jeudi 24 septembre 2015

Belle floraison des asters du Jardin de la Roche Saint-Louis (1)


Le temps  souvent pluvieux, gris et très frais que ma région connaît depuis plusieurs semaines a considérablement retardé la floraison de la plupart des asters du jardin. On est bien loin du  festival de couleurs des années passées. En ce tout début d'automne, seuls les asters Andenken an Paul Gerber  et Herbstschnee,  qui sont toujours très précoces quelles que soient les conditions, sont bien épanouis. Andenken an Alma Pötschke, Harrington Pink et Pink Star, un aster ericoide d'une grande élégance, ne portent encore que quelques fleurs. Ces vivaces ont en effet besoin de lumière et de soleil pour éclore.


Pourtant, quelques variétés nouvellement installées bravent ces conditions peu favorables et parviennent à offrir une belle floraison au bout d'une saison seulement. Trois asters novae-angliae et un aster hybride reçus de la Pépinière Roche Saint-Louis en novembre dernier font preuve d'une incroyable vigueur et on les dirait installés depuis quelques années, un vrai tour de force dans une terre comme la mienne.


Le plus fleuri des trois est Christopher Harbutt, un aster de la Nouvelle Angleterre aussi large que haut à fleurs doubles bleu violet foncé, sa floraison généreuse à l'extraordinaire couleur rare à cette saison et son port impeccable en font un aster d'exception.


A côté de lui, l'aster Rosanna est tout aussi remarquable. C'est un grand aster mais il reste très droit contrairement à d'autres du même groupe. Ses grandes fleurs d'un rose malvacé foncé sont superbes.


Le troisième se trouve sur la gauche, il s'agit de Madame Loyau, une variété classique à fleurs semi-doubles d'un rose très clair. Malgré sa haute taille, il ne se couche pas, un défaut propre au célèbre Andenken an Alma Pötschke.



Planté sur le devant du massif où la terre est  très médiocre, l'aster Kylie, un hybride entre l'aster Andenken an Alma Pötschke et l'aster eicoide White Heater donne un vrai nuage de petites fleurs rose tendre à coeur framboise, lui aussi est  de très bonne tenue.



Sous peu ce seront d'autres asters, venus eux aussi du Jardin de la Roche Saint-Louis, qui assureront le spectacle. Une pépinière que je recommande vraiment pour la qualité de ses vivaces.


© Ma Planète Jardin, 09/2015

dimanche 20 septembre 2015

Sweet 100, une tomate cerise prolifique qui peut se tailler


Depuis des années, je cultive cette variété de tomate cerise hybride, une des premières apparues sur le marché et une des plus faciles à se procurer en plants prêts à planter. Longtemps, je me suis contenté de mettre les pieds en terre et de les tuteurer puis de les abandonner à eux-mêmes pour finir par être bien vite dépassé par leur développement important et leur exubérance un peu folle. Certes, le rendement était bon mais le ramassage était malaisé, les plants finissaient par se coucher sur le sol ce qui  avait pour conséquence d'écourter la récolte car cela entraînait des maladies, principalement le mildiou qui leur était fatal.


En principe, la taille n'est pas nécessaire pour cette variété de tomate à port indéterminé. J'ai malgré tout décidé cette année de lui appliquer la même taille que pour les tomates à gros fruits dans le but non pas d'augmenter la production mais de contenir leur vigueur et de les empêcher de se libérer de leur support. 


J'ai éliminé régulièrement les tiges secondaires de la base pour ne garder qu'une tige principale solidement fixée au tuteur puis j'ai ébourgeonné la tige jusqu'à ce que le feuillage soit trop touffu pour identifier les gourmands. A ce stade, les fruits ont déjà une belle taille en partie basse. Comme pour les autres tomates, je ne pratique pas l'écimage. Les plants, attachés à maintes reprises, mesurent à présent plus de 1,80m de haut, les tuteurs ont été rehaussés et même si le haut des tiges s'affaisse un peu, les tomates cerises, qui sont restés bien droites, ne présentent aucune trace de maladie sans avoir eu besoin de traitement à la bouillie bordelaise.



Malgré la très grande fraîcheur qui règne actuellement en matinée, la plus grande ennemie de cette variété de tomate, la récolte est bonne comme le montre la photo ci-dessous prise vendredi dernier. Au bout de deux mois de récolte, les fruits sont plus petits mais toujours aussi délicieux. J'utiliserai sans hésiter la même technique l'année prochaine pour discipliner mes tomates cerises et je ne doute pas que la récolte se prolonge aussi longtemps.




© Ma Planète Jardin, 09/2015

mercredi 16 septembre 2015

'Whirlwind', une anémone du Japon pleine de qualités


Vivaces reines de l'automne, les anémones du Japon n'ont pas leur pareil pour fleurir le jardin  dès la fin août et durant tout l'arrière-saison. Malgré la délicatesse et la générosité de leur floraison, certaines variétés ne sont pas sans défauts et posent parfois quelques problèmes au jardinier. C'est le cas pour l'anémone 'September Charm' actuellement en fleurs dans mon jardin. Le fait qu'elle drageonne à l'excès ne me gêne nullement, je lui laisse assez d'espace pour s'étendre sans étouffer ses voisins, non ce qui est problématique, c'est plutôt le manque de tenue de ses tiges qui s'affaissent sous le poids des fleurs (et aussi à cause des pluies et du vent que le jardin subit dernièrement). Je suis tantôt  agacé par leur aspect dégingandé, tantôt charmé car il donne un air sauvage au massif et la vision des tiges croulant sous les fleurs est des plus romantiques.


