lundi 24 juin 2013

Utilisation du paillis potager Botanic


Le temps frais et exagérément humide qui règne depuis si longtemps ne m'avait pas permis d'employer le paillis potager offert par Botanic pour expérimentation. A la faveur d'une belle et chaude journée comme on aimerait en avoir plus à cette saison, j'ai enfin pu pailler le pied de certaines plantes potagères qui aiment avoir les pieds au frais. J'ai choisi de l'utiliser pour pailler les courgettes qui aiment autant la fraîcheur que la chaleur et les choux romanesco, une culture que je trouve assez délicate et que je ne réussis pas tous les ans.

Ce matériau est très simple et et très agréable à utiliser, il est propre et sans odeur. J'ai essayé de l'épandre à touche-touche comme indiqué sur la boite sans pour autant arriver à une répartition homogène. J'ai étalé à peu près une poignée pour chaque chou, sans pailler les intervalles afin d'économiser le paillage et deux pour chacune des quatre courgettes.




Ensuite, j'ai arrosé copieusement (15 litres pour le rang de choux et 5 à 7 litres chaque courgette) à l'arrosoir muni d'une pomme et attendu environ une heure. La paille compressée se réhydrate assez lentement. Le résultat fut surprenant. En gonflant, les copeaux ont formé une couche régulière et épaisse de 3 ou 4 cm. Le paillage ressemble à de la sciure ou de la paille finement broyée (un matériau que j'adore pour le potager) et la couleur est attrayante.




Le paillage ne s'envole pas, ne s'enfonce pas, curieusement il n'est pas éparpillé par les merles qui dérangent mes autres paillis avec délectation. Il protège efficacement le sol qui ne se tasse pas et les mauvaises herbes ne poussent pas. Il a certes beaucoup diminué de volume suite aux violentes pluies que mon potager a subies mercredi mais couvre toujours le sol de manière satisfaisante.




Seul bémol: son prix élevé qui m'interdit de l'utiliser à grande échelle dans mon potager. C'est un produit convaincant et parfait pour qui cultive son potager en jardinières ou en carrés.

 © Ma Planète Jardin, 06/2013

vendredi 21 juin 2013

Des fleurs pour fêter l'été


Cela semble difficile à croire tant le temps est gris, frais et humide dans ma région mais aujourd'hui c'est le premier jour de l'été. Espérons qu'ils sera plus calme et plus clément que le printemps qui s'en est allé. Les pluies diluviennes de ces derniers jours ont couché beaucoup de plantes et fait pourrir une grande quantité de roses. Mercredi, un torrent s'est formé en limite ouest du jardin et certaines routes autour du village ont été coupées. Je n'avais jamais vu autant de pluie. Heureusement, il n'y a pas de dégâts et le jardin reste présentable et fleuri. Il m'a fallu pour ce faire relever, tuteurer et nettoyer beaucoup de rosiers.

La floraison de l'épiaire laineuse pourtant prometteuse n'a pas résisté au déluge, ni celle de l'alchémille. 


Certains rosiers assurent encore le spectacle.

Pierre de Ronsard



Les roses de Pink Cloud s'appuient sur un tuteur, sur les branches du jasmin d'hiver et les tiges défleuries des iris (planter serré a du bon!)



 Paul's  Scarlet  arrive enfin à habiller le portique du potager.


Pïnk Prosperity


Line Renaud offre des roses énormes.


 Christine Wright, un rosier ancien qui est toujours plus beau côté potager.


Entremêlé dans les branches de ce dernier un chévrefeuille dont j'ignore le nom exact embaume.



Prosperity et Ghislaine de Féligonde résistent très bien à la pluie.



 Celles de Salet peinent à éclore avec toute cette pluie.


 Buff Beauty dont je n'aurait cru qu'il s'étalerait autant va être palissé contre le chitalpa.


 Toby Tristam  qui part à l'assaut des érables et  Amercian Pillar commencent leur floraison.


Les derniers rosiers  installés me surprennent agréablement.

 Ballerina

Georges Dickson

Emera

Robin Hood

Bonica

Sally Holmes

Des vues du massif des quatre saisons.


Seules les clématites viticella acceptent de fleurir chez moi. Etoile Violette et Mme Julia Correvon ont décidé de se rapprocher, un duo inattendu.


Coté arbustes, la spirée Anthony Waterer, le seringat et le deutzia 'Pride of Rochester' se font remarquer.



Les oeillets de poète sont beaux cette année.



Toutes ces fleurs arrivent à faire oublier le ciel gris et la pluie grâce à laquelle les vaches qui paissent dans la prairie située en face du jardin ne manquent pas d'herbe.


