lundi 8 août 2011

Des anémones du Japon pour l'été et l'automne


Cette très belle plante vivace à la silhouette élancée qui fleurit abondamment en fin d'été et en automne est incontournable pour composer de belles scènes très colorées en compagnie de sédums, d'asters et de chrysanthèmes des jardins. Elle est très robuste et prospère sans peine dans toutes les terres ni trop sèches ni trop calcaires mais elle préfère les terres profondes et fraîches. Dans mon jardin, où la terre est pauvre, elle pousse à la mi-ombre dans un massif exposé au nord où elle se montre assez envahissante. Un seul pied de la variété 'September Charm' a fini par coloniser une plate-bande de 5 m². Grâce à ses racines traçantes, elle se propage très rapidement. Il est impossible de l'éradiquer lorsqu'elle est bien installée. Il vaut mieux éviter le voisinage de plantes moins vigoureuses qu'elle, elle risque en effet de les étouffer. Elle se plante d'octobre à mars

Sa floraison généreuse, élégante et gracieuse qui dure des semaines fait oublier ce petit défaut. Les fleurs blanches ou roses comptent cinq ou six pétales et sont portées par des hampes fines et ramifiées pouvant atteindre 1,50 mètres pour certaines variétés. Ses larges feuilles très découpées constituent un très bon couvre sol, même les mauvaises herbes ont du mal à pousser. Actuellement, environ une trentaine d'hybride de l'anémone hupensis var. japonica sont disponibles, certaines comme 'Honorine Jobert' ou 'September Charm' sont des variétés classiques.


'September Charm', à mon sens une des plus belles avec ses fleurs rose magenta et ses étamines dorées est aussi une des plus difficiles à contenir. En principe, elle ne s'épanouit qu'à la mi-septembre dans mon jardin, les hampes florales ne sortent qu'à la fin août. Curieusement, cette année elles sont apparues très tôt et quelques fleurs ont déjà éclos, le temps frais et humide quasi-automnal a dû hâter quelque peu leur cycle végétatif. Un phénomène qui se remarque aussi pour d'autres espèces. Espérons qu'elle sera toujours fleurie pendant l'arrière-saison.


Une variété à fleurs blanche mi-doubles que je croyais avoir perdue (tout comme la très célèbre 'Honorine Jobert') a fait un retour inopiné, les boutons sont nombreux et elle commence à fleurir. Elle n'est pas très haute et ne semble pas drageonner.



Pour cette autre anémone, en revanche, la période de floraison est tout à fait normale. Il s'agit de 'Robustissima'. Elle a commencé à fleurir il y a trois bonnes semaines et la floraison se prolongera jusqu'au début septembre. Sa souche est non traçante mais très imposante (1,20 mètres de haut sur 70 cm de large). Elle porte près d'une cinquantaine de hampes florales que je dois tuteurer, elles ont tendance à s'affaisser un peu sous le poids des fleurs. Agée de 7 ou 8 ans, elle n'a jamais été divisée et se montre toujours aussi florifère, ce qui en dit long sur la longévité de ces vivaces qui peuvent rester aisément des dizaines d'années en place. Parfois, il lui arrive de se ressemer.


Je ne leur prodigue aucun soin particulier. Je coupe les hampes quand les fleurs sont fanées et enlève le feuillage en début d'hiver une fois qu'il est grillé. J'apporte un peu d'engrais au printemps. En été, j'arrose de temps en temps par grande chaleur mais les anémones se montrent assez résistantes à la sécheresse si on les protège du soleil aux heures les plus chaudes. Cette vivace à l'apparence délicate possède en réalité une santé de fer et est particulièrement facile à vivre. Le plus difficile reste en définitive de trouver un coin où elle se plaise et de patienter jusqu'à ce que la belle s'installe. Cela fait, elle ne quittera plus le jardin.

© Ma Planète Jardin, 08/2011

vendredi 5 août 2011

Floraisons remontantes du moment



Les massifs de vivaces et d'annuelles n'ont pas encore l'aspect foisonnant et coloré qu'ils affichent normalement au coeur de l'été, leur croissance a démarré très tardivement à cause de la très grande sécheresse du printemps, elle a repris ensuite en juin et juillet, grâce aux pluies abondantes mais sans être pour autant spectaculaire car les plantes ont manqué de soleil. La chaleur relative de ces derniers jours les a fait pousser et sous peu les floraisons seront belles.


Heureusement, d'autres végétaux assurent la liaison, certains ont fleuri très tôt au printemps, parfois de manière continuelle depuis le mois de mai, d'autres offrent en ce moment une nouvelle floraison appréciable en attendant que les vivaces estivales soient toutes épanouies.


