dimanche 16 juin 2013

Roses du jour


Dès que la soleil et la chaleur reviennent, les roses se mettent à éclore métamorphosant le jardin peu à peu par petites touches. Rien de comparable avec le printemps dernier où tous les rosiers s'épanouissaient d'un coup, ensemble ou les uns après les autres. Cela donne le sentiment d'un tableau impressionniste et jamais, je crois, je ne me suis autant promené que cette année parmi les massifs de roses pour y découvrir chaque jour de nouvelles floraisons. Cette saison est finalement assez belle et rend le jardinier très heureux.

Ghislaine de Féligonde explose littéralement depuis hier, elle croule sous une cascade de petites roses abricot au charme irrésistible. Le phlomis qui l'accompagne dont j'ai négligé la taille l'éclipse un peu trop mais le mariage de couleur reste heureux.



Beaucoup d'autres rosiers se réveillent aussi pour de bon.
 
Buff Beauty qui s'étale et commence à grimper.



Felicia

 Pink Prosperity



Penelope



Prosperity


Eric Tabarly


Westerland


Salet au parfum enivrant.


Heritage fleurit assez tôt cette année, son parfum est puissant.


New Dawn


 Pink Cloud, également bien parfumé.


 Lavender Dream que je voulais déplacer mais qui restera à a place, il commence à s'y plaire


Francesca, un très bel hybride de moschata, a souffert du marsonia.



Pour profiter de Boule de neige et de  Pierre de Ronsard il faudra encore patienter.


 Les petits derniers ne sont pas en reste.

 Ballerina

 Trier

 Sally Holmes


Depuis deux semaines, City of York embaume tout ce coin du jardin.




Même Rosa glauca dont j'apprécie plutôt le feuillage a décidé de participer, ses fleurs sont très touchantes.



J'ignore pourquoi les roses me mettent en joie à ce point mais c'est un plaisir bien agréable.

© Ma Planète Jardin, 06/2013

samedi 15 juin 2013

Le jardin exotique après la pluie


Malgré la présence de plantes exotiques bien installées et relativement rustiques, le climat n'est pas vraiment tropical en ce moment dans ce jardin et pourtant, il y pleut, il y pleut vraiment beaucoup. Quelque 20 mm de pluie viennent de tomber en quelques heures seulement. Les plantes apprécient mais elles auraient aussi besoin de chaleur et de soleil, la douceur océane d'habitude bien présente dès avril fait cruellement défaut et la végétation accuse un certain retard. Certaines, pérennes depuis fort longtemps, comme les cannas, les hedychiums ou les ricins sortent à peine de terre et je doute de les voir fleurir dans les temps.




D'autres plantes à fleurs me surprennent par leur floraison. De nature accommodante, elles se jouent des caprices du ciel. C'est le cas du phygelius. Une plante au feuillage très couvrant et bien florifère. Elle demande peu d'entretien et étouffe les mauvaises herbes.




Une vue d'ensemble de la bordure où l'on aperçoit la sauge des marais qui est très en retard contrairement à cette autre petite sauge qui elle est au rendez-vous.



Ces alstroemerias reviennent  fidèlement chaque année



Les acanthes, si diffciles à contenir sont assez belles cette année, il faut dire qu'elles aiment la fraîcheur.



Le yucca panaché (sans doute 'Bright Edge') semble décidé à fleurir, ce n'était plus arrivé depuis 3 ans.


 

Quelques euryops, de vrais petits soleils, commencent à éclore.

 


Le trachycarpus fortunei termine sa floraison. A côté de lui, le bananier du Japon un peu éprouvé par le vent et la pluie contribue à l'ambiance exotique.





La grande bordure de plantes méditerranéennes se porte bien même si la pluie a quelque peu couché l'helichrysum. La cordyline  renaît de ses cendres et met toute son énergie à grandir.




Tout au bout de ce massif, la ballota s'écroule un peu mais le phlomis en pleine floraison se tient plutôt bien.



Je tiens plus que tout à ce spécimen de dasylirion  mais je ne sais pas pourquoi malgré tous mes efforts la pointe de ses feuilles grille ainsi au printemps, cela nuit à sa beauté et sa silhouette si graphique.




Heureusement, tout près de là le grevillea et surtout l'escallonia sont impeccables et me donnent entière satisfaction.



En regardant une photo prise durant l'été 2002, j'avais alors le jardin depuis quelques mois seulement, je prends conscience du chemin parcouru.




