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mercredi 3 mai 2017

Des gelées d'avril qui laissent des traces


Dans mon jardin au climat océanique les gelées tardives à la fin du mois d'avril sont rares et quand elles surviennent, elles causent quelques dégâts sans gravité au potager. Les légumes frileux qui eux ne supportent pas le gel n'y sont pas encore installés et l'impact se limite en fait à un retard de croissance. Cette année cependant, en raison de l'avance considérable de la végétation, les gelées d'avril ont eu des conséquences au jardin d'ornement.

Pour la première fois, les pousses particulièrement tendres de plusieurs arbustes, dont certains sont pourtant très résistants, ont été abîmées par le gel. Il n'a pas gelé très fort mais sur plusieurs jours entre le 20 et 29 avril derniers et cela a suffi à brûler et à noircir de nombreuses jeunes pousses. La sécheresse de l'air ambiant, importante après cinq semaines venteuses  et sans presque aucune pluie y est sans doute pour quelque chose.


Il a fallu du temps pour que les effets du gel soient visibles, je les découvre peu à peu en inspectant les arbustes du jardin.


Le chimonanthe, le mahonia Charity et surtout la viorne de Chine Summer Snowflake ont souffert mais ils s'en remettront aisément, la floraison du viburnum n'a d'ailleurs pas été touchée.



Plus délicate est la situation d'un des deux lagerstroemias. La taille courte et bien nette lui avait réussi et de nouvelles pousses pleines de promesses étaient sorties. Elles sont anéanties. Pendantes et noirâtres, elles vont sans doute tomber. Je préfère laisser le pauvre arbuste en l'état pour l'instant même si ce spectacle ne me plaît guère.




Le jeune feuillage de la bignone et du chitalpa ont été aussi mordus par le froid mais leur vigueur devrait effacer ces blessures. Ce qui est plus ennuyeux, c'est que les pousses de l'année de mon jeune osmanthe heterophyllus qui croît lentement sont mal en point.



Le camélia présente un aspect un peu dénudé. Par chance, la floraison, bien belle cette année, était finie.


Les hydrangeas s'en sortent bien mieux que les anémones du Japon.


Fort heureusement, le gel n'a pas eu de prise sur la floraison généreuse du viburnum mariesii ni sur les pommes de terre bien protégées sous un voile d'hivernage qui garde la chaleur diurne et hâte leur développement. Autant de satisfactions qui font oublier ces aléas climatiques.



© Ma Planète Jardin, 05/2017

samedi 29 avril 2017

Des tulipes fleuries en avril grâce à une plantation tardive



Malgré le gel de ces derniers jours qui a occasionné  certains dégâts au jardin, la végétation conserve une avance considérable ce printemps. La spirée de Van Houtte, qui en principe s'épanouit en mai, est fleurie depuis des semaines, le lilas commence déjà à passer et les viornes de Chine offrent une floraison généreuse et précoce en dépit de la très grande sécheresse qui règne depuis cinq semaines. Quant aux rosiers, plusieurs portent déjà quelques fleurs.


Les tulipes du jardin, plantées il y a des années, se sont naturalisées au fil du temps et elles reviennent fidèlement. Cette année aussi elles ont fleuri mais avec un décalage énorme par rapport à une saison ordinaire, les premières ont éclos début mars et à la fin du mois les dernières étaient fanées si bien qu'il s'en est fallu de peu qu'avril, le mois des tulipes, ne fût privé de cette fleur reine du printemps que j'aime autant que la rose. Un phénomène inédit que je n'avais jamais constaté.


Fort heureusement, je profite malgré tout de leur floraison élégante et colorée que je pourrai encore admirer quelque temps en mai. A vrai dire, c'est le fruit du hasard mais je me souviendrai de cette astuce pour avoir encore des tulipes fleuries quand les conditions sont peu favorables.

Pour pallier le manque de bisannuelles, j'ai eu l'idée de planter des bulbes de tulipe vers le 20 décembre de l'année dernière pour obtenir des massifs printaniers étoffés et colorés. Jusqu'alors je les plantais à la mi-novembre, je ne savais donc pas quelle serait la floraison.


