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lundi 11 octobre 2021

'Mammoth', un aster novi -belgii imposant et très florifère


De cet aster novi-belgii, je ne connais que le nom, 'Mammoth', traduction anglaise de mammouth, ce qui laisse à penser qu'il provient d'un pays anglo-saxon. Je l'ai trouvé en même temps qu'Algard's Pride et quelques autres dans la pépinière italienne Vivai Priola.

On peut dire qu'il n'a pas usurpé son nom, il n'est certes pas géant mais affiche tout de même de belles dimensions pour un aster à feuilles lisses.Chez moi il atteind 1,30m de haut et près de 50cm de large en deux saisons seulement, sa hauteur maximale indiquée étant de140 à 150cm. Ses tiges solides er résistantes au vent portent de longues feuiilles lancéolées qui restent d'un beau vert foncé et brillant.

Depuis un mois il offre de nonbreuses fleurs de  belle taille (4cm) dont les pétales  bleu lilas entourent un coeur plat  et doré assez large. Elles ne sont pas sans rappeler les fleurs de certains érigerons et leur dimaètre n'a rien à envier aux marguerites de printemps qui s'épanouissent en mai dans mon jardin.

Elles sont de très bonne tenue et de nouvelles fleurs, moins nombreuses au fil du temps, continuent à éclore. A la vérité, la floraison de ce magnifique aster est vraiment d'une longueur exceptionnelle. Pour donner toute sa mesure, il  demande à être instalé en situation  lumineuse et dégagée.

Il ne drageonne pas, ce qui en fait un bon compagnon pour la plupert des vivaces, les rosiers et même les annuelles

Je l'ai quant à moi associé aux asters nb Dauerblau et Algard's Pride, na Quinton Menzies, au rosier Larissa et à quelques zinnias qui comblent les vides laissés par les bulbes  de printemps

Un aster d'exception parmi les asters de Nouvelle-Belgique.

Ma Planète Jardin, 10/2021. Tous droits réservés.

mardi 1 novembre 2011

Première floraison pour l'eucalyptus gunii


Dix ans, c'est le temps que l'eucalyptus gunii de mon jardin exotique a mis pour fleurir. Certes, il a bien poussé depuis sa plantation en novembre 2001. Il est devenu un bel arbre majestueux de près de 12 mètres et ses feuilles lancéolées persistantes (les jeunes feuilles sont arrondies) sont belles toutes l'année. Sa vigueur est stupéfiante et sa croissance ininterrompue, sauf par grand froid qui chez moi lui fait perdre ses feuilles. Le printemps venu, il récupère toujours très vite. Il est heureusement planté assez loin de toute construction et je n'aurai pas à l'élaguer.

Depuis deux ou trois ans, j'attends avec impatience qu'il fleurisse. En vain. Et puis à la fin du mois de septembre est apparue une multitude de petites capsules coniques fermées par un opercule, forme caractéristique des boutons floraux. A cette date tardive, il me semblait que la floraison n'aurait pas lieu, elle se produit plutôt en été pour cette espèce.



Hier, j'ai eu la chance et le bonheur de le découvrir en pleine floraison, un spectacle peu banal une veille de Toussaint ailleurs que dans le pays d'origine de cet eucalyptus (la Tasmanie) ou dans le Midi de la France. Mon jardin se trouve il est vrai non loin de l'Océan Atlantique et le temps est souvent très doux jusqu'en décembre. Les températures très élevées en septembre et octobre ont sans doute permis aux boutons de sortir puis d'éclore. L'âge de l'arbre y est sans doute aussi pour beaucoup de même que l'exposition abritée dont il profite (il craint les vents forts qui risquent de le coucher). J'ignore combien de temps cette belle floraison durera mais je la savoure pleinement.



Légère et élégante, elle est pourtant assez rudimentaire. Quand la capsule florale perd son opercule, elle libère des étamines blanc-crème réunies en ombelles. Les fleurs seront suivies par des fruits, également en forme de capsules contenant chacune de 3 à 5 graines.



