dimanche 26 octobre 2014

AQT 33-10 Bosch, un nettoyeur haute pression maniable et très performant


Parmi toutes les travaux d'entretien qui s'imposent au jardinier il en est qui sont particulièrement ingrats lorsqu'on ne dispose pas du matériel adéquat. C'est le cas pour le nettoyage de la terrasse dallée qui borde le massif des quatre saisons. Exposée au nord, elle est toujours très encrassée au début du printemps et cette année les mousses y ont proliféré au-delà du raisonnable en raison des pluies abondantes de l'hiver. Plus question dès lors de la nettoyer avec pour seules armes un balai brosse, du vinaigre et beaucoup d'huile de coude, ce que j'ai fait pendant des années.
   
Le nettoyeur Bosch AQT 33-10 conçu pour ce type d'usage occasionnel est venu à mon secours. J'ai immédiatement apprécié sa forme compacte, sa légèreté qui permettent de le transporter, de le déplacer aisément pendant le nettoyage puis de le ranger tout aussi facilement. Conçu de manière ergonomique, il comporte une poignée intégrée et des compartiments astucieusement pensés pour  les accessoires et un enrouleur pour le câble d'alimentation électrique. 


Ce dernier est certes un peu court mais c'est le cas de la totalité des outils de jardin électriques, une rallonge électrique fait partie des indispensables pour tous les jardiniers. La connexion rapide et sans outil (SDS) de tous les éléments (buse, lance) est également un grand avantage. La lance est légère, orientable horizontalement ou verticalement et son maniement qui n'induit aucune vibration sensible pour l'utilisateur n'a rien de fatigant. Bien que l'appareil émette 97 décibels, je ne  l'ai pas trouvé très bruyant.



Avec sa pompe en aluminium que protège un filtre à eau et ses pistons en acier inoxydable, il est robuste et facile à entretenir. La fonction 'stop and go', c'est-à-dire l'arrêt automatique du moteur dès que la gâchette est relâchée, évite de gaspiller de l'eau, de l'énergie et réduit le bruit. Il est enfin possible d'utiliser du détergent pour lequel un système de distribution est prévu. Personnellement, je n'utilise que de l'eau.


L'efficacité de sa buse à jet plat en éventail qui permet un nettoyage rapide est étonnante, les salissures sont décrochées en totalité dès le premier passage, sans risque d'endommager le matériau puisque la pression  n'est que de 100 bars. Il m'a fallu 1heure 30 pour refaire une beauté à la terrasse qui fait environ 30m².


  
Cet outil très pratique permet de nettoyer vite et bien sans faire d'effort les surfaces extérieures (terrasses, plages, portails notamment). Grâce à lui, ce qui était une corvée épuisante devient un plaisir.

La terrasse avant et après le nettoyage.



Une vidéo du nettoyeur en action.


Caractéristiques techniques

Pression maxi : 100 bars
Débit maxi : 330l/h
Puissance du moteur : 1300W
Température d'entré maxi : 40°
Poids sans accessoires : 4,15kg
Volume sonore:  97db 

© Ma Planète Jardin, 10/2014

jeudi 16 octobre 2014

Johnson's Blue, un geranium remontant en automne


Si beaux dans de nombreux jardins de juin à octobre, la plupart des geraniums vivaces ne s'étoffent guère chez moi sauf l'increvable macrorrhizum. Ils ne forment jamais de coussins denses et arrondis et font triste figure lorsque leur première floraison souvent assez généreuse est terminée. Par temps chaud et sec, ce qui fut loin d'être le cas cette année, leur feuillage grille et je dois les rabattre sévèrement. L'été ayant été frais et humide, je me suis contenté de tailler les tiges défleuries et les feuilles abîmés. La plupart comme Brookside et le geranium d'Endress ont en ce moment un beau feuillage mais ils n'offrent pas une seule fleur. Quant à Rozanne, il a certes fleuri mais très tardivement fin août et en septembre. Seule une variété assez ancienne reste attrayante en ce moment, le très classique Johnson's Blue.

  
Installé depuis longtemps, il offre depuis plusieurs semaines une deuxième floraison assez fournie pour attirer le regard. On lui reproche parfois de fleurir trop brièvement (de juin à août) mais dans mon jardin il donne toujours deux vagues de fleurs. La première, en juin, est vraiment belle, la seconde se produit en septembre-octobre. Elle est plus ou moins généreuse selon les conditions climatiques. Grâce à la douceur du moment et à de bonnes pluies elle est assez abondante.


Evidemment, je préférerais que les tiges fleuries soient plus trapues et ne s'allongent pas outre mesure,elles font en effet 90cm de long et ont tendance à vagabonder alors que les feuilles basales forment un dôme de 40cm de haut. Cela ne m'empêche pas de profiter de la beauté de des grandes feuilles très découpées qui prendront de belles teintes rouge orangé sous peu ni d'admirer la couleur bleu lavande unique des fleurs en coupe qui sont très lumineuses même quand il pleut comme aujourd'hui.J'imagine qu'en sol plus riche et moins sec que le mien ce geranium devient magnifique.


