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lundi 23 décembre 2024

Le cornouiller Midwinter Fire, un arbuste aux couleurs hivernales flamboyantes

 

En ce début d'hiver, les couleurs sont rares, les floraisons quasi absentes au jardin et la grisaille omniprésente recouvre presque tout. Bien sûr le chimonanthe, comme chaque année, croule sous les fleurs et exhale de délicieuses fragrances de miel et la jasmin d'hiver offre ses premières clochetes jaune d'or mais ce e sont pas eux qui attirent l'attention du jardinier.

Le point de mire est bel et bien le cornouiller sanguin Midwinter Fire. Dénudé depuis déjà de longues semaines il arbore des couleurs intenses et très lumineuses. Ce n'est peut-être pas le plus coloré des cornouillers mais ses teintes jaunes, orange et rouges  sur les rameaux les plus jeunes sont superbes.


Installé depuis dix ans, il a beaucoup poussé cette année et j'ai dû le discipliner par une taille légère en juillet après sa floraison. C'est peut-être ce qui explique des teintes aussi éclatantes.

A sa droite on aperçoit le cornouiller alba sibirica variegata.

J'attends beaucoup aussi de deux autres cornouillers à bois décoratif, Winter Beauty (réputé pour son écorce vivement colorée) et Anny's Winter Orange.

Une touche de couleur appréciable dans  le gris de l'hiver.

© Ma Planète Jardin, 12/2024. Tous droits réservés.

jeudi 21 décembre 2023

Des fêtes de fin d'année fleuries


L'année se termine et à quelques jours de Noël le jardin, nettoyé et paré pour affronter l'hiver, s'endort  tout doucement. Pour le jardinier c'est aussi le temps du repos.

Il sera sans doute de retour l'an prochain pour une seizième saison de partage sur le thème du jardin.

En attendant, je souhaite à toutes celles et à tous ceux qui consultent ces pages, occasionnellement ou avec assiduité, de très bonnes fêtes de fin d'année.

Des fêtes qui ne seront pas sans fleurs chez moi puisque le mahonia Charity, insensible à la sécheresse intense de l'été et aux pluies torrentielles de l'automne, offre une de ses plus belles floraisons depuis sa plantation il y a maintenant bien longtemps.

 

 

© Ma Planète Jardin, 12/2023. Tous droits réservés.

jeudi 3 janvier 2013

Ciel d'hiver aux couleurs de feu


Depuis plusieurs semaines, rares furent les journées lumineuses, les nuages et la grisaille ont régné en maîtres dans ma région amenant des pluies bienfaisantes qui ont semble-t-il rompu le cycle des sécheresses récurrentes depuis dix ans. C'est un signe positif pour cette nouvelle année jardinière, d'ailleurs la végétation ne s'y trompe pas. Les arbustes à floraison hivernale qui ont été copieusement abreuvés depuis trois mois n'ont jamais autant fleuri.


La journée d'hier a fait exception. Point de nuages mais beaucoup de soleil, un beau ciel bleu, de la douceur et le pépiement des oiseaux qui donnaient à ce début d'année un avant-goût de printemps. Alors que le soleil avait déjà disparu derrière l'horizon et que sa lumière continuait à irradier le ciel, des nuages sont venus s'interposer. Ils se sont mis à rougeoyer comme s'ils étaient sur un lit de braises attisées par quelque main invisible. Un beau spectacle que j'ai savouré et je m'en réjouis car aujourd'hui le ciel est gris et bas et l'horizon bien morne.



© Ma Planète Jardin, 01/2013

mardi 4 décembre 2012

Le jardin exotique prend un air hivernal


Ce week-end l'ambiance n'était pas des plus chaudes dans mon jardin exotique, j'avais même l'impression que l'hiver était là (et de fait, l'hiver météorologique débute le premier décembre). La douceur du climat maritime et la belle lumière avaient disparu. Il faisait gris et froid (pas plus de 2° samedi). Il était temps de préparer pour l'hiver ce jardin où des espèces exotiques poussent en pleine terre. Beaucoup le passent sans précaution particulière, d'autres un peu plus fragiles ont droit à une protection facile à installer lorque le temps est calme, ce fut le cas mais il m'est arrivé de devoir lutter contre un vent tempétueux et la tâche en devient délicate.

Un petit tour d'horizon des feuillages les plus sensibles au froid est toujours utile. De petites gelées ont cuit le feuillage du bananier et des hedychiums ou ratatiné les grandes feuilles palmées des ricins. Seuls les hedychiums me demandent un peu de travail pour l'hivernage.



Les palmiers, bien habitués à  l'hiver, ne souffrent ni du froid ni de l'humidité et leur présence est bien agréable en cette période un peu triste.



