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mardi 6 septembre 2016

Prémices d'une étonnante floraison du dasylirion glaucophyllum


Lorsque j'ai créé mon jardin exotique en 2003, j'ai eu un vrai coup de coeur pour le dasylirion glaucophyllum découvert par hasard dans une pépinière alors que cherchais des palmiers. Son feuillage très graphique m'a séduit d'emblée. Avec le temps, ses feuilles épineuses et filiformes d'un beau vert bleuté ont fini par former une boule régulière et rayonnante. Le prix était certes dissuasif mais je je n'ai pu résister.

Je savais que cette plante xérophyte résisterait parfaitement eux étés chauds et secs que le jardin connaît régulièrement  et aussi à l'hiver car elle est originaire d'une zone montagneuse aride mais froide du centre du Mexique. J'ignorais en revanche qu'elle saurait surmonter les pluies d'hiver souvent abondantes. Par chance, le sous-sol calcaire du jardin absorbe les excès d'eau.


Jusqu'à l'hiver 2015, j'ai pris soin de le protéger en paillant son pied de feuilles mortes et en le recouvrant de voile d'hivernage. Ainsi abrité, il a supporté -12° sur une courte période et aussi la neige sans aucun dommage. Même en liant les feuilles du  coeur entre elles, il m'aurait été impossible d'installer une protection l'an dernier, j'ai donc laissé faire. L'hiver très doux lui a réussi, point de feuilles grillées à la base, ce qui arrivait souvent quand il faisait froid. Dès le milieu du printemps, un grand nombre de jeunes feuilles sont apparues, lui donnant une belle densité, mais jamais je n'aurais pu imaginer qu'il allait fleurir pour la première fois. L'été chaud et excessivement sec y est sans doute pour quelque chose.


Il y a environ un mois a surgi une hampe florale de trois ou quatre mètres de haut. Cette sorte de chandelle à l'allure insolite qui donne de la hauteur à ce coin du jardin avait d'abord une surface lisse puis les bractées membraneuses qui la recouvraient se sont ouvertes laissant apparaître des boutons floraux bruns verts semblables à des chatons qui devraient éclore en clochettes blanches, un spectacle que j'espère pourvoir admirer et immortaliser avant l'arrivée du mauvais temps.


La silhouette exotique  de cette hampe qui se détache sur le ciel bleu a quelque chose d'irréel et d'inattendu même dans une région au climat plutôt doux proche de l'Atlantique.

   
Contrairement à l'agave américain, le dasylirion ne meurt pas après la floraison, celle-ci pourrait bien devenir habituelle chez moi si des étés comme celui que nous venons de vivre deviennent la règle.

© Ma Planète Jardin, 09/2016

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