© Ma Planète Jardin, 06/2013.

mercredi 19 juin 2013

'Reine Lucia', un rosier arbustif aux fleurs jaunes très lumineuses


Ce superbe rosier offre cette année encore une floraison très généreuse dans mon jardin et même si les trombes d'eau de ces derniers jours (70mm en 2 jours!) lui ont un peu fait perdre de son élégance, elle résiste malgré tout relativement bien. Créé en 1966 par Kordes, le célèbre obtenteur allemand dont les créations sont très solides et pleines de charme, Lucia est connu aussi sous le nom de Reine Lucia. Son nom allemand 'Lichtkönigin Lucia' fait référence à Sainte Lucie considérée comme la reine de la lumière et joliment fêtée par nos amis Suédois.



Lucia est un rosier hybride moderne à fleurs groupées issu d'un croisement entre  Zitronenfalter et Cläre Grammerstorf. Cet arbuste érigé et bien ramifié possède une végétation vigoureuse et buissonnante. Il atteint en moyenne 1,50m de haut et 80cm de large mais il peut aussi se transformer en un petit grimpant de 1,80m. Il porte un beau feuillage dense et luisant d'un beau vert sombre qui reste toujours très sain. Dès  le début juin, de nombreux boutons de forme turbinée où l'on remarque des nuances oranges donnent des fleurs jaune citron très lumineuses qui justifient pleinement son nom. Après cette floraison printanière abondante, il remonte bien jusqu'aux gelées.



Les fleurs en coupe aux pétales froissés sont mi-doubles et groupées en gros bouquets qui exhalent un parfum léger aux notes fleuries. Elles résistent très bien à la pluie et au soleil et tiennent aussi très bien en vase. Leur charme romantique, leur couleur très douce et le port assez souple de ce rosier expliquent qu'il figure parfois dans les catalogues de roses anciennes. Je l'ai pour ma part planté en haie non loin de 'Francesca', un hybride de moschata à fleurs jaune clair et de 'Sourire d'Orchidée', une magnifique variété moderne aux allures de rosier ancien. Je lui ai associé des vivaces robustes et capables de supporter le soleil souvent brûlant dans ce coin du jardin: des nepetas 'Six Hills Giant' et des valérianes.


Peu exigeant, il se contente de compost, d'une poignée d'or brun, d'un peu d'engrais riche en potasse 3 fois dans la saison et  de quelques arrosoirs d'eau par grande sécheresse. Il est rustique, très résistant (il a été distingué par le fameux label A.D.R) et devient très beau en 3 ou 4 ans seulement. La taille est très simple, il suffit d'ôter le bois mort, de tailler les branches trop âgées et de raccourcir légèrement les branches secondaires.



Une valeur sûre pour les amateurs de rosiers florifères et sans souci.

© Ma Planète Jardin, 06/2013

lundi 17 juin 2013

'Ulrich Brunner', un rosier ancien généreux et très parfumé

Ce rosier  appelé aussi Ulrich brunner Fils est le seul hybride remontant que je possède et en voyant sa belle floraison du moment je ne regrette vraiment pas mon choix. Il a mis du temps à s'installer mais à présent il se montre sous son meilleur jour. Sa floraison généreuse et très parfumée fait oublier son allure un peu raide et stricte. Cet arbuste qui est peut-être une mutation de Paul Neyron ou de Anna de Disbach  fut obtenu par Levet en 1881.


Ce rosier vigoureux (1,50m x 0,70m) et  peu épineux au port érigé est couvert de feuilles larges et rondes. Plutôt mattes, une caractéristique commune à de nombreux rosier anciens que j'aime beaucoup, elles sont d'un beau vert sombre. Ce feuillage assez dense compense pour une part la raideur de l'arbuste qui a l'avantage de ne pas se dégarnir de la base comme certains rosiers modernes.


Les roses en coupes plates et pleines sont grandes (12cm), les nombreux pétales (une cinquantaine) sont amples et ceux du centre sont rangés en quartiers. Leur couleur rouge cerise nuancé de blanc, très attrayante, tranche joliment avec le feuillage. Elles sont souvent groupées par deux ou trois au bout de tiges bien droites et solides et tiennent très bien en vase. C'est d'ailleurs pour la fleur coupée qu'Ulrich Bunner était très cultivé au 19ème siècle avant de tomber dans l'oubli. Ses roses sentent très bon, elles exhalent un merveilleux  parfum de  rose ancienne, suave et doux avec des notes de fuits et de vanille. Il donne quelques fleurs en été et remonte bien en automne


Je le taille assez sévèrement en fin d'hiver: toutes les branches sont conservées mais raccourcies de moitié et en été j'arque ses longues branches pour favoriser la pousse de tiges latérales florifères. Facile à vivre, il prospère aussi bien en région froide que dans le Midi. Il lui faut juste un sol fertile et une exposition ensoleillée. Il se montre parfois sensible à la rouille dans le courant de l'été, aussi faut-il éliminer les feuilles malades dès les premiers symptômes et lui apporter suffisamment de potasse.


Je l'ai associé à des campanules à feuilles de pêcher, à une alchémille et à un géranium d'Endress. Tout près de lui se trouve Centenaire de Lourdes tout jeune encore mais déjà bien florifère.



Un beau rosier ancien à redécouvrir.

© Ma Planète Jardin, 06/2013