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samedi 26 avril 2014

Un arbre de Judée semé spontanément


Dans mon jardin comme dans beaucoup d'autres les graines présentes dans le sol ou apportées par le vent, les insectes ou les oiseaux ont la capacité de germer très facilement, ce qui est fâcheux quand il s'agit d'indésirables. Dès le printemps, j'arrache méthodiquement des mauvaises herbes telles que la véronique, le lamier, le pâturin, l'avoine sauvage ou la  renoncule scélérate. C'est la rançon d'une pratique jardinière qui bannit totalement l'emploi d'herbicides. Au fil du temps, il me semble que l'invasion se ralentit.


Et puis il y a les cadeaux de la nature, je veux parler des semis spontanés dont je profite depuis des années. Grandes achillées, gaura, coreopsis, verveines de Buenos Aires et même alchémille depuis peu me fournissent des plants gratuits et toujours très robustes qui me permettent de combler les vides dans les massifs.


Plus étonnant est pour moi l'apparition d'un  arbre de Judée il y a quelques années. Je sais bien que comme tous les plantes de la famille des Fabacées, il donne de nombreuses graines mais je suis surpris que l'une d'elles ait pu donner naissance à un si beau sujet au beau milieu du gravier de la cour. Le climat maritime y est sans doute pour beaucoup. J'ai d'abord songé à l'enlever mais en voyant ce printemps sa jolie floraison rose pâle enserrant  les branches, j'ai décidé de le laisser à son emplacement actuel.




Ce présent inattendu provient du jardin d'un de mes voisins où trône un arbre de Judée majestueux. j'imagine que les vents forts qui balayent souvent le jardin ont amené les graines jusque chez moi.Parfois, il plaît au jardinier de laisser faire la nature, c'est plus agréable et surtout moins fatigant que de la contraindre.



S'il avait eu le mauvais goût de pousser  dans la partie arrière du jardin qui est dans un style tout à fait exotique il m'eût fallu m'en débarrasser. En compagnie de lauriers roses, d'un albizia, de lagerstroemias et d'un magnolia grandiflora cet arbre qu'on rencontre fréquemment dans le Midi a toute sa place.


© Ma Planète Jardin, 04/2014

mardi 4 septembre 2012

La sauge des marais, un paradis pour les insectes pollinisateurs


Tous les jardiniers le savent bien, certaines plantes particulièrement riches en pollen attirent beaucoup les insectes butineurs dont le rôle est essentiel dans la production de fruits et légumes et dans la préservation de la biodiversité, autant dire que leur présence est nécessaire à notre propre survie. Dans mon jardin tempéré, ce sont les lavandes, les tournesols, les asters, le chèvrefeuille d'hiver et les bruyères qui attirent le plus les abeilles.


Dans mon jardin exotique, une plante a la faveur des bourdons, la sauge des marais (salvia uliginosa), une vivace  à la haute silhouette qui porte des épis de fleurs bleues très décoratives de juin à novembre. Ils accourent d'on ne sait où par dizaines pour trouver le précieux nectar dont les fleurs petites mais très nombreuses regorgent. Ils sont plus nombreux quand le soleil n'est pas trop ardent et quand la plante n'est pas trop assoiffée, dans ce cas, les fleurs ne s'épanouissent pas complètement et fanent très vite. Pour accueillir au mieux cet infatigable et pacifique butineur que j'aime vraiment beaucoup, j'arrose mon massif de sauges régulièrement.


Certains sont comme poudrés de pollen.




Ils ne sont nullement gênés par ma présence, tout occupés qu'ils sont à récolter le pollen et je peux les observer de très près, ce qui permet de les photographier correctement même si on n'est pas un spécialiste du gros plan. Il reste malgré tout difficile d'en surprendre plusieurs ensemble car les rivalités sont fréquentes entre eux: A chacun sa fleur. Voir mes sauges aussi belles tout l'été était déjà bien agréable mais les savoir visitées par ces insectes si sympathiques est un vrai bonheur. En octobre, le menu sera plus riche, ils iront en effet butiner les clochettes de l'arbousier qui est lui aussi très mellifère.



 Parfois, des insectes plus gros mais tout aussi pacifiques s'invitent au festin. J'ignore de quelle espèce il s'agit.



C'est là ma petite contribution à la préservation de la diversité végétale et animale (en dehors du fait que je n'utilise ni herbicides ni pesticides).


Une vue d'ensemble des sauges.


© Ma Planète Jardin, 09/2012