 La grande bordure de plantes méditerranéennes est certes défleurie mais certains feuillages restent attrayants. L'eucalyptus, sentinelle du jardin, est insolent de vigueur. Son feuillage bleuté  ressort moins quand le temps est maussade.



Je continue à protéger le dasylirion avec des feuilles mortes et un voile d'hivernage. Je crois n'avoir jamais autant dépensé pour une plante (les sujets de belle taille sont hors de prix), j'en prends donc le plus grand soin. Devant lui, l'agave doit compter sur ses propres forces pour résister au froid.


La cordyline ou plus exactement ce qu'il en reste, c'est-à-dire deux beaux rejets, a droit au même traitement de faveur. Le pied est paillé puis elle est emmaillotée de voile en polypropylène que j'ôterai fin mars.



Je vérifie que les fils métalliques qui maintiennent l'olivier sont bien tendus, l'an dernier il fut jeté à bas par une tempête. Pour le relever, il m'a fallu tailler toutes les branches. J'ai bien cru qu'il ne s'en remettrait pas. Les racines devaient être intactes, ce qui explique cette renaissance.



D'autres végétaux assurent le décor tout l'hiver, le grévilléa qui porte de nombreux boutons  le feijoa ou des végétaux au feuillage graphique: canne de Provence, yuccas et phormium.



Le jardin peut maintenant s'endormir, il me suffira de vérifier régulièrement la solidité des protections.

© Ma Planète Jardin, 12/2012

mercredi 22 février 2012

Un hiver qui laisse des traces


La vague de froid extrême qui a duré deux semaines est bien finie, les températures sont assez douces pendant la journée et le soleil brille généreusement. Pourtant, toutes les manifestations de cet épisode hivernal sévère n'ont pas disparu au jardin. Certaines, insoupçonnées parce qu'indécelables par le regard sont étonnantes et m'ont vraiment pris de court. D'autres, hélas trop visibles, sont la conséquence d'un excès de confiance de ma part dans les ressources de mes plantes préférées.

Le redoux s'est certes produit il y a maintenant une dizaine de jours et la terre gelée sur 40 cm a retrouvé sa souplesse habituelle mais le dégel n'est que partiel comme j'ai pu m'en rendre compte il y a peu. Près du potager se trouvent mes tas de compost. Dans le plus grand finissent tous les déchets du jardin, le compost presque mûr enrichit le potager en mars. Le plus petit me permet de transformer rapidement en terreau riche et très fin les déchets non exempts de pesticides que sont les épluchures de fruits et de légumes du commerce. J'y mets aussi les déchets de cuisine (coquilles d'oeufs, sachets de thé, marc de café, papiers et cartons sans encre). Ce terreau sert exclusivement à fertiliser les massifs de fleurs.

Ce compost étant prêt, il était temps de l'épandre, seulement voilà il est encore totalement congelé malgré le soleil et les températures clémentes. Ce tas d'environ 1mètre cube est à peu près aussi dur qu'un roc, impossible d'en retirer la moindre pelletée. J'ai renoncé et remis à plus tard ce travail. Je suis perplexe, sa couleur noire devrait capter la chaleur (relative ) du soleil et faire fondre la glace. Une vraie énigme et un signe tangible de cet hiver rigoureux.



L'autre image que laisse cet hiver hors norme, c'est aussi le spectacle affligeant qu'offre à présent mon daphné odora. Feuilles et fleurs sont noircies, les tiges sont brunes. Sa floraison parfumée qui m'enchantait à chaque fin d'hiver appartient au passé. J'ai trop présumé de sa résistance aux aléas climatiques. Bien qu'il tolère -15° (on n'en était pas loin), j'ai peine à croire qu'il reparte. Mon incurie est en cause.



Il y a cependant une vraie consolation, c'est que cet hiver qui fut bien froid finira bientôt.

© Ma Planète Jardin, 02/2012

mardi 14 février 2012

Le redoux s'amorce


Après quinze jours de neige et de froid polaire, les températures sont redevenues positives dans ma région et le dégel tant attendu a commencé. La neige fond doucement, apportant beaucoup d'eau, ce qui est un bienfait pour le sol et les plantes que le froid très vif (il a fait jusqu'à -13,5° plusieurs nuits de suite) avait desséchés. La terre qui était gelée sur 40 cm est détrempée en surface mais encore compacte en profondeur.

Les dégâts sont en fait minimes même si les gelées ont été très fortes. Il est particulièrement réconfortant et rassurant de voir le jardin retrouver son aspect habituel. Quelques fleurs entourées de neige rompent la monotonie du blanc. Elles ne portent pas trop les stigmates de ces deux semaines de grand froid.

Les hellébores d'Orient penchent la tête plus qu'à l'accoutumée, leurs tiges se sont ramollies et il est peu probable qu'elles se redressent mais leurs fleurs intactes ressortent bien sur la neige. Un bien joli spectacle.