La grande douceur du moment réussit aussi à d'autres plantes à fleurs de mon jardin exotique. Beaucoup avaient souffert au printemps de la sécheresse, elles ont profité de pluies abondantes depuis et sont encore bien fleuries Je ne protégerai les plus fragiles que dans une quinzaine de jours.

Euryops, lantanas, abutilons, solanum et alstroemerias illuminent toujours les massifs.



Les brugmansias refleurissent une dernière fois. Ils seront taillés court dans quelques semaines et recouverts de feuilles mortes et d'un voile d'hivernage.



Un raisin d'Amérique (phytolacca americana), une espèce invasive dans certaines régions, s'est invité de façon impromptue dans la haie fraîchement taillée. Je ne le laisserai pas se propager.



Un des agapanthes m'offre une dernière fleur, c'est inédit.



Le jardin cette année encore réserve quelques bonnes surprises et cela me redonne du coeur à l'ouvrage.

© Ma Planète Jardin, 11/2011

samedi 4 septembre 2010

l'eucalyptus gunnii, un arbre exotique qui pousse vite

Ce bel arbre originaire d'Australie (de Tasmanie précisément) appelé aussi gommier fait partie d'un genre qui regroupe 600 espèces. Doué d'une grande faculté d'adaptation, il est répandu dans différents types de milieux et peut parfois se montrer invasif, comme en Afrique du Sud. Il fut l'un des premiers végétaux que j'ai installés dans mon jardin exotique. Le pin parasol que j'avais planté en même temps fut jeté à bas par une tempête d'hiver il y a quelques années car je ne l'avais pas haubané, quant au freemontia, les vents dominants l'on fait pencher dangereusement, m'obligeant à le tailler sévèrement, il semble se remettre peu à peu. L'eucalyptus gunnii ( ou eucalyptus de Gunn), dont la croissance rapide peut être ininterrompue dans de bonnes conditions a prospéré au-delà de toute attente. Dans certains pays, on le plante pour fournir rapidement du bois de chauffage, ce qui permet de préserver la forêt primaire. Adulte, il peut mesurer 25 mètres de haut sur 15 de large. Par chance, je l'ai planté assez loin et je n'ai pas eu à l'élaguer, ce qu'il supporte bien.

Eucalyptus gunii, 09/2010

Le jeune sujet de 30 cm, issu de semis, que j'avais mis en terre il y a 8 ans mesure aujourd'hui environ 10 à 12 mètres et sa croissance continue. Son ancrage dans le sol est bon et il n'a pas nécessité de tuteurage mais il est bien protégé des vents qui risquent de le coucher s'il n'est pas abrité. J'apprécie beaucoup son feuillage persistant très aromatique. Les jeunes feuilles bleutées sont d'abord rondes puis s'allongent en vieillissant et prennent des teintes gris-vert, ce qui n'intervient qu'au bout de quelques années. Ces différences de formes ajoutent au charme de l'arbre. Je l'ai certes planté dans une région au climat doux ce qui favorise sa croissance, mais je ne lui ai jamais prodigué le moindre soin, ni engrais ni arrosage et lors de son premier hiver, il a supporté sans protection -10° , il est vrai qu'il est abrité par des haies.

Il est en principe rustique jusqu'à -18°, les jeunes sujets sont bien sûr plus fragiles. Même si la partie aérienne est détruite par de très fortes gelées, il peut très bien repartir de la base.

Depuis deux ans, l'hiver est rigoureux dans mon jardin exotique et l'eucalyptus perd beaucoup de feuilles, en mars il a l'air un peu dépouillé, cependant dès le début mai, de nouvelles feuilles ont poussé. Il apprécie les expositions ensoleillées, les sols fertiles pas trop calcaires, frais et même humides (il a d'ailleurs été utilisé pour assécher des zones marécageuses) mais prospère aussi dans les sols secs, ce qui est souvent le cas l'été dans mon jardin.