J'envisage déjà de remplacer les geraniums d'Endress dont je n'aime plus les petites fleurs ni le feuillage assez banal par d'autres spécimens de Johnson's Blue, accompagnés de quelques exemplaires du geranium Patricia, un hybride de geranium d'Endress et de geranium psilostemon qui est très florifère de juin à octobre. Des valeurs sûres qui sauront égayer les massifs pendant l'arrière-saison


© Ma Planète Jardin, 10/2014

jeudi 9 octobre 2014

Monte Cassino, un aster élégant et de très bonne tenue


Il y a quelques jours encore, les différents asters du jardin offraient des vagues de fleurs colorées qui métamorphosaient les massifs et illuminaient les coins les plus tristes. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le jardin depuis dimanche dernier ont quelque peu mis a mal la plupart de ces belles vivaces automnales. Elles sont certes restées bien droites mais les pluies incessantes ont flétri prématurément les fleurs des asters cordifolius, ericoides et celles des asters de Nouvelle-Angleterre qui ont résisté ne s'ouvrent pas à cause du temps gris.


Pourtant, au milieu de ce spectacle un peu morne il est un  aster qui a encore vraiment fière allure malgré les intempéries de ces derniers jours. L'aster pringlei Monte Cassino (une variété de l'aster pilosus originaire des prairies sèches de l'Illinois) est en pleine floraison et ne semble nullement affecté par les trombes d'eau.



Il m'avait déjà beaucoup surpris l'an dernier en m'offrant une bien belle floraison pour son premier automne au jardin. Dès le mois de juin, ses tiges érigées aux feuilles fines comme celles de l'asparagus forment une touffe haute d'1m et large de 30cm à la silhouette harmonieuse qui apporte de la légèreté dans les floraisons plus massives des vivaces estivales.


Dès la dernière semaine de septembre, ses petites fleurs étoilées blanc pur au coeur doré éclosent par dizaines. Ce nuage de petites fleurs blanches qui n'est pas sans rappeler l'aspect vaporeux de la gypsophile fait merveille à côté des têtes lourdes et rondes des grands sedums. Je regrette de ne pas l'avoir planté plus près du miscanthus, le mariage eût été des plus heureux.


Cette grâcieuse floraison se prolonge une bonne partie du mois d'octobre puis le feuillage grille fin novembre mais il reste très beau une fois sec, ce qui fait que je ne le rabats qu'en mars à la différence de tous les autres asters. J'imagine que ce feuillage sec protège la souche qui n'est pas extrêmement rustique (jusqu'à-15° ?). Il aime les sols légers et très drainants, ce qui est le cas chez moi et n'apprécie pas les terres trop humides. Il n'est sujet à aucune maladie, tolère sans faillir les périodes de sécheresse et la chaleur, il est très mellifère comme tous les autres asters et ne nécessite aucun tuteurage. C'est en somme une perle rare parmi les asters.


Comme on le voit, l'aster ericoide Pink Star qui lui ressemble par son feuillage a lui beaucoup souffert de toute cette pluie. Il a malgré tout offert une jolie floraison pendant quelque temps.



© Ma Planète Jardin, 10/2014

samedi 4 octobre 2014

La passiflore, une grimpante pour toutes les situations


Lorsque j'ai acquis ce qui allait devenir mon jardin exotique de belles lavandes Grosso habillaient une petite construction qui abrite le puits. Je les ai conservées car leur floraison fut vraiment très belle pendant de nombreuses années. Elles sont à présent vieillissantes et je n'ai sans doute pas su les tailler assez court. Leur base très lignifiée s'est considérablement dégarnie et certaines ont tendance à s'ouvrir. Pour masquer ce défaut, j'ai planté une passiflore (passiflora caerulea) parmi elles, la douceur du climat qui règne dans mon jardin permet à des plantes moyennement rustiques comme la passiflore de prospérer sans difficulté (elle est résiste jusqu'à -15°).



Longtemps, elle a végété et a refusé de grimper, préférant s'étaler au pied des lavandes et gênant quelque peu le passage. J'ai bien tenté de guider ses rameaux volubiles munis de vrilles le long d'un tipi en bambou mais rien n'y fit. Quelques hivers assez froids l'ont même temporairement  fait disparaître et j'ai songé à arracher ce qui restait de sa souche.


L'hiver dernier, qui fut exceptionnellement doux dans mon jardin, lui a réussi. Elle a conservé toutes ses feuilles et sa végétation a redémarré tôt au printemps. Certains de ses  rameaux se faufilent enfin sous le feuillage des lavandes et cachent leur base. D'autres s'étalent avec élégance sur le puits. Ses fleurs qui cohabitent joliment avec celles des lavandes ont une architecture complexe et le regard est immanquablement attiré par la beauté de leurs éléments: les pétales blanc vert, les filaments pourpres et bleus, les étamines jaunes et les styles presque noirs. Une beauté singulière.