Un peu d'exotisme malgré le temps épouvantable, voilà qui est de nature à redonner le sourire.

© Ma Planète Jardin, 06/2013

vendredi 14 juin 2013

'Chaplin's Pink Climber', un rosier grimpant solide et généreux


C'est toujours avec impatience que j'attends la floraison de ce beau rosier grimpant un peu oublié de nos jours. Certes elle n'est pas remontante mais elle dure longtemps (du début juin à la mi-juillet), elle est toujours très abondante et les roses ne pourrissent jamais sous la pluie meme quand le déluge s'abat sur elles comme ce fut le cas hier.


Ce grimpant fut créé en 1929 par Chaplin et Bros en Grande-Bretagne. Comme tous les hybrides de wichuraiana, il est puissant et vigoureux mais beaucoup moins exubérant par exemple que City of York. Il me fut offert en même temps que Paul's Scarlet à une époque où je n'avais pas encore la passion des roses. Tous deux se font face, ils escaladent chacun un coin du portique qui conduit au potager et leur branches s'entremêlent. Les tiges de ce rosier sont souples et pourvues d'un ample feuillage aux folioles arrondies vert sombre.


Les fleurs mi-doubles sont de taille moyenne mais groupées en gros bouquets serrés qui s'inclinent avec élégance. Elles ont trois ou quatre rangées de pétales pointus et tournés vers l'arrière. Elles forment de charmantes rosettes d'où émergent un petite gerbe d'étamines jaune foncé. Leur couleur rose foncé où se remarquent parfois des veines blanches est remarquable. Seul bémol, ces roses au charme romantique sont presque sans parfum.


Chaplin's Pink Climber est très facile à palisser sur une arche ou un pilier, il habille aussi superbement les façades mais il faut prendre garde à ses épines acérées. Très solide et parfaitement rustique, il lui faut un sol assez fertile pour donner toute sa mesure. Parfois, il est atteint par le marsonia en fin de floraison, ce qui ne l'empêche pas de bien refleurir la saison suivante.Tous les deux ans, je taille les branches ayant fleuri pour permettre le développement de nouvelles pousses florifères qui prendront le relais.


Un rosier moderne qui ne manque vraiment pas de grâce ni de naturel.

© Ma Planète Jardin, 06/2013

jeudi 13 juin 2013

Un jour, un rosier: 'Comte de Chambord'


D'aucuns affirment que ce rosier ancien (Moreaux-Robert,1860) compte parmi les plus beaux et pour tout dire, je ne suis pas loin de le penser en admirant sa floraison du moment. Des trois rosiers Portland que je possède c'est lui le plus florifère. Je l'ai acheté en grande surface à prix modique il y a quelque temps et il me donne vraiment satifaction depuis deux saisons. Il faut dire qu'il a eu du mal à trouver sa place car la proximité encombrante du rosier Pink Prosperity et d'un hortensia paniculé le gênent un peu. Débarrassé des vivaces trop imposantes qui l'étouffait aussi, il arrive enfin à s'exprimer.


Ce buisson de taille moyenne (1m)  au port dressé mais point raide porte un feuillage assez dense d'un élégant vert clair qui chez moi reste toujours très sain ce qui n'est pas le cas de Yolande d'Aragon, un autre très beau Portland. Vers la mi-juin s'épanouissent en gros bouquets des roses très doubles qui semblent aussi fines que la soie. Leurs nombreux pétales enroulés sont disposés en quartiers, une forme que j'affectionne et qui représente pour moi l'archétype  de la rose ancienne. Leur coloris, très riche, est un mélange de rose, de pourpre et de lilas. Quant à leur parfum, il est somptueux, sucré et fruité à la fois.



Il est décrit comme très remontant mais dans mon jardin il est seulement remontant. Après l'explosion printanière, il donne une belle remontée en été s'il ne fait pas trop chaud ni trop sec et quelques fleurs en automne quand le temps est assez humide. Je le sais gourmand, il reçoit donc des amendements organiques en fin d'hiver (compost et fumier déshydraté) et de l'engrais riche en potasse trois fois au cours de la saison. J'imagine qu'en le stimulant avec du guano et de la potasse organique en début d'été il refleurirait plus, une stratégie à méditer. Pour ce qui est de la taille, je me contente de le raccoucir d'un tiers.



Un très beau rosier que je recommande vraiment.

© Ma Planète Jardin, 06/2013