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mardi 10 décembre 2013

Chamaerops humilis, un palmier élégant et très résistant


De tous les palmiers rustiques, le chamaerops humilis, appelé parfois palmier nain, n'est certes pas le plus connu et c'est pourtant l'un des plus beaux à mes yeux. Ses dimensions modestes permettent de le planter au premier plan et d'admirer à la fois sa silhouette harmonieuse et ses belles palmes. Le sujet installé dans mon jardin exotique a mis du temps à prendre ses aises mais d'année en année il se remarque davantage. 



Ce palmier de la famille des aracées pousse spontanément dans tous les pays riverains de la Mediterranée. En France, on le rencontre sur la Côte-d'Azur mais il est moins répandu sur le littoral atlantique. A l'état sauvage, il prospère dans des terrains sableux et rocailleux où le climat est chaud et sec et jusqu'en zone montagneuse où l'hiver peut être froid.




Le chamaerops humilis peut sembler acaule tant son stipe est court. Dans mon jardin, il ne dépasse pas 60 cm pour une hauteur totale de 1,5m et une largeur équivalente. Les sujets cultivés atteignent en général 2m mais certains spécimens très âgés peuvent s'élever beaucoup plus haut. Le stipe est constitué de fibres brunes entrelacées dans lesquelles restent accrochées la base de quelques anciennes palmes. Disposées en rosette à l'extremité du stipe, les palmes sont portées par de longs pétioles. Elles sont larges (50 cm de diamètre), finement découpées et ont une  forme caractéristique d'éventail. Elles arborent toute l'année une belle couleur vert  franc. La floraison, qui n'a jamais eu lieu chez moi, ressemble à celle du palmier chanvre.




Le chamaerops humilis n'est pas exigeant quant à la nature pourvu qu'il soit bien drainé. Il tolère les sols calcaire, pauvres et secs. Il aime le soleil et apprécie d'être abrité des vents froids. Je lui ai prodigué quelques arrosages pendant les premières années pour favoriser son installation. J'ai également supprimé les palmes sèches et les parties endommagée par le gel et je l'ai protégé durant pendant 3 ou 4  hivers. 


Ce palmier supporte très bien les embruns et il est également assez rustique. Dans mon jardin, il a a résisté plusieurs fois à des gelées de -12° sur un période assez courte et aussi à la neige. Une partie de la couronne a gelé mais ce fut sans conséquence car ce palmier qui drageonne mais sans excès a donné depuis plusieurs beaux stipes. Il forme a présent une touffe évasée et les palmes se comptent par dizaines.


Ce palmier magnifique que j'admire depuis la terrasse n'a qu'un petit défaut, le pétiole des palmes est muni d'épines acérées et je me blesse souvent en les souvelant pour arracher la mauvaise herbe qui croît en dessous. Je lui pardonne car il contribue à l'ambiance exotique, même en cette fin d'automne qui ressemble à l'hiver.


 © Ma Planète Jardin, 12/2013

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