Lorsque l'arbre prend de l'âge, l'écorce se desquame, ce que je ne trouve pas vraiment esthétique. Sans doute trop jeune, il ne fleurit pas pour le moment bien que la floraison intervienne normalement au bout de quatre ou cinq ans, je le regrette, car ses fleurs en ombelles blanc crème qui apparaissent en été sont décoratives, tout comme les fruits en forme de de capsule.



© Ma Planète jardin

jeudi 29 juillet 2010

Le chitalpa, un petit arbre à la belle floraison estivale.

Créé dans les années soixante par un botaniste russe à l'Académie des Sciences de Tachkent en Ouzbékistan, ce bel arbre n'est pas encore très connu ni très répandu et les informations qu'on peut trouver ici où là sur ses conditions de culture et ses exigences sont assez contradictoires. Le mieux est encore de procéder empiriquement, de constater ce qui réussit et ce qui échoue. C'est ce que j'ai fait et après des débuts plutôt difficiles et même quelques déboires, le chitalpa a fini par s'installer confortablement dans mon jardin où il prospère et cette année il est vraiment très fleuri pour la première fois.


Issu d'un croisement entre un catalpa et un arbuste originaire du Sud-Ouest des Etats-Unis, le chilopsis linearis, le chitalpa de Taschkent "Summer bells" est un petit arbre à feuilles caduques qui peut atteindre 6 m de haut sur 3 de large. Son port est plutôt étalé, ses feuilles lancéolées vert sombre sont décoratives. De juin à août, il se couvre de fleurs rose pâle au coeur jaune strié de pourpre. Ses fleurs tubulaires sont disposées en grappes à l'extrémité des branches. La floraison remonte en septembre. Cette année, la floraison qui a commencé tôt en juin, est abondante et encore très belle en ce moment. En cette saison où peu d'arbustes sont fleuris, il apporte une touche d'originalité au jardin.


Chitalpa Taskentensis, 07/2010


Lorsque je l'ai planté voilà bientôt dix ans, c'était vraiment une nouveauté et je ne savais presque rien sur lui, je le croyais résistant à la sécheresse, qui est une des caractéristiques de la terre de mon jardin en été et je ne l'arrosais pas, ce qui entraînait une chute massive des feuilles et un dépérissement de nombreuses branches qui se desséchaient. J'attribuai cela d'abord à une quelconque maladie puis à un manque d'eau. J'ai découvert il y a peu que cet arbre tolère certes le calcaire et les sols pauvres, mais surtout qu'il a besoin d'un sol drainé et qu'il se plaît dans un sol pas trop sec et même plutôt frais. Il apprécie également le plein soleil. Depuis le début de l'année, je l'ai très peu arrosé, une fois ou deux, mais un paillage de feuilles et de tontes de gazon maintient la fraîcheur à son pied. De fait, il n'a pas perdu une seule feuille et supporte très bien la chaleur et la sécheresse de cet été. Sa croissance est assez rapide, il atteint maintenant presque 3 mètres de haut. Hormis l'apport de compost et d'engrais organique à la plantation, je ne l'ai jamais fertilisé.




Chose curieuse, le rosier Buff Beauty qui est planté, je le reconnais, vraiment trop près de lui, ne semble en rien gêné par sa présence, il pousse même de façon spectaculaire et ses rameaux souples semblent prendre appui sur le tronc, ce qui indiquerait que le chitalpa n'a pas un système racinaire très dense ni très profond et qu'on planter près de lui.


Il supporte le froid de l'hiver sans dommage et sans aucune protection au moins jusqu'à -20°. Les premières années, il avait une forme naturellement buissonnante car il émet facilement des rejets, à présent, je le conduis en arbre, ce qui semble lui donner de la vigueur. La taille des branches, parfois préconisée, ne me semble pas nécessaire sur un jeune arbre qui fleurit bien.


© Ma Planète Jardin