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mardi 4 juin 2019

Des rosiers bien accompagnés


Dans mon jardin, les rosiers installés le long du chemin  ont un port assez souple et dénué de toute raideur mais s'ils étaient plantés seuls, leur allure serait tout de même un peu stricte, sans doute à cause de la forme rectiligne du massif. Il manquerait l'effet de foisonnement et la touche naturelle que peuvent seules apporter les vivaces. Leur moutonnement et leur apparence un peu sauvage atténuent les contours un peu trop géométriques de la plate-bande.


Toute la difficulté fut en fait se choisir des espèces qui résistent au soleil souvent brûlant de l'après-midi (le massif est exposé plein sud), tolèrent la sécheresse et se contentent d'un sol maigre. Le nepeta Six Hills Giant remplit aisément toutes ces conditions et il fut au départ le seul à habiller les rosiers. Sa couleur bleue se marie avec toutes les teintes de roses et son élégance champêtre me plait beaucoup,




Par petites touches, j'ai ensuite planté quelques iris que je trouve superbes associés aux rosiers.



Des valérianes, solides et florifères,  ont été peu après ajoutées.



 Et aussi quelques pivoines




Des sauges des prés qui poussent spontanément chez moi sont venues ensuite. Sur la bordure la moins exposée au soleil, des alchémilles ont  récemment pris place




Finalement, la base de la bordure côté chemin a été ornée de quelques pâquerettes des murailles qui sont devenues très belles et qu'il me faut contenir à présent




L'avantage de ces mariages, c'est que le massif restera fleuri même quand la première vague de roses sera passée.

Un décor que je ne me lasse pas d'admirer surtout en mai et juin.


© Ma Planète Jardin, 06/2019

jeudi 30 mai 2019

'Kölner Flora', un rosier Kordes paré de toutes les qualités


Le sol de mon jardin est pauvre, superficiel et souvent très sec dès la fin du printemps, des conditions qui ne sont pas vraiment optimales pour la culture des rosiers. Tous mettent au moins 3 ou 4 ans pour s'y installer et ils ne donnent toute leur mesure qu'au bout de 6 ou 7 saisons. Evidemment, il faut nuancer, certains comme les Noisette, les hybrides de moschata ou de wichuraiana, de même que la plupart des hybrides modernes  comme Line Renaud ou Sourire d'orchidée se plaisent énormément chez moi alors que d'autres familles de rosiers comme les Portand ne donnent pas grand-chose. J'ai perdu ainsi Comte de Chambord (que je replanterai malgré tout dans un  autre massif), Rose de Resht végète et Yolande d'Aragon fleurit bien mais reste de taille modeste.


Je suis en revanche très surpris par la vitesse avec laquelle Kölner Flora, un  rosier Kordes planté à la fin décembre 2014 s'est acclimaté. Sa vigueur, sa bonne santé et sa nature extrêmement florifère sont peu communes . En à peine 5 ans, il est devenu le plus grand de tous les rosiers du grand massif adossé à la terrasse. Il forme un très bel arbuste de plus d'1,50m de haut et de large aux proportions très harmonieuses. Des capacités d'adaptation que je n'ai encore jamais constatées dans mon jardin



Je l'avais taillé assez court assez court à la fin de l'hiver pour réduire un peu son encombrement, ce qui ne l'a pas empêché de retrouver sa silhouette imposante. Je ne m'explique pas cette ardeur à pousser d'autant plus que le sol a cet endroit est  très maigre et que la roche calcaire n'est  pas loin




Introduit et commercialisé par Wilhelm Kordes' Söhne depuis 2014 et ainsi nommé en hommage au jardin botanique de la ville de Cologne- Köln en allemand-), Kölner Flora est un rosier arbustif bien ramifié au port dressé mais sans raideur qui porte jusqu'à la base un abondant feuillage vert foncé et brillant indemne de toute maladie Sa floraison s'étale de la m-mai au début septembre (un exploit chez moi), ce qui en fait un des rosiers les plus remontants de mon jardin.




