mercredi 12 juin 2013

'Rose de Beaune', un rosier florifère à la couleur délicate


Arrivé dans mon jardin voilà quatre ans et installé à son emplacement définitif depuis deux ans seulement ce beau rosier offre depuis quelques jours une jolie floraison qui me surprend étant  donné son jeune âge. Créée en 2006 par Tantau et ainsi nommée en hommage à cette belle région française qu'est la Bourgogne, la 'Rose de Beaune' est un arbuste dont la taille est comprise entre 1m et 1,20m.




Son feuillage assez dense est composé de folioles ovales vert sombre à l'aspect un peu luisant. Ses branches épineuses souples et arquées portent des bouquets de fleurs doubles de 8cm de diamètre d'un coloris rose tendre des plus délicats. Pour une raison qui m'échappe elles sont énormes sur le sujet de mon jardin et tellement lourdes que j'ai dû placer discrètement un tuteur pour soutenir ses branches.




Ce rosier est très résistant et très remontant jusqu'aux gelées, il ne lui manque en fait que le parfum. Vigoureux, il ne se laisse pas étouffer même s'il est entouré de rosiers plus grands que lui. C'est le cas chez moi où il se trouve placé entre Pink Prosperity que dû j'ai tailler un peu trop, ce qui a stimulé sa vigueur et Felicia qui a lui aussi des dimensions respectables. A son pied poussent de l'alchémille, des coquelourdes et des campanules à feuilles de pêcher qui fleurissent à peu près en même temps que lui. Comme pour tous les rosiers paysagers, la taille ne se pratique qu'au bout de plusieurs années afin de rajeunir l'arbuste.




Un rosier moderne qu'on peut facilement associer au roses anciennes tant son charme est romantique.



© Ma Planète Jardin, 06/2013

lundi 10 juin 2013

Floraisons de juin


Après quelques jours de chaleur et de beau temps, la grisaille, la fraîcheur et la pluie sont revenues. Un temps qui n'incite pas vraiment les roses ou les vivaces à s'épanouir complètement. Il faudra être encore un peu patient mais déjà ici et là il y a quelques jolies fleurs, même sur des rosiers tout jeunes comme Georges Dickson. Je dois bien reconnaître que sous un ciel gris le jardin prend un air romantique et que les floraisons ressortent malgré tout un peu. La vraie saison des roses est encore à venir, elle sera sans doute pour très vite puisque le soleil doit revenir bientôt. Voici quelques scènes fleuries immortalisées il y a quelques minutes avant que le temps ne devienne subitement très gris et m'ôte l'envie de flâner au jardin.




© Ma Planète Jardin, 06/2013

samedi 8 juin 2013

Alister Stella Gray, un rosier Noisette florifère et parfumé


J'ai eu il y a six ans un vrai coup de coeur pour ce superbe rosier créé en Grande-Bretagne (Gray, 1894). Sa silhouette élégante et ses roses à la couleur lumineuse et au parfum intense le rendent très séduisant. Souvent présenté comme un grimpant voire même un rosier liane de 3 à 4,5m de haut, il se comporte chez moi comme un arbuste au port étalé qui fait 1,4m de haut et de large. Ses branches fines, souples et peu épineuses retombent avec grâce sans vraiment chercher à grimper. 


Il possède les belles feuilles allongées vert sombre et un peu lustrées des Noisette. Coincé entre New Dawn, très exubérant comme tous les hybrides de wichuraiana et le chèvrefeuille du Japon, il a eu beaucoup de mal à s'imposer. Depuis deux ou trois ans, sa floraison printanière est généréuse et elle ressort bien sur son feuillage. Ce printemps, elle est particulièrement belle.



Les boutons pointus donnnent de gros bouquets de petites fleurs doubles qui s'ouvrent en rosettes aux pétales fins et un peu chiffonnés. D'abord jaune abricot elles palissent jusqu'à devenir presque blanches, ce qui produit l'impression d'une floraison aux naunces de couleurs différentes. Elles exhalent un parfum de thé assez prononcé. Dans mon jardin, il fleurit par vagues du printemps au début de l'automne, il fait partie de mes rosiers les plus remontants. Il est aussi très résistant et bien rustique.