Les bruyères réapparaissent sous la neige qui les a un peu déformées et fait tomber en masse leurs clochettes.



Les narcisses perçant la neige sont un signe que l'hiver est dans la dernière ligne droite.



Le rosier de Chine 'Old Blush', pourtant assez frileux, a conservé tout son feuillage alors que des pousses ont roussi sur certains hybrides de thé parfaitement rustiques. Un vrai mystère !



Beaucoup d'arbustes ont retrouvé leur belle silhouette d'un coup, comme le skimmia et le camélia qui porte des boutons que le froid n'a apparemment pas pu anéantir.



C'est le cas aussi pour cette azalée mollis aux bourgeons prometteurs.



D'autres s'en tirent moins bien, leur floraison n'a pas résisté. Le jasmin d'hiver ne porte plus que quelques fleurs éparses blanchies par le gel, celles du chèvrefeuille d'hiver semblent confites et les bouquets de fleurs du laurier tin (je m'étais réjoui trop tôt) sont grillés.



Le feuillage des ceanothes qui chez moi est semi-persistant a bruni lui aussi mais c'est absolument sans gravité, ils repartiront au printemps.



Après des jours de torpeur, les plantes reprennent vie et cette énergie nouvelle se communique au jardinier impatient d'agir.

© Ma Planète Jardin, 02/2012

samedi 11 février 2012

Dégâts du gel au jardin


Tous les végétaux installés dans mon jardin tempéré sont bien rustiques dans l'ensemble mais il est rare qu'il soient confrontés à une période de froid aussi intense que celle que nous connaissons actuellement. Depuis quelques jours en effet les gelées nocturnes sont très sévères, la température a chuté à -13° jeudi dernier, en journée elle peine à dépasser -3°.

Les vivaces, qui résistent sans faillir à -25° et moins, sont à l'abri sous 20 cm de neige aux vertus isolantes bien connues. En dessous, le sol n'est pas gelé, j'en ai fait l'expérience au potager en récoltant de la salade par -10° (j'en reparlerai sous peu). Cette neige, riche en azote, sera bénéfique la saison prochaine.



Pour les arbustes, surtout les persistants, c'est autre chose. Leur feuillage tendre se déforme et se racornit sous la morsure du gel et sous l'effet d'un vent d'Est particulièrement desséchant. La neige qui aurait pu brûler leurs feuilles a été délicatement ôtée. Malgré cette précaution, certains ont une bien triste allure comme le skimmia qui s'est avachi.



Le camélia qui était très fleuri à la mi-janvier n'a plus de fleurs, son beau feuillage lisse et vernissé se recroqueville comme s'il était malade. Son seuil de rusticité n'a pas été atteint (-12 à -15°) mais peu s'en est fallu. Etrangement, il porte encore des boutons qui ne paraissent pas souffrir.



Un des rhododendrons est en piteux état.




Le daphne odora, qui avait surmonté les hivers 2009 et 2010 présente un aspect inquiétant, les feuilles sont toutes tombées et les fleurs qui commençaient à éclore sont noircies. Plusieurs nuits avec des températures inférieures à -10° semblent l'avoir affecté. Il eût été facile de le protéger d'un voile d'hivernage, ma prévoyance a été prise en défaut.



Même constat pour l'oranger du Mexique. Ses branches avaient gelé en 2010 et il était reparti de la souche ensuite. Ses feuilles pendent lamentablement et brunissent. Il y a quelques années encore, j'étais obligé de le tailler car il envahissait tout un massif à lui seul. Il atteignait 2 mètres de large et fleurissait deux fois. C'était avant que n'existe Ma Planète Jardin où je consigne la mémoire du jardin et cette image s'efface peu à peu.



La viorne odorante qui n'a jamais vraiment poussé depuis son installation pourrait bien vivre son dernier hiver, la couleur de ses feuilles n'est guère rassurante.



Les acanthes, si belles à la mi-janvier, sont cuites, les hellébores et leurs fleurs aussi, ces dernières se remettront sans peine dès le redoux.




Heureusement d'autres végétaux tiennent le coup, par exemple cette bordure de jeunes buis sur lesquels la neige et le gel ne semblent avoir aucune prise.



Le nandina affiche une belle teinte rouge qui ressort sur la neige.



L'hamamelis est encore endormi. Ses bourgeons intacts donneront sans doute une belle floraison en mars.



Le laurier tin est est indemne lui aussi, il y a peu, il croulait sous la neige. Feuilles et bouquets de fleurs n'ont même pas roussi. Un dur à cuire.



Tous ces petits signes d'espoir et quelques autres comme cet iris d'Alger bravant la neige sont très réconfortants et nous font un peu oublier l'hiver qui cette année mérite vraiment son nom.




© Ma Planète Jardin, 02/2012