Dans mon jardin exotique, les cannas sont installés de manière pérenne. Depuis de longues années, leur beau feuillage ample et leur floraison écarlate participent à l'ambiance tropicale que j'ai voulu créer. Le sol riche leur convient à merveille, à condition d''arroser copieusement en période de sécheresse car pour être superbe ils ont besoin de fraîcheur. Agés de presque dix ans, ils n'ont jamais été divisés. Le climat est doux dans ce jardin, les cannas passent donc tous les hivers avec une protection minimale.
Tous les ans, j'interviens vers la mi-novembre mais cette année j'ai attendu décembre, la grande douceur de l'automne a prolongé la floraison tout le mois de novembre. C'est seulement dimanche dernier que je les ai préparés pour l'hiver. L'opération est des plus simples et ne demande que quelques minutes. Je coupe l'ensemble du feuillage qui grille dès 0° à environ 10 centimètres du sol et je place les tiges sur les rhizomes en guise de paillis protecteur. Ainsi, les cannas résistent au gel, fréquent mais en général modéré dans mon jardin (sauf en 2009 où il a fait -12°). Selon le climat, la protection peut être plus épaisse et constituée de feuilles mortes.
En région froide, mieux vaut arracher les rhizomes. Il faut les laisser ressuyer, de façon à ce que la terre se détache. Les rhizomes propres et sans blessure seront rangés dans un local sain et frais (8 à 10°) jusqu'à la remise en culture dès février (après une éventuelle division) de l'année suivante puis ils seront replantés en mai.
Pour les hedychiums (hedychium coccineum 'Tara' notamment), je procède différemment. Je ne touche pas aux feuilles encore bien vertes. Je dispose une bonne couche de feuilles mortes au pied des souches que je recouvre de compost qui maintient les feuilles au sol. Ce matelas isolant atteint 20 à 30 centimètres d'épaisseur. Au printemps, je le laisse se décomposer, ce qui apporte de l'humus aux hedychiums qui en sont friands. En mars, je coupe au ras du sol les tiges qui ont gelé. Les nouvelles pousses sortent du sol en mai. La rusticité de ces belles exotiques n'excède pas -10°. En climat froid, il est préférable de les arracher et de les stocker à l'abri.
Planté tout près, le bananier du Japon (musa basjoo) n'est pas protégé pendant l'hiver. Ses feuilles, abîmées par l'humidité comme on peut le voir, gèleront mais il repartira bien vite au printemps.
L'année prochaine, je retrouverai avec plaisir la belle floraison exotique des cannas et des hedychiums que j'aime tant.
© Ma Planète Jardin, 12/2011






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