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mercredi 30 avril 2014

Mutabilis, un rosier original à la couleur changeante


Lorsque l'hiver et le printemps sont très doux, ce qui est le cas cette année, le rosier Mutabilis de mon jardin se montre sous son meilleur jour. Certes, il n'est pas très imposant puisque toute ses branches ont gelé en février 2012 mais alors que tous les autres rosiers n'offrent que quelques fleurs, de nombreuses roses  parsèment sa ramure gracile. Deux ans après ce funeste hiver, il mesure 1m de haut et de large.



On ignore les origines exactes et la date d'introduction de ce rosier à l'allure très naturelle dont le vrai nom est rosa chinensis mutabilis (ou Tipo ideale) mais il est probablement arrivé de Chine au siècle dernier. Sa floraison qui sort vraiment de l'ordinaire le rend particulièrement attrayant. Les boutons pointus éclosent en grandes fleurs simples un peu chiffonnées rappelant les églantines dans des nuances de jaune chamois puis elles deviennent rose carmin et  enfin presque rouges avant de faner. Elles se renouvellent sans cesse jusqu'à l'automne.


La présence simultanée de fleurs à différents stades d'épanouissement donne l'impression que le rosier fleurit de différentes couleurs. Le contraste de couleurs est heureux et cette floraison bigarrée attire immanquablement le regard. Le feuillage lisse est léger, il prend des reflets acajou quand il est jeune puis ensuite une belle teinte vert bouteille. 


Bien qu'il soit rustique jusqu'à -15° ou -17°, ce qui en fait un de plus résistants parmi les rosiers de Chine, il craint cependant les grands froids et il convient de le planter en situation abritée. Dans de bonnes conditions, il peut faire 2m de haut et de large et même se transformer en grimpant de 6 à 7m.


Ce rosier frugal demande peu d'entretien. On peut se contenter d'enlever les branches qui s'enchevêtrent au centre et celles qui ont tendance à pousser de manière désordonnée. Les nouveaux boutons naissant juste sous les fleurs fanées, il faut veiller à les supprimer sans tailler la tige.



Un arbuste à la floraison originale qui est idéal pour tous ceux qui n'ont pas le temps de bichonner leur rosiers.

© Ma Planète Jardin, 04/2014

samedi 26 avril 2014

Un arbre de Judée semé spontanément


Dans mon jardin comme dans beaucoup d'autres les graines présentes dans le sol ou apportées par le vent, les insectes ou les oiseaux ont la capacité de germer très facilement, ce qui est fâcheux quand il s'agit d'indésirables. Dès le printemps, j'arrache méthodiquement des mauvaises herbes telles que la véronique, le lamier, le pâturin, l'avoine sauvage ou la  renoncule scélérate. C'est la rançon d'une pratique jardinière qui bannit totalement l'emploi d'herbicides. Au fil du temps, il me semble que l'invasion se ralentit.


Et puis il y a les cadeaux de la nature, je veux parler des semis spontanés dont je profite depuis des années. Grandes achillées, gaura, coreopsis, verveines de Buenos Aires et même alchémille depuis peu me fournissent des plants gratuits et toujours très robustes qui me permettent de combler les vides dans les massifs.


Plus étonnant est pour moi l'apparition d'un  arbre de Judée il y a quelques années. Je sais bien que comme tous les plantes de la famille des Fabacées, il donne de nombreuses graines mais je suis surpris que l'une d'elles ait pu donner naissance à un si beau sujet au beau milieu du gravier de la cour. Le climat maritime y est sans doute pour beaucoup. J'ai d'abord songé à l'enlever mais en voyant ce printemps sa jolie floraison rose pâle enserrant  les branches, j'ai décidé de le laisser à son emplacement actuel.




Ce présent inattendu provient du jardin d'un de mes voisins où trône un arbre de Judée majestueux. j'imagine que les vents forts qui balayent souvent le jardin ont amené les graines jusque chez moi.Parfois, il plaît au jardinier de laisser faire la nature, c'est plus agréable et surtout moins fatigant que de la contraindre.



S'il avait eu le mauvais goût de pousser  dans la partie arrière du jardin qui est dans un style tout à fait exotique il m'eût fallu m'en débarrasser. En compagnie de lauriers roses, d'un albizia, de lagerstroemias et d'un magnolia grandiflora cet arbre qu'on rencontre fréquemment dans le Midi a toute sa place.


© Ma Planète Jardin, 04/2014

mercredi 23 avril 2014

Le cytise, un petit arbre à la floraison légère et très lumineuse


Chaque année, le cytise illumine de sa floraison jaune d'or toujours très généreuse l'extrémité de la haie d'arbustes caducs où il se trouve. Sa couleur très tonique met en valeur les feuillages pourpres du noisetier et du cotinus et permet d'assurer la transition avec le millepertuis  Elstead qui prendra le relais en juin. Le  tout petit sujet qui me fut offert voilà près de 15 ans ne m'a jamais décu, à chaque printemps il refleurit fidèlement, parfois avec quelques semaines d'avance comme c'est le cas ce printemps. 


Le cytise ou faux ébénier est un petit arbre de 4 à 6m de haut de la famille des Fabacées au port élancé dont les branches assez peu ramifiées portent de fines feuilles vert clair à trois folioles qui ne manquent pas de grâce. Les grappes pendantes de fleurs papilionacées jaune d'or qui peuvent faire de 2 à 30 cm de long s'épanouissent dans le courant du mois de mai.


