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dimanche 4 mai 2014

Geranium phaeum, une vivace élégante à la floraison délicate


Dans mon jardin à la terre pauvre et sèche, les plantes qui aiment la fraicheur doivent être installées à la mi-ombre pour prospérer. Malgré cette précaution, certaines ont bien du mal à s'adapter aux conditions parfois difficiles qui règnent chez moi. Ce fut le cas pendant des années du geranium phaeum qui a survécu sans rien donner de vraiment remarquable. Pourtant, je suis bien obligé de reconnaître qu'il est de toute beauté quand il trouve des conditions qui lui sont favorables.



Depuis une bonne semaine, il offre avec générosité de nombreuses fleurs qui attirent le regard. Niché au pied d'un cornouiller et du rosier Gertrud Jekyll qui lui procurent une ombre bienfaisante, il est enfin à son aise. Ses grandes feuilles sont persistantes. Très découpées et marquées de brun, elles forment des touffes très décoratives au port vertical de 60cm de haut et de 40cm large. Ce geranium bien rustique accepte tous les sols pourvu qu'ils soient frais, une gageure dans un jardin comme le mien.


Groupées en bouquets au-dessus du feuillage, les fleurs aux étamines saillantes sont violet pourpre à centre blanc. Quand il fait gris, elles semblent presque noires. Je n'en connais pas la variété mais il ressemble beaucoup à 'Saturn'. Il existe de nombreux cultivars à fleurs rouges, mauves, roses ou blanches.



Si le temps, n'est pas trop sec, cette jolie floraison se poursuivra pendant tout le mois de mai. Même s'il ne deviendra jamais opulent chez moi à cause des étés chauds et secs qui limitent beaucoup son expansion, je suis heureux de pouvoir admirer sa beauté raffinée, d'autant plus sereinement que je ne lui prodigue aucun soin.



La vraie star du moment parmi les geraniums vivaces est incontestablement le geranium macrorrhizum, un dur à cuire qui se plaît partout.


© Ma Planète Jardin, 05/2014

samedi 1 juin 2013

Le pigamon, une vivace robuste à la silhouette délicate


Indifférent aux conditions météorologiques calamiteuses qui ont régné pendant des semaines, le pigamon à feuilles d'ancolie (thalictrum aquilegifolium), celui que je préfère à tous les autres, a commencé a fleurir depuis quelques jours. Ses fleurs sont aussi nombreuses que les années passées et son feuillage possède la même élégance, la fraîcheur et l'humidité lui réussissent. Après l'avoir complètement oublié pendant des mois, je le retrouve avec infiniment de plaisir. Les trois sujets plantés il y a maintenant près de dix ans ne donnent aucun signe de faiblesse bien que leur espace vital soit parfois menacé par des lysimaques et des anémones du Japon plutôt envahissantes. Il se plaît davantage que les ancolies qui ne vivent pas très longtemps chez moi.


Le pigamon forme une touffe erigée de 1m de haut environ. Son feuillage vert bleuté très finement découpé au port un peu étalé qui rappelle celui des ancolies est d'une grande légèreté et confère à cette belle vivace une grâce particulière. Les fleurs d'abord rose foncé puis rose lilas à épanouissement ressemblent à de petits pompons disposés au bout de longues hampes très aériennes. Elles éclosent dès la fin mai dans mon jardin et s'épanouissent pendant tout le mois de juin. Ces fleurs, à la forme curieuse puisqu'elle n'ont pas de pétales mais seulement des étamines, peuvent être roses, blanches, rouges ou violettes. Groupées en bouquets serrés, elles forment des inflorescences assez grosses à l'aspect très vaporeux, elles sont pour moi la délicatesse faite fleur.