Dernièrement, elle a fini par recouvrir le puits de son beau feuillage palmé vert brillant. Cette grimpante qui sait se fondre dans le décor exotique du jardin est un cache-misère des plus heureux. Une autre a eu la bonne idée de pousser toute seule au pied d'un thuya mort, elle s'y plaît tant qu'elle a même donné des fruits. Bien sûr, elle fait merveille également sur des supports plus classiques comme les treillages ou les pergolas.



© Ma Planète Jardin, 10/2014

lundi 29 septembre 2014

Le triomphe des asters


Les asters dont il existe de nombreuses variétés aux teintes vives ou pastel n'ont pas leur pareil pour donner un nouveau souffle au jardin. Alors que les vivaces estivales déclinent, ils provoquent une véritable explosion de couleurs en compagnie notamment des sedums et des soleils auxquels je les associe volontiers. Ils font partie de mes vivaces préférées et chaque année leur floraison généreuse m'enchante. Les plus élégants sont à mes yeux l'aster ericoide Pink Star et l'aster pringlei Monte Cassino que je présenterai sous peu en détails.

Cette année, la floraison des asters est belle comme jamais et elle métamorphose littéralement le jardin. Même dans les coins les plus difficiles, comme le long de la haie de lauriers de mon voisin ou au pied des thuyas ils trouvent le moyen d'être superbes. J'imagine que l'absence de sécheresse et de fortes chaleurs cet été puis une arrière-saison arrosée et ensoleillée explique pour beaucoup cette profusion de fleurs. Je me félicite d'en posséder autant, mais je regrette de ne pas pouvoir les identifier tous. Devant une telle munificence, qui ne m'a guère coûté d'efforts , il me prend l'envie d'en planter de nouveaux. Il semblerait que l'astermania me gagne, une bien douce maladie.

Voici en images la floraison des asters telle qu'elle se présentait au regard hier après-midi.



 © Ma Planète Jardin, 09/2014

jeudi 25 septembre 2014

Lantana sellowiana, un arbuste à port rampant très florifère


Ce lantana à la forme bien différente des autres représentants du genre qui sont des arbustes au port érigé se fait particulièrement remarquer depuis plusieurs semaines dans mon jardin exotique. Jamais depuis son installation il y a 6 ou 7 ans il ne m'a offert une floraison aussi généreuse. Son feuillage et ses fins rameaux disparaissent presque sous un tapis de fleurs à l'extraordinaire couleur mauve. Pourtant, l'été fut médiocre et les périodes chaudes qui sont nécessaires à sa floraison assez brèves. Il a certainement apprécié le temps estival des trois premières semaines de septembre. D'autres plantes exotiques du jardin réagissent exactement comme lui et fleurissent beaucoup.


Dans mon jardin, ce lantana originaire d'Amérique du Sud,qui peut aussi former des touffes arrondies d'un certain diamètre, a un port franchement tapissant. Il ne dépasse pas 30cm de haut sur 50cm de large mais il s'étend sur une longueur de 1m environ. Ses rameaux un peu sarmenteux portent de petites feuilles gaufrées aux bords dentés qui exhalent comme tous les lantanas une odeur aromatique que je trouve peu agréable. Le principal atout de ce lantana est sa longue période de floraison qui est plus abondante que celles des lantanas camara. De Juin à novembre, de petites fleurs tubulaires violet clair à centre blanc qui sont groupées en ombelles de 3 à 5m de diamètre s'épanouissent sans interruption. 



Même s'il préfère les terres légères et fertiles, le lantana sellowiana accepte toutes les sols pourvu qu'ils soient bien drainés et aime les expositions ensoleillées. Contrairement au lantana camara, il résiste parfaitement aux longues périodes de sécheresse et tolère les embruns. Il ne réclame aucun entretien, si ce n'est la suppression des rameaux secs en fin d'hiver et la suppression des fleurs fanées en saison pour prolonger la floraison. Cette opération, parfois malaisée en raison de l'enchevêtrement des branches, doit se faire avec une paire de ciseaux car les rameaux sont vraiment très fins.


Moins frileux que les autres lantanas, il résiste jusqu'à  -8° voire -10° s'il est protégé et si le sol ne retient pas trop l'eau. Pour ma part je prends soin de pailler son pied avec des feuilles mortes et de le recouvrir d'un voile d'hivernage, bien souvent il est encore en fleurs lorsque je le couvre à la mi-novembre.Ainsi protégé, il passe sans encombre les périodes de gels assez fort (-10 ou -12° sur une courte période) qui peuvent survenir dans ce jardin au climat assez doux par ailleurs. Très robuste chez moi, il  n'est jamais malade ni attaqué par les parasites.


Tout comme lui, le solanum arbustif, les brugmansias,  les alstroemerias et le cassia corymbosa (que je laisserai sans doute en terre cette année)  se montrent très florifères en ce début d'automne.


© Ma Planète Jardin, 09/2014