jeudi 10 avril 2014

Avril en fleurs


Le mois d'avril est depuis toujours celui que je prèfère avec juin, le mois des roses. Chaque jour apporte son lot de floraison nouvelles et le jardin redevient opulent après la disette hivernale. Il faut dire que la très grande douceur du moment favorise le redémarrage de la végétation. Certains arbustes qui ne devraient fleurir qu'en mai comme les viornes de Chine commencent à s'épanouir, quant aux narcisses ils ont fini leur floraison depuis un certain temps chez moi.
   
Pour l'heure, les vraies stars de mon jardin sont les tulipes. Les tulipes Darwin de Botanic, de très bonne qualité, et les tulipes Triomphe fleurissent en même temps, sans doute en raison des températures élevées depuis un mois


Elle sont l'avantage de pouvoir accompagner avec élégance la plupart des fleurs de printemps. Elles se marient très bien aux lunaires, aux giroflées, prennent le relais des bruyères d'hiver et des héllébores et parviennent même à mettre en valeur le feuillage des rosiers encore sans fleurs.



Les myosotis sont généreux cette année, tout comme l'ipheion et l'eurphorbe petit-cyprès.




Les arbustes à fleurs ne sont pas en reste, notamment l'exochorda, le cognassier Cameo, l'oranger du Mexique ou la corête.


 La pivoine arbustive commence elle aussi à fleurir, les boutons sont très prometteurs.



La clématite des montagnes escalade avec grâce le portique du potager.


   
Les premiers iris éclosent. Leur bleu répond à celui des pervenches qui sont  proprement infatigables.



Les geraniums macrorrhizum sont parfaits en situation chaude et sèche.


Les jeunes phlox subulata ont mis du temps à s'acclimater mais ils parviennent enfin à fleurir. Un vrai plaisir.


Ce mois d'avril bien joli est décidément plein de promesses.

 © Ma Planète Jardin, 04/2014   

mercredi 2 avril 2014

Malus coccinella, un pommier d'ornement aux couleurs flamboyantes


J'ai acquis ce très bel arbuste de printemps aux nombreuses qualités ornemantales un peu par hasard il y a sept ans. Je voulais simplement un arbuste à la floraison colorée pour égayer le bout de la haie fleurie. Je me félicite de ce choix car il est devenu magnifique. Comme bien des végétaux, sa floraison a une folle avance cette année mais elle n'en est pas moins généreuse, à vrai dire généreuse comme jamais. Ses fleurs roses illuminent ce coin du jardin toujours un peu triste avant que la glycine, le cotoneaster franchetii et le rosier Mme Alfred Carrière n'apportent de la couleur.




Ce pommier d'ornement, malus coccinella Courtarou de son vrai nom, est un petit arbre ou un grand arbuste au port érigé qui ne dépasse pas 4 mètres de haut pour une largeur de 3m. Il prend naturellement un port presque colonnaire et c'est heureux car dans mon jardin il termine la haie fleurie et entre lui et le cotoneaster il n'y a qu'un mince passage qui permet d'accéder au grand massif situé derrière. Assez vigoureux, il mesure déjà plus de 2,5m de haut mais seulement 50cm de large.



Son feuillage poupre très décoratif  prend des nuances bronze en été. Ses fleurs simples rose foncé réunies en nombreux bouquets éclosent en principe mi-avril mais cette année elles se sont épanouies beaucoup plus tôt. Cette floraison spectaculaire mais très légère ne manque vraiment pas de charme. Les fruits rouge pourpre rendent ce pommier attrayant en automne. Son feuillage qui devient orange vif avant de tomber est également superbe à cette période de l'année.



Comme tous les pommiers d'ornement, il n'est pas exigeant sur la nature du sol. Il se contente d'une terre ordinaire bien drainée ni trop sèche ni trop calcaire et il aime les situations ensoleillées. Il résiste bien aux maladies des pommiers comme la tavelure et le feu bactérien. Il m'est certes arrivé de constater que certaines feuilles se flétrissaient mais le phénomène s'estompe toujours pendant l'été.


La taille n'est pas indispensable mais il est bien sûr possible d'élaircir la ramure trop dense des sujets âgés. Jusqu'à présent, j'ai seulement taillé légèrement quelques rameaux qui déséquilibraient sa silhouette. Un pommier d'ornement qui gagne vraiment à être connu.


 © Ma Planète Jardin, 01/2014

samedi 15 mars 2014

Floraisons printanières


Il fait un temps radieux depuis des jours et le jardin change d'aspect de semaine en semaine. Les floraisons succèdent les unes aux autres, certaines ont même beaucoup d'avance, tant et si bien qu'il n'est pas éxagéré de se croire au printemps alors qu'il n'arrivera officiellement que dans cinq jours. Mon jardin, qui fut copieusement abreuvé en janvier-février, est foisonnant, l'humidité bien présente dans le sol réussit à tous les végétaux qui poussent et fleurissent généreusement.

Comble de bonheur pour le jardinier, les pluies incessantes de l'hiver ont tellement battu le sol que les mauvaises herbes qui envahissent parfois certaines plates-bandes au printemps sont presque absentes. Deux rapides passages m'ont suffi pour les arracher. C'est une sensation bien agréable et assez rare pour un jardinier exigeant de pouvoir profiter sereinement de son jardin, sans fausse note aucune.

Les hellébores ont beaucoup fleuri dès janvier. Les touffes sont  imposantes à présent. Les températures élevées leur font un peu pencher la tête.


  Les bruyères qui les accompagnent sont aussi très belles cette année.



Les narcisses et les jonquilles ne m'ont pas déçu.


 Le cognassier et un forsythia leur servent de toile de fond.


Tout au bout de ce massif, le groseiller à fleurs, qui sent bon le cassis, commence à fleurir.


Les iris d'Alger ont apprécié la douceur hivernale. 


Jamais la viorne de Burkwood ne m'avait donné de fleurs si tôt. Ses inflorescences  sphériques commencent à éclore avec plusieurs semaines d'avance.


 Le camelia et le skimmia rubella associés par hasard il y a longtemps sont au mieux.



Mais le meilleur est encore à venir. Ma pivoine arbustive, qui n'avait pas du tout aimé que je la déplace il y a trois ans, me prépare une jolie floraison. Un moment que j'attends avec impatience.

© Ma Planète Jardin, 03/2013