Le pigamon ne demande aucun entretien si ce n'est la supression des tiges florales à la base lorsque les fleurs sont fanées. Le feuillge caduc disparaît de lui même, tout au plus m'arrive-t-il parfois de nettoyer rapidement les touffes en fin d'hiver. Je ne le fertilise ni ne l'arrose même par grande sécheresse mais j'ai pris soin de le planter dans un coin situé à la mi-ombre qui est protégé du soleil brûlant de l'après-midi où il profite toujours d'un peu de fraîcheur, ce qu'il apprécie. J'imagine qu'il pourra vivre ainsi encore de longues années. Il doit y avoir dans le groupe un pied femelle qui murit ses graines car j'ai retrouvé il y a peu un semis spontané au pied du rosier Felicia, une aubaine car le thalictrum a un charme fou et j'aimerais en avoir plus. Je suis très tenté par le thalictrum flavum à fleurs jaunes, le thalictrum aquilegifolium à  'Pupureum' à fleurs pourpres, 'White Cloud' à fleurs blanches ou 'Thundercloud' à fleurs violettes.

 

C'est à coup sûr une vivace qui sait apporter une touche de raffinement au jardin.


© Ma Planète Jardin, 06/2013

samedi 18 mai 2013

Geranium macrorrhizum, un couvre sol rustique et très solide


Les géraniums vivaces, très en vogue depuis une quinzaine d'années, n'ont pas leur pareil pour former  rapidement de jolis coussins arrondis ou des tapis colorés qui habillent avec élégance le pied des rosiers ou des arbustes. Leur feuilage découpé et leur floraison légère et naturelle fait aussi merveille dans les bordures. Ils ne sont pas difficiles à cultiver et sont bien rustiques mais ils apprécient malgré tout une certaine fraîcheur et un sol assez riche. Dans mon jardin, ils souffrent parfois de la sécheresse qui freine leur floraison et abîme leur feuillage mais il reviennent toujours fidèlement.

Dans cette grande famille il en est un qui est vraiment résistant et même totalement increvable, le geranium macrorrizhum qui pousse absolument partout, même dans les endroits les plus ingrats du jardin. On aime ou on déteste la très forte odeur aromatique que dégagent ses  feuilles au moindre contact mais il faut reconnaître que ses feuilles palmées vert clair qui prennent de belles teintes automales sont très décoratives. 


Il tolère parfaitement les sols pauvres et secs et ne craint pas la concurrence des racines d'arbres ou d'arbustes. Dans mon jardin, il se plaît au pied d'une rideau d'érables et tout près d'un cornouiller sanguin sauvage. Vigoureux, il se propage rapidement grâce à ses rhizomes charnus (qu'on peut  facilement arracher lorsqu'il devient envahissant) et empêche les mauvaises herbes de pousser.


De mai à juillet, il porte de petites fleurs au longues étamines qui ne manquent pas de charme. Elles sont blanches, roses ou rouge framboise pour la variété 'Czakor' auquel  ressemble beaucoup celui que je possède. Il ne demande que peu d'entretien, il suffit d'ôter les feuilles sèches en  fin d'hiver. 


Il est toujours le premier à fleurir chez moi mais cette année il est accompagné par un autre beau géranium à la silhouette délicate et à la floraison d'un rouge profond que je  croyais avoir perdu, le geranium phaeum qui revit grâce à la fraîcheur et à l'humidité de ce printemps.


Tous les autres, endressii, psilostemon, Brookside et Johnson's Blue fleuriront beaucoup plus tard mais leur feuillage est déjà  attrayant.

© Ma Planète Jardin, 05/2013

mardi 30 avril 2013

La pervenche, une vivace tapissante au coloris unique


Depuis de longues années des grandes pervenches (Vinca Major) prospèrent dans mon jardin dans un des coins les plus ingrats, sous le grand érable pourpre où le sol est pauvre et souvent très sec. Bien que cette vivace herbacée originaire du pourtour méditerrannéen prèfère en principe les sols légers, assez riches et plutôt frais, conditions qui sont réunies dans les sous-bois où elle pousse spontanément, elle semble se plaire à cet endroit. Elle fleurit chaque année pendant une longue période, le plus souvent de mars à fin mai, il m'est arrivé cependant d'admirer quelques fleurs dès la fin décembre.