Contrairement à d'autres Noisette comme Bouquet d'Or ou Mme Alfred Carrière, il pousse plus en largeur qu'en hauteur et ne se dégarnit pas de la base. Tous les ans en fin d'hiver, je taille assez court les rameaux secondaires qui partent des branches charpentières. J'imagine que je pourrai le palisser sur la clôture quand il aura pris davantage d'ampleur.

Une vue du  massif où il prospère. 


Un rosier au charme romantique qui me plaît beaucoup.



© Ma Planète Jardin, 06/2013

jeudi 6 juin 2013

Un début juin ensoleillé et fleuri


Enfin le grand beau temps et la chaleur sont de retour et cela redonne des couleurs au jardin qui s'assoupissait un peu et devenait terne. Les floraisons sont modestes, il n' y a pas (encore) de cascades de roses que j'aime tant mais quelques fleurs écloses ici et là sur mes rosiers préférés, cela suffit à créer des taches fleuries et à rendre les massifs attrayants. Même si je persiste à croire que cette année la saison des roses sera moins belle, je profite comme il se doit des couleurs et des parfums. C'est un vrai plaisir de découvir chaque jour de nouvelles floraisons et cela redonne de l'optimisme et de l'entrain. Le jardin, c'est avant tout une source de bonheur.

Le rosier Mme Alfred Carrière, une fois de plus, est très florifère. Ses roses sont énormes et  exhalent un frais parfum de thé. Il y a un mais: sa base dégarnie à laquelle je compte remédier par une taille très courte de quelques branches âgées, il reperce assez bien sur le vieux bois.


Etoile de Hollande n'est jamais très florifère chez moi, malgré l'arçure ce rosier assez raide ne se couvre pas de roses comme je le voudrais mais celles qu'il donne ont un parfum divin. Je me demande si je ne vais pas le remplacer par Red Parfum ou Le Grand Huit.


Le coin du jardin que je préfère en cette saison.




C'est le début de la floraison pour beaucoup de rosiers. Dans l'ordre d'apparition: Golden Showers, Yolande d'Aragon au parfum unique, Penelope, Buff Beauty qui commence à escalader le chitalpa, Rose de Beaune, Trier, Thérèse Bugnet, Felicia, Lichtkönigin Lucia ou Sourire d'Orchidée pour ne citer qu'eux.


Eric Tabarly dont j'ai failli me défaire a un regain d'énergie et pour une fois ses roses très doubles s'épanouissent complètement.


Planté il y a deux mois, Gertrud Jekyll est très beau, et quel parfum!


Les iris me surprennent cette année, ils sont bien fleuris. Certains accompagnent les premières roses de Pink Cloud.



© Ma Planète Jardin, 06/2013

mardi 4 juin 2013

'Plaisanterie', un charmant rosier à la floraison changeante


Ce rosier vit sa deuxième saison chez moi et malgré son jeune âge, sa floraison est une des plus belles du moment. En fait, ce rosier a une histoire plutôt plaisante, il est arrivé par accident dans mon jardin à la suite d'une erreur du pépiniériste qui m'enverra à l'automne celui qui aurait dû occuper sa place, 'Lavender Lassie', un rosier à fleurs doubles roses que je trouve très beau et que je veux absolument. Je connais son nom depuis quelques jours seulement mais je lui trouve toutes les qualités et un charme très naturel. Il est planté tout près de 'Ballerina', un autre rosier à fleurs simples encore en boutons avec lequel il constituera un bel ensemble.


'Plaisanterie', créé par Louis Lens en 1996, a des parents illustres, 'Trier' et  'Mutabilis', un rosier de Chine. C'est un arbuste de 1,50m de haut et de large facile à intégrer dans les massifs où sa silhouette souple et arrondie fait merveille. Ses tiges vert rougeâtre portent d'élégantes feuilles alongées d'un beau vert clair qui me font penser au feuillage de 'Ghislaine de Féligonde'. Son atout principal reste bien sûr sa floraison remontante qui passe par diverses nuances de couleurs: les boutons sont oranges, les fleurs simples et délicatement parfumées sont jaune pâle puis prennent une teinte vieux rose à maturité. De leur coeur émergent des étamines dorées groupées en un bouquet délicat.


