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vendredi 13 septembre 2013

Sedums et anémones du Japon, les vedettes du jardin en septembre


Il est des plantes qui sont toujours belles même quand les conditions climatiques sont médiocres comme c'est le cas en cette fin d'été. Les asters d'automne, malmenés par les fortes chaleurs et la sécheresse, peinent à éclore, les floraisons estivales, sauf celle des rubeckias, déclinent lentement. Quant aux annuelles, elles n'ont pas donné grand-chose en raison du printemps calamiteux qui m'a obligé à refaire mes semis.

Les grands sedums (sedum spectabile) et les anémones du Japon font partie de ces plantes qui ne déçoivent pas. Ils assurent le décor, séparément, car les sedums se plaisent au soleil tandis que les anémones ne prospèrent qu'à la mi-ombre dans mon jardin. Je ne crois pas  avoir vu les anémones aussi fleuries depuis longtemps. Il est bon de ne pas les planter trop près des autres vivaces qu'elles ont vite fait de concurrencer voire d'étouffer si l'exposition leur plaît. La première à fleurir est Robustissima qui s'épanouit dès le début août. Presque défleurie à présent, elle est relayée par d'autres à fleurs roses (September Charm) ou blanches. Elles occupent un grand massif en compagnie de deux hortensias, de cornouillers plantés en début d'année et de quelques asters.


Protégées du soleil ardent de l'après-midi, nourries d'un peu d'engrais au printemps et arrosées de temps en temps, elles fleurissent très généreusement. Quelques tiges alourdies par le poids des fleurs ont été tuteurées. Leurs fleurs délicates aux couleurs pastel apportent beaucoup de gaieté dans ce coin triste. Une valeur sûre pour fleurir l'arrière-saison.


Anémone Robustissima

Quant aux sedums au charme indémodable, ils fleurissent beaucoup sans rien demander, pas même un arrosage. Ils sont associés aux rudbekias fulgida et à des asters et habillent le pied de certains rosiers. Leurs inflorescences aplaties vieux rose, toujours nombreuses, tiennent très longtemps et plaisent infiniment aux insectes butineurs, notamment aux papillons.


Certaines touffes âgées trop copieusement arrosées par les pluies du printemps et sans doute aussi trop ombragées éclatent et s'écroulent. Pour celles-là, la division et une replantation en situation ensoleillée s'imposeront au printemps.


Deux vivaces incontournables pour la fin de l'été et l'automne .

© Ma Planète Jardin, 09/2013

jeudi 29 août 2013

Floraisons arbustives de la fin août


En cette fin août, les arbustes à fleurs sont les vedettes du jardin, non qu'ils soient très nombreux à être en fleurs mais leur floraison assez généreuse et leur silhouette harmonieuse les rend intéressants et ils égaient différents coins du jardin. C'est loin d'être le cas des rosiers qui remontent peu en ce moment, il faut dire que la chaleur de ces dernières semaines conjuguée à l'absence de pluies notables n'a guère favorisé la remontée estivale. Quant aux vivaces, elles sont certes fleuries mais elles ont exagérément poussé au printemps et certaines ont à présent une allure un peu degingandée qui nuit à la beauté des massifs.


Si mon attention est autant retenue par les arbustes à fleurs, c'est que certains offrent leur plus belle floraison depuis des années. C'est surtout le cas des deux lagerstroemias du jardin. L'humidité importante du printemps et l'ensoleillement de l'été leur ont réussi mais cela n'explique pas tout. Depuis plusieurs années, j'observais les symptômes d'une maladie inconnue, peut-être une forme d'oïdium. Les feuilles des extrémités se déformaient et les boutons floraux avortaient. Deux pulvérisations de bouillie bordelaise ont jugulé le phénomène.


Le lagerstroemia à fleurs rouges est bien fleuri depuis des semaines et il embellit la partie avant du jardin qui est toujours un peu triste à cette époque de l'année. Non loin de là, un autre à fleurs mauves qui ne fleurissait plus depuis longemps commence à s'épanouir. Me voilà tout à fait réconcilié avec ces beaux arbustes qui boudaient ce jardin (dans l'autre, ils sont toujours très beaux)


Installé il y a deux ans, le buddleia Sungold à bien fleuri. Ses panicules de fleurs jaune orangé font oublier l'absence de remontée du ceanothe Gloire de Versailles planté tout près de lui.


Nettoyé régulièrement, le buddleia davidii fleurit depuis de longues semaines.


Le caryopteris, qui sera remplacé par des variétés plus hautes qu'accompagneront des rosiers jaunes et oranges à l'automne, commence sa floraison.


 Comme les années passées, l'hortensia paniculé est au mieux.


 La spirée Anthony Waterer fleurit pour la deuxième fois.


Amateur de chaleur et à l'aise dans la terre pauvre et sèche du jardin, le vitex  ne me déçoit jamais.


 De même que l'abelia qui restera en fleurs jusqu'aux derniers jours d'octobre.


Deux rosiers cultivés en abustes arrivent malgré tout à se faire remarquer, Line Renaud et La Giralda.


Tous ces arbustes à fleurs sont décidément bien précieux pour assurer le décor de la fin d'été.

© Ma Planète Jardin, 08/2013

dimanche 11 août 2013

Luxuriance estivale pour le jardin exotique


Les pluies abondantes du  printemps et la chaleur du mois de juillet ont réussi à la plupart des plantes exotiques qui peuplent le jardin, elles apprécient ces conditions. Beaucoup ont pris une ampleur considérable et certaines plantes à fleurs ont non seulement rattrapé leur retard mais leur floraison est sans doute la plus belle depuis des années. Il n'y a pas le moindre signe de dessèchement, les végétaux sont foisonnants, la pelouse verte et l'ambiance, sans être tropicale, est vraiment exotique, un  résultat que je suis heureux d'obtenir.