Deux rosiers, les plus florifères que je connaisse, ont toujours porté des fleurs depuis la mi-mai. Line Renaud, un hybride de thé (dont je ne suis pourtant pas fan) au parfum vraiment riche et censé mesurer au maximum 1,10 mètres, dépasse 1,80 mètres malgré une taille longue destinée à limiter sa vigueur et fleurit quelles que soient les conditions. Seul bémol, le parfum n'est puissant que lorsqu'il fait beau et chaud. On le sent alors à plusieurs mètres à la ronde. Il est totalement sain.


Boule de Neige, un Bourbon, fut le premier à fleurir fin avril et il continue. Certes, il est atteint par le marsonia, mais j'enlève les feuilles malades régulièrement (c'est facile, il est presque inerme) et il en sort de nouvelles au fur et à. mesure. En voyant cette force de la nature, il me prend l'envie d'adopter un autre Bourbon très célèbre mais grimpant celui-là, Zéphirine Drouin, mais où le mettrais-je?


Ils battent tous les deux The Fairy dont les floraisons sont massives et durables. Entre chaque vague, il y a toujours un creux de courte durée. De nouveaux boutons s'épanouissent déjà et tiennent compagnie aux annuelles.



J'avais lu sans le croire que le rosier Buff Beauty pouvait lancer ses tiges au-dessus des plantes voisines. C'est ce qu'il est en train de faire. Une longue pousse part à l'assaut de la spirée Anthony Waterer. Je laisse faire, elle va fleurir. Ce rosier marque d'habitude une pause en été avant une belle flambée automnale, pas cette année.


Polka refleurit également. J'aime ses roses orange saumoné délicatement parfumées mais ce grimpant ou grand arbuste à une silhouette raide un peu raide, à la différence d'autres rosiers du jardin qui sont plus sarmenteux et plus touffus. Lui a tendance à se dégarnir de la base et à fleurir surtout aux extrémités des rameaux. Je le taillerai plus sévèrement l'an prochain en raccourcissant toutes les branches d'un bon tiers ou même de moitié.


Le chèvrefeuille du Japon fleurit d'habitude beaucoup en juin-juillet et remonte un peu en septembre. Cette année, il a fleuri en mai-juin et depuis deux ou trois jours apparaît une nouvelle et importante vague de fleurs, toujours très élégantes et très parfumées. La taille sévère de fin d'hiver (seule intervention de l'année) lui conserve un port compact et son feuillage reste bien fourni et. Il a aimé toute cette pluie que nous avons eue et goûte la chaleur de ces derniers jours. Une terre fraîche et une exposition ensoleillée lui réussissent particulièrement.



Même un été en demi-teintes peut réserver de bonnes surprises au jardinier.

© Ma Planète Jardin, 08/2011

mercredi 3 août 2011

Pierre de Ronsard, un rosier moderne au charme ancien


Ce très beau rosier de la collection Romantica créé par Meilland en 1985 offre depuis quelques jours une splendide remontée estivale dans mon jardin. Il a d'ailleurs reçu la récompense suprême de la Fédération Mondiale des Sociétés de Roses et a été élu "rose favorite du monde entier". Aucun autre de mes rosiers ne possède des roses aussi grosses et aussi doubles que les siennes. Leurs corolles rondes et pleines (elles ne comptent pas moins de 70 pétales), tout comme leur coloris crème lavé de rose tendre et de carmin rappellent incontestablement l'opulence des roses anciennes.

J'aime beaucoup leur forme globuleuse que possède aussi par exemple Mme Pierre Oger, un magnifique rosier Bourbon. Leur parfum, à la différence de celui des roses anciennes reste discret mais le rosier possède le caractère très florifère des variétés modernes. Il refleurit bien pendant toute la belle saison. Son abondant feuillage vert vif et brillant est très beau (quand il est sain!)
. Début mars, je taille à trois yeux toutes les ramifications secondaires.




Conduit en arbuste (forme que j'ai choisie), il ne dépasse pas 1,60 mètres de haut mais peut se hisser jusqu'à 3 mètres s'il est cultivé en grimpant et palissé sur un mur, une clôture ou une pergola. Il faut veiller à ce que les branches ne cassent pas sous le poids des des fleurs, il m'arrive de tuteurer temporairement les branches les plus fleuries. Ses roses tiennent assez longtemps mais la pluie les empêche de s'ouvrir et les fait pourrir. Ce rosier aime la chaleur et les expositions ensoleillées (chez moi il est planté au Sud-Est). Les années fraîches et humides, il se montre assez sensible aux maladies, principalement le marsonia.




Cette année, après une belle floraison printanière, il a été totalement atteint par ce terrible champignon, la plupart des feuilles sont tombées et j'ai enlevé à la main celles qui restaient. Fin juin, il était entièrement dépouillé, un bien triste spectacle. J'ai craint qu'il ne succombe. A l'automne prochain, j'apporterai un peu de potasse organique pour éviter ce genre de désagrément. Elle augmente la résistance aux maladies.



