lundi 13 août 2012

le cosmos sulphureus, une annuelle haute en couleurs


La forte chaleur de ces derniers jours et la sécheresse persistante ont grillé  la pelouse et fait souffrir certains arbustes mais elles réussissent particulièrement au cosmos sulphureus, une annuelle très colorée qui se montre très résistante à ces conditions difficiles et illumine littéralement certains massifs.

Moins haut que les variétés à fleurs roses ou blanches, le cosmos sulphureus (ainsi nommé en raison de la couleur jaune soufre de ses fleurs) est une plante annuelle facile à cultiver dont la taille varie selon les cultivars entre 30 et 120cm. J'apprécie beaucoup son feuillage lobé d'une grande finesse et plus encore ses fleurs mi-doubles un peu bombées que portent de tiges très fines. Leurs couleurs chaudes et lumineuses qui déclinent tous les tons de jaune, d'orange et même de rouge suffisent à égayer un coin un peu triste.


Tous les ans, je sème des cosmos sulphureus en caissette fin avril ou début mai et les installe vers le15 juin à leur emplacement définitif (à 30 cm d'écartement) en prenant soin de ne pas abîmer leurs racines. Ils reprennent aisément. La floraison s'étale de la mi-juillet aux gelées si l'on coupe les fleurs fanées. J'en profite pour récupérer des graines que je laisse mûrir à l'abri. Je les ressème l'année suivante.




Ils se plaisent au soleil dans un sol drainé pas trop riche. J'évite à présent d'apporter du compost dans le massif où ils poussent, cela favorise le développement du feuillage au détriment de la floraison. Ils se contentent donc de quelques poignées d'engrais riche en potasse. Par temps sec, je les arrose modérément deux fois par semaine.



Ils apprécient la compagnie des autres annuelles comme les zinnias ou celles des vivaces comme les rudbeckias, les belles-de-nuit, les delphiniums, les verveines de Buenos-Aires et les gauras. Comme on le voit, ils attirent les insectes butineurs, notamment les bourdons.


 Quelques variétés

'Bright Light', en mélange, 60 cm
'Cosmic', en mélange, 40 cm
'Polydor', fleurs jaunes et oranges, 75 cm
'Sunny Red', fleurs orange vif,  60 cm
'Klondike',  fleurs jaune d'or à bords oranges, 90 à 120 centimètres

Une valeur sûre  pour un jardin à l'allure champêtre.

© Ma Planète Jardin, 08/2012

mercredi 8 août 2012

Roses du début août


Le temps très sec qui prévaut dans ma région depuis près d'un mois ne réussit guère aux rosiers ni aux massifs de vivaces et d'annuelles qui ont manqué de soleil. La première vague de roses en mai dernier fut exceptionnellement généreuse mais la remontée estivale, surtout pour les rosiers exposés au sud qui ont perdu des feuilles, laisse à désirer. Quelques-uns installés dans le grand massif des quatre saisons qui conserve toujours un peu de fraîcheur, refleurissent un peu et même beaucoup pour certains.

The Prince, un rosier anglais, remonte assez bien, ses fleurs doubles veloutées d'un rouge profond sont très belles et son parfum unique. Dans ma terre pauvre, il demande à être fertilisé plusieurs fois et refuse de fleurir quand la chaleur est excessive.


Heritage est l'un des rares rosiers anglais à se plaire chez moi où il est très florifère. Ses fleurs rose tendre très doubles et très parfumées s'inclinent avec grâce. Un champion (gourmand lui aussi!) de la floraison estivale en climat et en sol difficile.


Tout comme Line Renaud  (beaucoup plus sobre) qui atteint 1,70 mètres malgré une taille longue. Il est toujours très sain (il possède le label ADR qui récompense des rosiers indemnes de maladies) et ses grosses fleurs rose indien sentent très bon.


Une vue d'ensemble des trois rosiers.


Dans le potager, Bouquet d'or est le plus florifère de mes grimpants.


Salet, rabattu après la première floraison, prépare une belle remontée.


D'autres rosiers, moins fleuris, apportent malgré tout de la couleur.

Mme Alfred Carrière, jamais sans fleurs depuis la fin mai.

 Golden Shower

  Pink Cloud

  Francesca 

 Comte de Chambord


  Violette Parfumée

Reine Lucia

 Sourire d'Orchidée

 Pierre de Ronsard

Prosperity 

Penelope

 Felicia



 Les rosiers achetés chez Francia Thauvin  en février dernier sont d'une qualité exceptionnelle, certains fleurissent pour la deuxième fois.

George Dickson

 Ballerina

 Schneezwerg


A coup sûr, de nouveaux sujets viendront les rejoindre cet hiver, la passion des roses ne faiblit pas, elle grandit toujours.

 © Ma Planète Jardin,  08/2012.

samedi 4 août 2012

De l'exotisme pour oublier la grisaille


Le temps pas vraiment estival pour un début août est même parfois franchement médiocre. Dans mon jardin exotique, le manque de soleil, de chaleur et de pluie (la sécheresse sévit depuis plusieurs semaines) retarde les floraisons et le développement des feuillages qui sont moins luxuriants que les années passées. Il faut dire que le démarrage de la végétation fut laborieux au printemps en raison de la grande fraîcheur.

Toutes mes plantes exotiques ont survécu à l'hiver rigoureux, sauf un Phoenix auquel j'ai définitivement renoncé. Malgré le temps changeant, certaines sont suffisamment présentes pour produire une impression de dépaysement qui compense l'absence d'un bel été.

C'est en voyant la taille modeste des ricins que l'on se rend compte que le déficit de chaleur est important, ils font juste 1,50 mètres. Rien n'est perdu. Une belle arrière-saison leur permettra de grandir.


Les cannas aussi sont moins étoffés.


Les hedychiums, étonnamment hauts pour la saison, ne sont pas encore fleuris. Le bananier dont le feuillage avait grillé cet hiver n'est pas encore à son apogée même s'il a fait de belles feuilles. 


 Pas encore de fleurs non plus sur les brugmansias, il faudrait du soleil.


Le pistachier térébinthe est devenu si grand qu'il masque le massif exotique au fond du jardin, il va me falloir le tailler.


Les plantes à fleurs sont les plus en retard cette année, les clochettes de l'abutilon commencent juste à s'ouvrir, les agapanthes sont rares, tout comme les fleurs d'hibiscus moscheutos. Seul le phygelius et la sauge des marais sont généreux.


Le magnolia grandiflora ne m'a donné que deux fleurs suivis par de curieux fruits coniques.


L'écorce de l'eucalyptus se désquame en larges bandes, un spectacle origInal.


La germandrée arbustive aurait grand besoin d'être débarrassée de son bois mort, je ne compte guère la voir fleurir.

Il faudrait aussi nettoyer le chamaerops humilis qui m'a fait la surprise de former un nouveau stipe.


Couché à terre par une tempête hivernale, l'olivier a été relevé puis taillé très sévèrement au niveau des branches charpentières. Il semble se remettre.


 Le cycas revoluta, que je dois cultiver en pot car la douceur du climat a ses limites, fut insignifiant pendant longtemps, il a suffi de lui trouver une exposition plus lumineuse pour qu'il se décide à pousser.



Quelques valeurs sûres achèvent le tableau d'inspiration subtropicale: Grevillea, feijoa et trachycharpus fortunei.


Quelques végétaux exotiques faciles à acclimater sous les latitudes tempérées, voilà qui est parfait pour se croire malgré tout en été.

 Ma Planète Jardin, 08/2012