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samedi 7 avril 2018

Un mirabellier à la floraison ornementale


Autrefois bien présents au fond de mon potager les arbres fruitiers installés au fil du temps ont peu à peu disparu. Ils ne se sont jamais vraiment acclimatés, sont restés chétifs et n'ont que très peu produit. Les deux pêchers, l'abricotier et le prunier reine-claude ont donc été sacrifiés sans état d'âme. Le seul survivant est un mirabellier dont la vigueur et la générosité n'en finissent pas de me surprendre.


Je l'ai planté en même temps que tous les autres mais lui a su s'imposer et devenir un fruitier digne de ce nom. Depuis quelques jours, ses branches sont recouvertes sur quasiment toute leur longueur de merveilleux bouquets de fleurs blanches simples aux étamines saillantes qui rappellent celles d'autres Rosacées.



Je l'ai planté pour ses délicieuses mirabelles de Nancy mais je dois reconnaître que le spectacle de son abondante et élégante floraison printanière est tout à fait charmant. Je ne me souviens pas de l'avoir vu porter autant de fleurs depuis sa plantation il y a une douzaine d'années. En ce début de printemps; il devient un peu la sentinelle de la partie arrière du jardin et je peux l'admirer depuis les fenêtres. A mes yeux, cette floraison blanche très élégante n'a pas grand-chose à envier à celles des pruniers, des pommiers ou des poiriers d'ornement. 



Je ne m'explique pas qu'il soit devenu si beau étant donné les conditions difficiles dans lesquelles il prospère. Situé dans la zone du potager où le sol est le plus sec et le plus superficiel, il est coincé entre des thuyas et une haie de lauriers qui grignotent peu à peu la terre mais il pousse envers et contre tout.



Il n'est ni arrosé, ni fertilisé, ni traité et il n'y a pas dans le voisinage de variétés pollinisatrices, ce qui ne l'empêche pas les bonnes années (ce prunier partiellement auto-fertile est sujet à l'alternance chez moi) d'offrir 30 à 40kg de mirabelles qui servent à confectionner de savoureux desserts et qui se conservent selon des recettes très simples (elles seront présentées en temps voulu). La taille légère  (j'y reviendrai) que j'applique juste après la récolte tous les deux ou trois ans joue certainement aussi un rôle de même que les pieds de tanaisie plantés sous sa ramure.



Hélas, les caprices du ciel ruinent parfois les espoirs du jardinier. Ce fut le cas l'an passé. Les fortes gelées du mois d'avril ont détruit une grande partie des tout jeunes fruits en formation. La récolte fut mince mais néanmoins très appréciée



Qui sait si l'extrême douceur de ces derniers jours se prolongera assez pour que la fructification se déroule normalement. Si tel est le cas, la récolte qui chez moi intervient fin août pourrait battre des records.



Gageons que cette année mon attente sera comblée.

© Ma Planète Jardin, 04/2018

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