Je l'ai alors arrosé au purin d'ortie dilué à 10%. Les orties poussent en abondance au printemps dans mon jardin exotique et cette année j'en ai fait du purin. Très vite, de nouvelles feuilles sont sorties. J'ai fait une pulvérisation foliaire, également au purin d'ortie mais dilué à 5% ce qui l'a sans doute renforcé. Malgré un mois de juillet frais et humide, il ne porte aucune trace de maladie. Quant à la floraison actuelle à laquelle je ne croyais plus, elle est sans doute la plus belle depuis son installation au jardin il y a 6 ou 7 ans.

© Ma Planète Jardin, 08/2011


dimanche 31 juillet 2011

Remontée d'été pour les rosiers


La floraison printanière de la plupart de mes rosiers fut précoce et généreuse. Jamais la suppression des fleurs fanées ne m'a demandé autant de travail, un travail effectué avec beaucoup de plaisir. J'ai cru qu'après avoir tant donné ils seraient épuisés et marqueraient une pause estivale, ce qu'ils ont toujours tendance à faire, exception faite de quelques variétés continuellement fleuries jusqu'aux gelées. Il n'en est rien. En cette fin juillet, beaucoup refleurissent abondamment. Je ne saurais vraiment l'expliquer, les températures fraîches et la pluviométrie exceptionnelle des mois de juin et juillet (environ 200 mm sur les deux mois) y sont pour beaucoup, de même que des apports d'engrais riche en phosphore et potasse (10% de phosphore et 20% de potasse).

Malgré cela, le marsonia et dans une moindre mesure la rouille ont occasionné des dégâts sur certains arbustes. Je ramasse ou enlève directement toutes les feuilles même légèrement atteintes et cela limite la propagation de ces deux maladies. Parfois, quand le rosier perd toutes ses feuilles, j'applique un traitement de choc avec des résultats très efficaces, j'y reviendrai sous peu.

Le plus fleuri de tous les rosiers et aussi un des plus imposant est sans doute le rosier mousseux Salet, ses roses sentent divinement bon, je profite des opérations de nettoyage pour raccourcir un peu les branches et limiter son expansion. Sa vigueur et sa bonne santé sont stupéfiantes. La spirée bumalda Anthony Waterer offre elle aussi une deuxième floraison. Cette association est intéressante pendant les six mois durant lesquels les deux arbustes fleurissent.



Le rosier Pénélope (hybride de Moschata, Pemberton, 1924), nouvellement installé au jardin, a enfin su trouver sa place, coincé entre l'hydrangea paniculé et une ismène sur le point de s'épanouir. Il m'offre sa première vraie floraison estivale.



Prosperity (Floribunda, Pemberton, 1919) fleurit lui aussi en ce moment, bien plus qu'au printemps. Il est pourtant planté dans un coin ingrat et sec. Sa silhouette un peu trop haute ne me plaît pas, je corrigerai cela par une taille appropriée.




Sourire d'Orchidée, un arbuste moderne, est bien florifère cet été et il pousse beaucoup, ses roses blanches mi-doubles aux étamines dorées exhalent un parfum subtil.



Je m'interroge sur la remontée actuelle de Chaplin's Pink Climber, en principe non remontant et cet été sérieusement atteint par le marsonia.



Ou sur celle de City of York (hybride de wichuraiana non remontant) que j'ai taillé vraiment très sévèrement début juin pour le rajeunir. Il a formé depuis de nouvelles branches sur lesquelles des roses ont éclos. C'est extrêmement rare. J'aime leur simplicité et plus encore leur parfum délicieux.



Grace, intéressant par sa couleur originale, n'a jamais été aussi beau que cette année et il reste indemne de maladie à la différence d'autres rosiers anglais. Il se marie aussi bien aux vivaces qu'aux annuelles.



D'autres rosiers sont aussi fleuris comme Mme Alfred Carrière ou offriront bientôt une deuxième vague de roses comme Ghislaine de Féligonde ( ce qui n'est jamais arrivé jusqu'à présent) ou Roseraie de l'Haÿ.

Le temps plutôt médiocre du mois de juillet a eu au moins le mérite de réussir aux rosiers dont j'avais déjà vraiment énormément profité au printemps. Ce fut, tout comme mai, le mois des roses.

© Ma Planète Jardin, 07/2011

vendredi 22 juillet 2011

Un hortensia paniculé très généreux


Ce très bel hortensia arbustif dont je ne connais pas la variété mais dont les très grosses panicules  ressemblent vraiment beaucoup à celle de Phantom est très fleuri depuis quelque temps déjà avec une certaine avance par rapport à l'an dernier. Il éclipse tous les autres arbustes du jardin qui n'attirent guère l'attention. Je suis vraiment surpris par sa taille et par sa croissance importante depuis le printemps qui fut très chaud et vraiment très sec. Il n'a pourtant que cinq ou six ans et il est planté dans un sol médiocre enrichi de terreau à la plantation. Je lui ai apporté pour la première fois un peu de compost à la fin de l'hiver et je l'ai arrosé une fois ou deux mais très modérément pendant les grosses chaleurs du début juillet. Il apprécie les sols humifères mais tolère les sols secs et pauvres et résiste bien à la chaleur.