Accommodant et rustique, il a juste besoin d'un  sol suffisamment drainé car il n'aime pas l'humidité stagnante et d'une exposition ensoileillée. Il tolère la pollution atmosphérique. Il arrive que le bout des jeunes pousses soit colonisé par les pucerons mais cela n'affecte en rien la floraison.

Il ne réclame aucun entretien si ce n'est la suppession des branches mortes ou mal placées. Il convient de se laver les mains après avoir manipulé l'arbuste car toutes ses parties (en particulier ses graines) sont très toxiques.




Non loin de lui, les grappes de la glycine d'un beau bleu pâle, lui répondent. Elles sont nombreuses et superbes cette année.


Un arbuste et une grimpante qu'on peut associer pour un printemps haut en couleurs.  

© Ma Planète Jardin, 04/2014

vendredi 18 avril 2014

Le coupe-branches télescopique Fiskars®, léger, maniable et très efficace


Pendant trop longtemps, j'ai laissé à eux-mêmes des arbres et des arbustes très vigoureux comme le chêne vert ou le laurier palme tant et si bien qu'ils ont fini par prendre des dimensions importantes et échapper à mon contrôle. Plus question dès lors de les tailler car je déteste travailler sur une échelle ou un échafaudage. Par chance, la marque d'outillage bien connue Fiskars a mis au point un bel outil parfaitement adapté pour tailler la cime et les branches hautes des végétaux de grande taille. J'ai la chance de pouvoir utiliser le coupe-branches multifonctions télescopique UP 86 dans mon jardin et je dois reconnaître que son efficacité est redoutable.


Le premier avantage est de pouvoir tailler depuis le sol des branches situées à 6,5 mètres de haut. Le coupe-branches permet de sectionner proprement et facilement des branches d'un diamètre de 3,2 cm. Le mecanisme de transfert de force est protégé à l'intérieur du manche, il n'y a donc aucun risque de cordage pris dans les branches, ce qui peut arriver avec un échenilloir traditionnel.

Les mâchoires en acier spécial sont actionnées par une chaîne.


Un loquet dévérouille la tête qui est orientable à 230°, cela permet de couper des branches dans toutes les directions.


Pour couper, il suffit de tirer légèrement la poignée centrale ou la poignée d'extrémité, l'effort à fournir est moindre. En fait, il suffit de la faire coulisser. On apprécie de ne pas avoir à faire de traction comme sur un ébrancheur classique.


Il est possible de tailler avec le manche rétracté (2,10m) ou étendu (4,30m), il se déplie grâce à un petit loquet. Une marque rouge montre la limite à ne pas dépasser. La sangle reste plaquée contre le manche  et ne se prend jamais dans les branches.


Caractéristiques techniques:

6 m de portée de coupe 
Tête orientable à 230 degrés
Poignée centrale et  poignée traction d’extrémité 
Manche extensible de 2,30 m à 4,10 m 
Lame et sangles remplaçables
Poids: 1900 grammes
Longueur: 2416 mm
Multifonctions: on peut lui adapter une scie et un cueille-fruits.


Même en position étendue, le manche reste très maniable et il est très léger grâce à sa stucture en aluminum.
 

Quant aux déchets de taille, il faudra les broyer pour en faire un précieux paillis mais c'est une autre histoire dont je reparlerai. Pour l'heure, un ouvrage important m'attend.



Pour finir, une petite vidéo de l'outil en action. Les débuts peuvent paraître hésitants mais le chêne vert est vraiment très touffu et je ne vois pas toujours du premier coup la branche à sectionner.

                                         video

Un grand merci à Fiskars pour cette très belle innovation dont le prix (autour de 100 euros) est justifié.

© Ma Planète Jardin, 04/2014

mardi 15 avril 2014

Explosion printanière


Jamais ou presque avril ne fut si plein de vie et de couleurs dans mon jardin, il change d'aspect de jour en jour, les floraisons sont généreuses et ont parfois près d'un mois d'avance mais la grande différence avec le printemps 2011, lui aussi très précoce, c'est que le jardin ne souffre pas. Copieusement abreuvés tout l'hiver, les végétaux font bonne figure et malgré le vent fort  qui souffle aujourd'hui, rien ne semble altérer leur beauté. Un vrai beau mois d'avril comme tous les jardiniers l'aiment.

Les iris bleu nuit dont j'ignore le nom fleurissent en masse pour la première fois et ils sont parfumés. Il n'ont jamais été aussi beaux.


Les ancolies qui boudaient ma terre sèche ont enfin trouvé leur terrain d'élection.


Cette petite azalée jaune vif égaie un massif où tout est encore vert.


Une euphorbe polychorme vert chartreux s'est faufilée parmi les geraniums macrorrhizums.


, La spirée de Van Houtte, qui en principe fleurit en mai, croule sous les fleurs.


Les juliennes d'un blanc lumineux commencent à animer les massifs.


La clématite des montagnes me donne cette avalanche de fleurs que j'attendais.


Les viornes de Chine se moquent du calendrier, cette année, elles veulent fleurir en avril.


Qui de Gold Cottage ou de Pierre de Ronsard fleurira en premier ?


La pivoine arbustive pousse, il est vrai, assez lentement et manque un peu de vigueur mais la beauté et la taille de ses fleurs de soie me laissent admiratif.


Ce printemps bien fleuri rend le jardinier tout simplement heureux.

© Ma Planète Jardin, 04/2014