Aujourd'hui, c'est le premier jour du printemps, sur le calendrier tout du moins. Le temps est loin d'être printanier. Il a plu beaucoup, il fait frais et le vent souffle mais le soleil fait quelques apparitions comme pour montrer que les beaux jours ne sont plus bien loin. Ces quelques éclaircies et le chant des oiseaux donnent envie de parcourir le jardin que j'ai un peu délaissé depuis de longs mois en raison du mauvais temps. Il me tardait de découvrir les floraisons de la fin mars et aussi les promesses de fleurs de mes arbustes préférés.
Le bilan est plutôt en demi teintes, il n'y a guère d'avance pour la plupart des arbustes ou des fleurs de printemps, il y a même un retard certain que je ne me souviens pas avoir constaté depuis des années. L'hiver ne fut pas très froid dans ma région mais gris, très gris, humide et marqué par une grande fraîcheur qui dure encore en ce moment. Le seul avantage de cette situation est la fin complète du cycle des sécheresses récurrentes que le jardin connaissait depuis 10 ans. Il suffira d'un peu de douceur pour que tout soit luxuriant et foisonnant.
Les forsythias n'en finissent pas de s'épanouir, c'est du jamais vu, heureusement, le cognassier du Japon, qui est bien fleuri, compense ce retard.
La spirée de Thunberg et le camélia peinent aussi à fleurir.
Les hellébores, copieusement abreuvés, ont été magnifiques cette année.
Le groseiller à fleurs, d'habitude toujours très chiche en fleurs, me réserve une belle surprise.
L'an dernier, j'ai été privé de narcisses, ils sont enfin revenus mais beaucoup semblent avoir disparu. Il faudra les étoffer en installant encore des bulbes dans les vides.
Tulipes, myosotis et lunaires se réveillent mais il faudra encore être patient.
Les premières fleurs d'aubriète et de muscaris sont bien réconfortantes.
Tout comme ces jolies pâquerettes qui parsèment la pelouse.
J'en oublie la couleur du ciel qui à certains moments est tout sauf printanière.
© Ma Planète Jardin, 03/2013