Le résultat est satisfaisant, magnifique même pour certaines variétés qui se montrent très florifères et font preuve d'un belle résistance à la  sécheresse extrême qui frappe le jardin et commence à faire souffrir les vivaces.


La tulipe Darwin Princesse Irène est sans conteste la plus belle. Plantée en masse dans le massif sud-ouest un peu ombragé elle est en fleurs depuis des semaines où sa teinte orange flammé de rouge fait merveille. Un vrai bijou que je recommande vraiment.




Paul Scherer et Continental aux teintes pourpres sont superbes aussi, leur couleur ressort bien sur le feuillage gris des nepetas.




J'aime aussi beaucoup le coloris tonique et raffiné de la tulipe Triomphe Affaire, charmante au milieux des alchémilles, même si elle penche un peu la tête après avoir subi le gel.




Celles que j'avais reçues pour Groenland ressemblent en fait  assez à la tulipe Virichic mais leur originalité est attrayante.




Seules Purple Flag et Flaming Purple ont peu fleuri, la terre est très pauvre et très aride à cet endroit, il me faudra leur trouver un emplacement plus favorable.




La floraison finissante de Daydream accompagne la première rose de Sunstar, un duo incongru qui est dû entièrement aux caprices d'un climat que j'ai connu un peu plus tempéré.



Le hasard fait parfois bien les choses au jardin et cela suffit à faire oublier les déceptions.

© Ma Planète Jardin, 04/2017

samedi 15 avril 2017

Nouvelles floraisons printanières


Implantée au printemps 2014 en bordure de la propriété voisine, la haie d'arbustes persistants s'est bien développée, certains sujets ont même pris une ampleur dépassant largement mes attentes, notamment les photinias Red Robin dont l'opulent feuillage arbore en ce moment de superbes teintes rougeoyantes. Durant la période la plus chaude et la plus sèche des deux derniers étés, la floraison généreuse de l'olearia  haastii se fit particulièrement remarquer  mais a présent ce sont les deux arbustes de printemps installés à l'extrémité sud de la haie qui attirent mon attention depuis quelques jours tant leur floraison est belle.


Gracile mais très robuste, la viorne de Prague (viburnum pragense) offre enfin sa première floraison, trois ans après sa plantation. Ses petites fleurs tubulaires blanches sont réunies en grosses ombelles arrondies blanc crème bien réparties de la base au sommet qui se détachent sur son élégant feuillage vernissé vert foncé. Je suis surpris de sa croissance malgré les périodes sèches et chaudes qu'elle a du affronter depuis 2014. La sécheresse actuelle, intense et pour tout dire assez préoccupante, ne l'affecte pas. Le paillis étendu à son pied, qui me dispense de la corvée de désherbage, lui est sans doute profitable.


Ce viburnum peu commun, qui est une valeur sûre pour les amateurs du genre, complète et termine ma petite collection de viornes qui comprend dix espèces assez différentes les unes des autres.


Non loin d'elle, le berberis de Darwin (berberis darwinii) dont j'aime le feuillage graphique quoique piquant capte le regard par la couleur tonique de ses fleurs. Semblables à de petites clochettes réunies en grappes pendantes, elle affichent une couleur orange clair qui apporte beaucoup de gaieté dans cette partie du jardin autrefois si triste et devenue maintenant un des coins que je préfère.


Ce berberis persistant moins répandu que le berberis de Thunberg ne m'avait donné que quelques fleurs l'an dernier mais ce printemps il me gratifie d'une floraison digne de ce nom.


Il faudra encore quelques années avant que la haie prenne de l'épaisseur mais déjà, ces premières floraisons sont comme une récompense pour le jardinier heureux de récolter les fruits (ou plutôt les fleurs) de son travail.

Viorne de Prague, olearia haastii et berberis de Darwin


© Ma Planète Jardin, 04/2017