêtement en SoftGrip
Tête en acier au bore.
 Longueur : 120 cm
Largeur de travail : 19 cm
Pour les utilisateurs de taille comprise entre 175 et 195 cm
Poids : 1950g


Un très bel outil qui m'est devenu indispensable aussi au jardin d'ornement car il est idéal pour creuser les trous de plantation. Son prix est d'environ 55 euros.
   
Seule une petite vidéo était à même de témoigner de ses mérites. Comme on le voit, la bêche permet aussi de briser les mottes.



© Ma Planète Jardin, 05/2014

jeudi 8 mai 2014

Des roses en mai


Dans mon jardin, la grande période des roses commence le plus souvent à la mi-mai et se poursuit tout le mois de juin quand les conditions sont réunies. Un hiver froid qui met les rosiers au repos, un printemps arrosé et de la chaleur favorisent une floraison exceptionnelle. Ce fut le cas en 2012 où les massifs débordaient de roses fin mai.


Cette année, les rosiers qui n'ont connu qu'un très court repos végétatif portaient des boutons fin mars et de fait certains ont commencé à fleurir sporadiquement dès la mi-avril. Les roses continuent à éclore mais le temps plutôt frais et le manque de pluie ralentissent le processus. La grande vague de roses est encore à venir mais beaucoup d'arbustes et quelques grimpants offrent déjà un spectacle réjouissant et on retrouve avec bonheur leur parfum suave qui était presque oublié. La vigueur de certains rosiers, pourtant rabattus d'un bon tiers, me surprend.


Le plus fleuri de tous (après Pénélope que je présenterai sous peu) est le grimpant Lamarque, son port très souple est élégant et ses grosses roses doubles ivoire diffusent un merveilleux parfum. Il n'aime pas du tout les grands froids mais renaît quand la douceur revient.


Pink Cloud et Etoile de Hollande entament leur floraison. Leu couleur est séduisante et leur parfum puissant.


Planté très tard en mars 2013, Mme Isaac Péreire m'étonne par sa jolie floraison. Les bourbons se plaisent chez moi, il faudra en adopter d'autres.


Egalement planté au printemps 2013, The Mayflower, que j'ai cru perdre, repart et fleurit pour mon plus grand bonheur.


Aloha, qui est très parfumé, fait aussi parti des derniers rosiers installés. Lui se porte très bien.


Plaisanterie est très charmant mais j'ai d'autres projets pour ce coin du massif des quatre saisons. 


Pink Prosperity est couvert de boutons, Roseraie de L'Haÿ, Felicia et Buff Beauty ne donnent encore que quelques roses mais ils ont pris des dimensions imposantes. A leurs côtés les vivaces peinent à se développer. Seule la gracile julienne arrive à se faufiler entre eux.



Yolande d'Aragon n'est belle que quand je me décide à tailler ses rameaux de moitié. Elle est plus trapue mais ses roses très doubles sont alors vraiment opulentes. Je vais faire en sorte qu'elle remonte bien, ce qui chez moi reste rare.


Les roses jaunes, que j'affectionne, sont au rendez-vous, notamment Golden Shower, le premier rosier que j'ai planté il y a près de 15 ans.


Comme le font certains  Noisette grimpants, Bouquet d'or se dégarnissait de la base. Après une taille sévère, il a retrouvé une silhouette juvénile. 


Reine Lucia aux boutons lavés de rouge est superbe.


Dans le massif situé près de l'entrée du jardin, seul Westerland est fleuri. Il sera rejoint bientôt par Sourire d'orchidée .


 Près de la terrasse sud, Pierre de Ronsard se fait déjà remarquer.



Encore un peu de patience et ce sera le festival de roses que nous attendons tous.

© Ma Planète Jardin; 05/2014

dimanche 4 mai 2014

Geranium phaeum, une vivace élégante à la floraison délicate


Dans mon jardin à la terre pauvre et sèche, les plantes qui aiment la fraicheur doivent être installées à la mi-ombre pour prospérer. Malgré cette précaution, certaines ont bien du mal à s'adapter aux conditions parfois difficiles qui règnent chez moi. Ce fut le cas pendant des années du geranium phaeum qui a survécu sans rien donner de vraiment remarquable. Pourtant, je suis bien obligé de reconnaître qu'il est de toute beauté quand il trouve des conditions qui lui sont favorables.



Depuis une bonne semaine, il offre avec générosité de nombreuses fleurs qui attirent le regard. Niché au pied d'un cornouiller et du rosier Gertrud Jekyll qui lui procurent une ombre bienfaisante, il est enfin à son aise. Ses grandes feuilles sont persistantes. Très découpées et marquées de brun, elles forment des touffes très décoratives au port vertical de 60cm de haut et de 40cm large. Ce geranium bien rustique accepte tous les sols pourvu qu'ils soient frais, une gageure dans un jardin comme le mien.


Groupées en bouquets au-dessus du feuillage, les fleurs aux étamines saillantes sont violet pourpre à centre blanc. Quand il fait gris, elles semblent presque noires. Je n'en connais pas la variété mais il ressemble beaucoup à 'Saturn'. Il existe de nombreux cultivars à fleurs rouges, mauves, roses ou blanches.



Si le temps, n'est pas trop sec, cette jolie floraison se poursuivra pendant tout le mois de mai. Même s'il ne deviendra jamais opulent chez moi à cause des étés chauds et secs qui limitent beaucoup son expansion, je suis heureux de pouvoir admirer sa beauté raffinée, d'autant plus sereinement que je ne lui prodigue aucun soin.



La vraie star du moment parmi les geraniums vivaces est incontestablement le geranium macrorrhizum, un dur à cuire qui se plaît partout.


© Ma Planète Jardin, 05/2014