Ses boutons turbinés s'ouvrent en roses opulentes ayant la forme de coupes bien pleines (plus de 40 pétales). Solitaires ou réunies en bouquets, elles se distinguent par leur coloris  rose indien délicatement suffusé d'abricot.




Ses fleurs tiennent longtemps quel que soit le temps et exhalent  un parfum envoûtant  et pénétrant de rose où les notes puissantes et épicées de la myrrhe et de l'anis sont tempérées par des nuances florales douces et sucrées (notamment d'ylang-ylang et de fleur de frangipanier). Cette rose d'exception a du reste été maintes fois primée pour son parfum.




Cette merveille de rose qui rappelle incontestablement les variétés anciennes est chez moi mise en valeur par des nepetas et des alchémilles qui accentuent son côté nostalgique. Je la recommande à tous les amateurs de belles roses parfumées. Quant à moi, je ne manquerai pas de planter d'autres rosiers arbustifs Kordes tant il sont faciles à réussir.




Sous peu c'est Herzogin Christiana, un autre rosier Kordes aux fleurs très doubles d'une teinte délicate, qui attirera le regard. Je suivrai son épanouissement avec beaucoup d'intérêt.



© Ma Planète Jardin, 05/2019

lundi 27 mai 2019

Association de rosiers anciens et modernes



L'avantage avec la rose, reine des fleurs qui occupe avec raison une place de choix dans de nombreux jardins, c'est qu'elle se suffit à elle-même. Un seul rosier, ancien ou moderne, planté en isolé suffit à imposer sa présence et à embellir l'espace où il se trouve. Pour ma part, je ne les plante jamais seuls mais en groupes de différentes variétés ou bien associés à d'autres végétaux.


Des rosiers grimpants plantés côte à côte sont parfaits en arrière-plan d'un massif de vivaces. Bouquet d'or, Lamarque et Paul's Scarlet Climber remplissent cet office chez moi.  Les deux premiers remontent bien en été et mettent en valeur les vivaces estivales qui fleurissent à leur pied en valeur.


Sur le côté est du potager, Paul's Scarlet Climber tient compagnie à Chaplin's Pink, au jeune Laguna  et au puissant Super Fairy qui fleurira plus tard.




Les rosiers anciens qui prennent parfois la forme de grands arbustes au port souple sont très beaux si on les marie entre eux mais il faut prévoir beaucoup de place. C'est le cas dans le grand massif qui borde a terrasse. Geraniums vivaces, delphiniums, campanules à fleurs de pêcher et teucrium hircanicum sont également présents mais pas encore vraiment épanouis. Les vraies stars sont pour l'heure les rosiers.

 La Sevillana tranche joliment avec les fleurs roses de Gertrud Jekyll.
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Penelope et Honorine de Brabant, devenu splendide en quelques saisons seulement.


   
Felicia et et Pink Prosperity qui débute sa floraison. Près d'eux, j'ai planté Cornelia, qui peine un peu à s'installer, ainsi que Moonlight et Elmshorn l'hiver dernier.



Madame Isaac Pereire s'associe facilement à Salet qui derrière lui donne ses premières fleurs.



Sur la droite du massif, Buff Beauty, qui est devenu un petit grimpant, attire le regard avec ses roses d'une jaune abricot très doux.


Dans la partie sud du jardin, c'est le duo Fritz Nobis/Albertine qui joue les vedettes.




Sans oublier le tout jeune Lemon Rambler qui côtoie sans complexe la sublime Ghislaine de Féligonde non encore totalement éclose.



 
La rose -ancienne surtout mais aussi moderne- occupait jadis une place marginale dans mon jardin mais son univers fascinant et envoûtant à fini par le conquérir tout à fait.

© Ma Planète Jardin, 05/2019