Cet été voit le triomphe des agapanthes, les hampes florales, très nombreuses, font plus de 1,60m. Les fleurs sont de belle taille.


Les euryops, dont quelques-uns ont été remplacés en juin, se développent et sont presque aussi fleuris que pendant l'arrière-saison.


Les sauges des marais sont bien fleuries également.


Les phygelius, un peu moins, mais ils ont offert une extraordinaire première floraison en juin.


Les cannas, qui ont démarré très tard, poussent vite et fleurissent correctement.


Les ricins qui ont germé début juin seulement à cause de la grande fraîcheur du printemps seront vraiment beaux dans deux ou trois semaines.


Adaptés au sol maigre de cette bordure, l'helichrysum (qui devra être nettoyé), le teucrium hircanicum et la lavande blanche ont été prodigues.



Le fond du jardin, que je nomme la 'petite jungle' est luxuriant à souhait. Il manque la couleur des brugmansias et des hedychiums. Les premiers fleurissent souvent en septembre, les deuxièmes fin août.

 

Ce jeune laurier rose est plein de promesses. Cette espèce est la plus florifère dans la région c'est pourquoi je l'ai planté même si sa couleur n'est pas celle que je préfère. 



Pour ne pas être débordé par le développement du feijoa et du grevillea qui ont vite fait de gêner le passage, il m'a fallu jouer de la cisaille.


L'agave et le dasylirion restent eux toujours très sages.


Le lantana sellowiana qui passe l'hiver en terre est le seul qui soit fleuri.


Dans la partie avant du jardin où les plantations peinaient à s'étoffer, le lilas des Indes et un laurier rose qui restait chétif me surprennent par leur belle floraison.


Il aura suffi de quelques semaines de beau temps pour métamorphoser le jardin qui faisait triste figure en mai, un vrai bonheur.

© Ma Planète Jardin, 08/2013

dimanche 28 juillet 2013

Un jardin miraculé


Un miracle, c'est le mot qui me vient à l'esprit (que j'ai plutôt cartésien !) lorsque je vois le peu de dégâts que mon jardin a subi après le violent orage, je devrais dire l'ouragan, qui s'est abattu sur lui dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Vers 2 heures du matin, un vent d'une force inouïe s'est déchaîné, rugissant avec une puissance que je n'avais jamais vue et qui m'a vraiment effrayé. C'était plus puissant que la tempête de 1999 et même que l'ouragan Xynthia pour lequel ma région avait été placée en vigilance rouge. J'ai eu peur non pour le jardin auquel je ne pensais guère mais pour la maison. Crainte, impuissance et humilité, voilà ce que de tels évènements font ressentir.

Malgré ces rafales très fortes (140km/h), les dégâts sont minimes. Aucun des grands arbres n'est tombé, pas une branche à terre, juste un océan de feuilles à râtisser. Pas de dommage non plus sur la maison, le soulagement est immense. Pour le village, c'est autre chose, la place centrale est totalement dévastée, des dizaines de grosses branches sont cassées, des arbres ont été déracinés, la toiture de l'école a été très abîmée, une vraie désolation.


Chez moi, seule la bignone a été cassée par le vent et il m'a fallu la sacrifier. Cette grimpante qui rejette beaucoup repoussera sans peine.




Le chèvrefeuille a été éventré mais ce dur à cuire s'en remettra facilement. En septembre, je ferai une taille de nettoyage.




Les grandes vivaces, bien que couchées, n'ont pas plié et j'ai pu aisément les redresser. C'est notamment le cas des rudbeckias nitida, atteints de gigantisme cette année.


Au potager les rames des haricots grimpants ont été mises à bas, j'ai pu les relever mais la récolte sera sans doute maigre. Un autre système de rames que j'utilise depuis des années (j'en parlerai sous peu) a lui parfaitement résisté.


 Le maïs doux planté tout près était tombé lui aussi, il m'a suffi de fixer ses tiges aux rames.


Les fleurs du jardin aident à oublier cette nuit apocalyptique.


Les héliopsides, simples ou doubles, accompagnées de fenouils ou d'un miscanthus auparavant associé aux rosiers sont les stars du jardin cet été.
 

 Les pois vivaces se marient aux achillées.



Les premières anémones animent ce coin où tout est défleuri.



 Les hydrangeas que je ne réussissais pas donnent enfin quelque chose.


 L'hortensia paniculé offre de belles promesses.


Les lavandes officinales, l'hémérocalle Burning Daylight, les solidages et la gypsophile égaient les massifs.



 Il y a peu de roses, je les apprécie d'autant plus.

Ballerina et Robin Hood, deux champions de la floraison que je me félicite d'avoir plantés en 2012.


Mme Alfred Carrière remonte un peu, Allister Stella Gray et The Prince davantage. Aloha, tout jeune encore, prépare lui aussi une jolie remontée.



 Buddleia et abelia sont les seuls arbustes fleuris.


 Le chitalpa, totalement aplati par la tempête, fleurira malgré tout.


Les premières commelines éclosent mais le feuillage, couché par le vent, a piètre allure


Il n'y a rien de tel qu'une balade au jardin dans le calme revenu pour retouver la sérénité.

© Ma Planète Jardin, 07/2013