Tout est élégant chez elle, ses feuilles persistantes ovales et luisantes sont d'un beau vert foncé et ses grandes fleurs évasées à cinq pétales pores par des tiges courtes arborent un coloris bleu mauve unique, tellement unique que leur couleur a été nommée pervenche ou bleu pervenche. Au fil du temps, elle s'étale peu à peu et fait office de couvre sol grâce à de longues tiges retombantes (mais stériles) qui s'enracinent et donnent naissance à de nouvelles plantes. Dans mon jardin, sans doute en raison du sol sec, elle émet peu de tiges (dont certaines sont tondues par mégarde!) et forme des touffes compactes mais très florifères de 40cm de haut. Même lorsqu'il pleut et qu'il fait gris comme aujourd'hui, leur couleur lumineuse ressort bien.


La belle ne demande absolument aucun soin, il n'est même pas utile d'ôter les fleurs fanées, tout au plus peut-on la rabattre après la floraison pour limiter son encombrement. Elle est très rustique, jamais malade et elle supporte bien la sécheresse. Elle ne redoute en fait que les sols trop lourds ou trop humides. Pour la multiplier, il suffit de séparer les tiges stériles enracinées et de  les replanter à 40cm d'écartement. Il existe une grande pervenche à feuillage panaché ('Variegata'), une variété ('Oxyloba') dont les fleurs violettes ont des pétales très fins et une autre à fleur à fleurs blanches ('Alba')



Je possède aussi quelque spécimens de petite pervenche, sa  floraison plus précoce est moins belle à mon sens mais son feuillage dense est assez décoratif.


C'est en somme une vivace  printanière idéale pour fleurir le pied des haies et des arbres et les talus ou les rocailles ombragés. 


© Ma Planète Jardin, 04/2013

vendredi 12 avril 2013

L'arabette du Caucase, une vivace naine à la floraison d'argent.


Cette plante vivace tapissante au charme un peu rétro est peut-être moins connue que l'iberis (thlaspi) mais sa généreuse floraison blanc pur en avril-mai la rend indispensable pour composer des bordures, des potées fleuries et illuminer les rocailles ou les murets. Elle avait très souvent sa place dans les jardins de nos grands-mères. C'est d'ailleurs du jardin de mes grands-parents que j'en ai rapporté quelques pieds il y a maintenant bien longtemps. Ils étaient disséminés un peu partout dans le jardin mais j'ai fini par les regrouper dans une même bordure très sèche en été mais très ensoleillée au printemps, ce que l'arabis adore. Les pieds transplantés à l'automne se sont bien installés et je suis surpris par l'abondance de leurs fleurs qui résistent aux pluies incessantes de ces derniers jours. 

  
L'arabis du Caucase (arabis alpina subsp.caucasica) qui appartient à la famille des brassicacées est une vivace naine qui ne dépasse pas 15 à 20cm de hauteur mais qui peut s'étaler sur 50 cm de large. Ses feuilles persistantes vert de gris à bords dentés, qui sont très décoratives toute l'année, sont réunies en rosettes assez lâches et rampantes. Dès les premiers jours d'avril et jusqu'en mai, elles se couvrent de grappes de petites fleurs blanches odorantes à quatre pétales très semblables à celles d'autres représentants de cette grande famille comme le chou ou la giroflée Au moment de la floraison qui est spectaculaire, elle mérite vraiment son surnom de corbeille d'argent car les touffes en forme de coussin sont le receptacle d'une profusion de fleurs blanches qui masquent le feuillage.


L'arabette se plaît en sol léger et drainé, pas trop riche et plutôt sec et affectionne les situations ensoleillées. Elle est rustique jusqu'à -15°. L'entretien se limite à une taille légère après la floraison. En la rabattant de moitié, on lui garde son port compact. C'est un excellent couvre-sol, son feuillage assez dense empêche la pousse des mauvaise herbes. Une fois installée, elle supporte parfaitement la sécheresse.


Pour la multiplier, on peut prélever des fragments de tiges munies de quelques racines et les planter dans un sol ameubli , la reprise ne pose aucune probléme. J'ai une nette préférence pour la variété à fleurs blanches mais il existe aussi des arabis à fleurs roses ('Rosea', 'Hedi' ou 'Pinkie'). Sa munificence me fait oublier l'aubriète qui dans mon jardin à du mal à s'étoffer.


Il y a plus d'une raison de faire une place à cette petite vivace très élégante.

© Ma Planète Jardin, 04/2013