Affichage des articles dont le libellé est climat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est climat. Afficher tous les articles

mardi 18 septembre 2012

Les arbustes face à la sécheresse: les tops et les flops


La très grande sécheresse qui règne dans ma région au climat en principe océanique ne semble pas vouloir cesser, il est tombé à peine 10 mm de pluie en deux mois, soit un déficit de 90% par rapport aux normes de saisons. Le vent fort et desséchant, les températures très chaudes et même caniculaires en août ont eu un impact important sur les nombreux arbustes à fleurs plantés dans la partie Sud du jardin, c'est-à-dire à exposition brûlante. Cette situation affligeante (c'est toujours pénible de voir son jardin souffrir) a au moins  le mérite de montrer leur plus ou moins grande résistance à la sécheresse. Le bilan est  positif dans l'ensemble même s'il existe de très grandes différences.

Tous les arbustes sont bien installés et se débrouillent seuls, les plus jeunes ont été plantés il y a 7 ou 8 ans. Après observation, j'ai classé leur résistance ainsi: Excellente, moyenne, mauvaise, étant entendu que c'est l'aspect du feuillage qui détermine le classement: impeccable, flétri, grillé, tombé à terre. Bien sûr, la survie d'aucun de mes arbustes n'est en jeu mais certains n'ont vraiment pas fière allure, ils sont franchement laids. Certaines espèces ne sont pas ou plus adaptées aux étés chauds et  de plus en plus secs que connaît ma région. N'ayant pas pu planter les plus fragiles à la mi-ombre, j'aurais dû les éviter mais comment me passer de leur belle floraison printanière?

Excellente résistance
Mahonia Charity, chèvrefeuille d'hiver, tamarix, forsythia, weigelia, buddleia, viorne de Bodnant, laurier tin, viorne obier, cerisier et pommier à fleurs, noisetier pourpre,  cotoneasters, chimonanthe, cotinus, abelia, oranger du Mexique, nandina, vitex, spirées de printemps et d'été, jasmins officinal et d'hiver, chèvrefeuille de Tatarie, lagerstroemia, cognassier du Japon, amélanchier, coronille, ceanothes caducs. Aucune trace visible de la sécheresse, le feuillage est pimpant.



Résistance moyenne
Deutzia, cornouiller mâle, caryopteris, exochorda, lilas, corête. Le feuillage sans être vraiment grillé manque de tonus et a perdu sa belle teinte verte.

Mauvaise résistance
Viornes de Chine (presque toutes défeuillées), viorne de Burkwood, boule de neige, kolkwitzia, seringat. Leur feuillage s'avachit, prend une couleur brune peu engageante et tombe partiellement.



Avec en toile de fond, une immensité brune. La verdure bienfaisante, c'est sur les blogs amis que je la trouve en ce moment.



© Ma Planète Jardin,  09/2012

samedi 18 août 2012

La sécheresse sévit


Une chaleur caniculaire règne dans ma région comme dans la plupart des régions de France depuis 48 heures. La température en journée devrait dépasser les 37°, ce qui en climat tempéré devient vite irrespirable. Les travaux jardiniers sont donc suspendus. Le moment est plutôt propice à l'élaboration de nouveaux projets de plantations ou de transformations dans les massifs à l'automne prochain.

C'est aussi le moment de constater (le matin alors qu'il y a encore un semblant de fraîcheur) l'impact de la sécheresse qui sévit depuis la mi-juillet et qui s'accentue avec la vague de chaleur. En fait, le jardin est coupé en deux, les parties sud et ouest sont les plus affectées par le manque important d'eau et par les rayons brûlants du soleil. Par chance, je n'y ai planté que des arbustes et des rosiers qui une fois installés sont capables de puiser l'humidité en profondeur. Tous les massifs de fleurs, annuelles ou vivaces, sont situés dans le secteur nord ou nord-est et se portent très bien.

Quand j'ai créé le jardin, j'avais pris en compte la nature du sol, superficiel et très sec en été, mais pas vraiment l'exposition, pourtant capitale. J'ai concentré les plantations dans l'espace qui s'organise autour de la terrasse située au nord pour en profiter au  maximum, ce choix s'est fait intuitivement mais je m'en  félicite aujourd'hui.

Il n'empêche, certains végétaux que je n'ai pas pu ou pas su caser ailleurs souffrent de la chaleur et de la sécheresse, ce n'est que temporaire et ce fut  bien pis en 2003 mais cela n'a rien de réjouissant pour le jardinier qui préférerait un jardin bien vert.

Les plus touchés sont les viornes de Chine, leur feuillage grille et tombe partiellement, je devrai certainement renoncer aux belles teintes automnales de viburnum mariesii.


 Lilas, seringat et cornouiller mâle souffrent aussi. 



 Les roses de Pink Cloud si belles hier encore sont cuites.


Beaucoup de rosiers entrent en dormance, même les hybrides musqués comme Francesca pourtant adaptés au climat chaud.


La réverbération causée par le mur a eu raison des acanthes, à l'automne elles feront place à des sedums.


L'aspect de la pelouse ou du carré de fraisiers (non remontants) en dit long sur l'état de sécheresse.


Fort heureusement la plupart des autres végétaux résistent très bien.

La viorne de Bodnant  est superbe (elle porte déjà des boutons!). Tout comme le chimonanthe.


Même constat pour la viorne obier, insolente de bonne santé. On ne verra bientôt plus qu'elle a été taillée très sévèrement en juin.


 Le ceanothe, originaire de Californie où il fait chaud, apprécie ce temps.


Le jeune liquidambar, bien que coincé entre les ifs, reste pimpant et dépasse depuis peu les deux mètres.


 Le citronnier n'a jamais porté autant de fruits que cette année. Une belle consolation.


Après ce petit inventaire, il ne reste plus qu'à patienter jusqu'au retour de quelques orages qui feront tout reverdir.

© Ma Planète Jardin, 08/2012