Ce rosier superbe joue les plaisantins de manière fort agréable et habile car ses fleurs tiennent beaucoup plus longtemps que celles de 'Mutabilis' qui se fripent et fanent toujours trop vite sans doute en raison de leur grande taille. Comme tous les hybrides de moschata, il est bien rustique. Sa robustesse et sa vigueur qu'il tient sans aucun doute de 'Trier', son autre parent que j'ai aussi planté l'an dernier, ne laissent pas de me suprendre, il atteint presque 1m en tous sens en deux ans de culture, voilà qui est prometteur. 


Cette petite anecdote est aussi une leçon d'humilité pour le jardinier qui se pique de roses, il y a tant de si beaux rosiers dont il ignore l'existence mais c'est aussi un stimulant, cela nourrit la passion des roses qui n'est vraiment pas près près de s'éteindre.


© Ma Planète Jardin, 06/2013

samedi 1 juin 2013

Le pigamon, une vivace robuste à la silhouette délicate


Indifférent aux conditions météorologiques calamiteuses qui ont régné pendant des semaines, le pigamon à feuilles d'ancolie (thalictrum aquilegifolium), celui que je préfère à tous les autres, a commencé a fleurir depuis quelques jours. Ses fleurs sont aussi nombreuses que les années passées et son feuillage possède la même élégance, la fraîcheur et l'humidité lui réussissent. Après l'avoir complètement oublié pendant des mois, je le retrouve avec infiniment de plaisir. Les trois sujets plantés il y a maintenant près de dix ans ne donnent aucun signe de faiblesse bien que leur espace vital soit parfois menacé par des lysimaques et des anémones du Japon plutôt envahissantes. Il se plaît davantage que les ancolies qui ne vivent pas très longtemps chez moi.


Le pigamon forme une touffe erigée de 1m de haut environ. Son feuillage vert bleuté très finement découpé au port un peu étalé qui rappelle celui des ancolies est d'une grande légèreté et confère à cette belle vivace une grâce particulière. Les fleurs d'abord rose foncé puis rose lilas à épanouissement ressemblent à de petits pompons disposés au bout de longues hampes très aériennes. Elles éclosent dès la fin mai dans mon jardin et s'épanouissent pendant tout le mois de juin. Ces fleurs, à la forme curieuse puisqu'elle n'ont pas de pétales mais seulement des étamines, peuvent être roses, blanches, rouges ou violettes. Groupées en bouquets serrés, elles forment des inflorescences assez grosses à l'aspect très vaporeux, elles sont pour moi la délicatesse faite fleur.


Le pigamon ne demande aucun entretien si ce n'est la supression des tiges florales à la base lorsque les fleurs sont fanées. Le feuillge caduc disparaît de lui même, tout au plus m'arrive-t-il parfois de nettoyer rapidement les touffes en fin d'hiver. Je ne le fertilise ni ne l'arrose même par grande sécheresse mais j'ai pris soin de le planter dans un coin situé à la mi-ombre qui est protégé du soleil brûlant de l'après-midi où il profite toujours d'un peu de fraîcheur, ce qu'il apprécie. J'imagine qu'il pourra vivre ainsi encore de longues années. Il doit y avoir dans le groupe un pied femelle qui murit ses graines car j'ai retrouvé il y a peu un semis spontané au pied du rosier Felicia, une aubaine car le thalictrum a un charme fou et j'aimerais en avoir plus. Je suis très tenté par le thalictrum flavum à fleurs jaunes, le thalictrum aquilegifolium à  'Pupureum' à fleurs pourpres, 'White Cloud' à fleurs blanches ou 'Thundercloud' à fleurs violettes.

 

C'est à coup sûr une vivace qui sait apporter une touche de raffinement au jardin.


© Ma Planète Jardin, 06/2013