Il est tellement fleuri que ses branches ploient sous le poids des panicules. Il finit par encombrer une petite allée gazonnée que j'avais aménagée pour l'entretien des plantes mais qu'importe, il est toujours réjouissant de voir une plante prospérer avec si peu de soins. Planté dans un grand massif exposé au Nord-Est, il est protégé des rayons brûlants du soleil pendant les étés qui chez moi sont souvent chauds et secs (mais pas à l'heure où j'écris ces lignes!)


Hydrangea paniculata, 07/2011

Même la vieille spirée bumalda plantée tout près ne se remarque plus, surtout quand elle n'est pas fleurie comme en ce moment. Il fait plus d'un mètre cinquante de haut sur un mètre de large et porte près d'une centaine d'inflorescences de 15 centimètres. D'habitude, ses fleurs d'un blanc immaculé qu'on dirait de dentelle durent tout l'été et ne rougeoient qu'en octobre. Elles tiendront moins longtemps cette année, certaines fleurs rosissent déjà.



Je l'avais pourtant taillé assez court début mars en réduisant de moitié toutes les branches ayant fleuri et en supprimant celles qui étaient trop frêles, je voulais réduire un peu son encombrement. Je n'ai fait que stimuler sa vigueur et surtout sa floraison car il fleurit sur le bois de l'année et je m'en félicite. Cela me console de ne pas réussir les hydrangeas macrophyllas. Il faudra décidément que j'arrive à accueillir encore quelques-unes de ces merveilles que sont les hortensias arbustifs, le plus difficile sera de trouver une place.




A son pied prospèrent les commelines, bien épanouies aujourd'hui pour une raison plus que mystérieuse, le rosier Comte de Chambord qui a offert une petite remontée sur le point de se terminer, un coreopis grandiflora, d'infatigables coquelourdes et bien sûr une verveine de Buenos-Aires qui s'est invitée toute seule pour accompagner l'hortensia.


Je ne peux en définitive que le conseiller à tous les jardiniers qui veulent un bel arbuste très fleuri et peu exigeant.
© Ma Planète Jardin, 07/2011

mardi 19 juillet 2011

Du bleu sur tous les tons


Avec le temps très automnal de ces derniers jours, le bleu ne se trouve guère dans le ciel qui reste bas et gris. Du bleu, on en trouve mais dans les massifs de fleurs et parmi les arbustes. Ce bleu aux nuances variées vole la vedette aux fleurs jaunes également en pleine floraison. Pourtant le coloris lumineux de ces dernières n'est vraiment éclatant que par grand beau temps ce qui est loin d'être le cas en ce moment.

Le bleu pâle est absent, le plus clair est celui des lavandes officinales fleuries depuis plus d'un mois et parfaites pour les coins les plus secs du jardins. De nouveaux sujets iront rejoindre à l'automne celles que je possède déjà.



La plupart des géraniums vivaces ont été décevants cette année, sauf 'Rozanne' qui pour une fois n'a pas souffert de la chaleur et qui se montre particulièrement florifère pendant de longues semaines. J'apprécie beaucoup ses fleurs assez grandes bleu violet à coeur blanc qui dureront jusqu'aux gelées et son feuillage très découpé. Il prospère en tout sol pas trop humide l'hiver. Il est vraiment idéal pour habiller le pied un peu dégarni des rosiers.



Les buddleias, taillés sévèrement à la fin de l'hiver fleurissent depuis plusieurs semaines, un nettoyage hebdomadaire stimule la floraison, les épis violet foncé se succèderont ainsi jusqu'en septembre.



Plus étonnante est la floraison du vitex en plein mois de juillet, d'ordinaire elle se produit en août-septembre. Ses panicules de fleurs mauves sont très longues à faner.



Il n'est pas facile de photographier les fleurs de la commeline, elles ne sont bien ouvertes que très tôt le matin ou par temps couvert comme aujourd'hui. Sa couleur bleu gentiane est unique.



Très nombreuses les années passées, la verveine de Buenos-Aires se fait rare cet été, les plus belles, toutes regroupées dans un massif bien exposé, fleurissent généreusement sans soins particulier.


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Ajouter une vidéoTous ces bleus plus ou moins profonds tranchent joliment les uns avec les autres et permettent d'oublier un peu la grisaille ambiante qui n'est vraiment pas de saison.


© Ma Planète Jardin, 07/2011