Anémone du Japon 'September Charm'

Fort heureusement d'autres anémones japonaises se tiennent mieux tout en étant aussi florifères. 'Whirlwind', une anémone qui n'a aucun défaut, fait partie de ces petits bijoux. Cette variété à port compact ne dépasse pas 1m de haut pour une largeur de 50cm environ. De son beau feuillage vert clair et profondément découpé émergent des tiges fines mais bien rigides qui portent des fleurs en coupes semi-doubles de 5cm de diamètre. La blancheur de neige des pétales légèrement ondulés est rehaussée par les étamines dorées et la couleur verte du coeur. 


La floraison commence en général dès les premiers jours de septembre et se prolonge jusqu'en octobre, de nouvelles fleurs apparaissant régulièrement. Malgré le gros coup de vent de la fin août et le déluge qui a suivi, elle est restée bien droite et pimpante sans aucune intervention de ma part. Je laisse les fleurs fanées en place car le coeur en forme de bouton est très décoratif une fois la floraison terminée.


Cette très belle anémone présente aussi l'immense avantage d'être très peu traçante, c'est à peine si quelques rejets arrivent à s'éloigner de la souche. Elle ne se ressème pas non plus, contrairement à Robustissima, une autre très belle anémone japonaise à floraison estivale qui a fini par se ressemer à l'envi dans le remblai du chemin.



Placée à la mi-ombre, elle n'a reçu pratiquement aucun arrosage pendant la canicule de juillet. Je m'étonne d'ailleurs qu'elle puisse devenir aussi belle dans une terre aussi ingrate que la mienne, sans engrais ni  fumure organique. C'est là une des grandes forces des anémones du Japon, elles poussent dans toutes les terres si on prend soin de les protéger du soleil ardent.



Une anémone facile à maîtriser que je recommande vraiment à tous les jardiniers.



© Ma Planète Jardin, 06/2015

jeudi 10 septembre 2015

'Mme Julia Correvon', une clématite florifère et peu exigeante


Les clématites à grandes fleurs sont des grimpantes superbes mais malgré tous mes efforts, ces belles capricieuses ne donnent que de piètres résultats dans mon jardin. Elles arrivent certes à fleurir au printemps mais elles ne parviennent jamais à s'étoffer et finissent parfois par dépérir si bien que j'ai renoncé à les cultiver au profit des clématites viticella qui  fleurissent beaucoup en demandant peu de soins.


Après avoir déjà bien fleuri à la fin du printemps, la clématite Mme Julia Correvon installée à l'entrée du potager offre une très belle deuxième floraison depuis plusieurs semaines, sans doute la plus belle depuis son acquisition. Les températures fraîches expliquent certainement cette floraison généreuse au coloris intense. Naguère plantée en situation brûlante dans la partie sud du  jardin, elle ne donne tout sa mesure que depuis son transfert récent à son emplacement actuel où elle profite de la fraîcheur et de l'ombre en fin de journée. Sa floraison apporte de la couleur dans un espace où en juin les rosiers Chaplin's Pink Climber et Paul's Scarlet se font particulièrement remarquer.



Assez vigoureuse, cette clématite originaire d'Europe méridionale est une liane qui peut atteindre 3,5m de haut pour un 1 mètre de large. Ses tiges munies de vrilles qui lui permettent de d'accrocher à son support portent un abondant feuillage composé de folioles trilobées vert franc. Les fleurs ressemblent  a de petites  clochettes avant d'éclore puis s'ouvrent en grandes fleurs plates de forme étoilée. Leurs grands pétales étroits et écartés dont le bord supérieur est recourbé vers le bas sont d'un beau rouge foncé qui tranche avec les étamines jaunes du coeur.Dans mon jardin, cette floraison élégante se produit en juin puis en août-septembre durant trois à quatre semaines.



Contrairement à d'autres, cette clématite  solide et résistante ne craint pas la chaleur ni le vent, se contente d'un sol drainé pas trop sec et pousse très bien en sol maigre  à tendance calcaire comme chez moi. Les pluies surabondantes de la fin août (plus 80mm en quelques heures) et les vents forts de ces derniers jours ne l'empêchent nullement de continuer à fleurir. Non contente d'habiller la clôture du potager, elle escalade une touffe d'helenium qui est située de l'autre côté et rejoint la clématite des montagnes qui recouvre à présent tout le portique du potager.




Très simple, la taille de cette clématite qui fleurit sur les pousses de l'année se déroule en deux temps. A la fin de l'hiver, je taille tous les rameux secs au-dessus d'un bourgeon, ce qui revient bien souvent à la rabattre de moitié. En juillet, je taille toutes les branches ayant fleuri pour permettre une remonté en fin d'été.



Une très belle grimpante qui a réconcilié le jardiner avec les clématites.



© Ma Planète Jardin, 09/2015

vendredi 4 septembre 2015

Soleil 'Beauté d'automne', une annuelle spectaculaire à la floraison colorée


De toutes les annuelles cultivées dans mon potager, le soleil annuel Beauté d'automne est certainement la plus imposante. Dès l'entrée sa haute silhouette se remarque et ses fleurs aux couleurs vives attirent immanquablement le regard. Quand les conditions sont bonnes comme cette année, sa croissance est très rapide et sa vigueur impressionnante, ses tiges peuvent en effet se hisser très haut. Bien qu'elles soient rigides, il m'a fallu malgré tout les tuteurer pour leur permettre de résister aux fortes rafales du 24 août dernier.


Ce soleil annuel compte parmi les plus grands puisqu'il peut faire jusqu'à 1,9m de haut, voire même 2,5m comme dans mon jardin. Ses tiges portent de grandes feuilles en forme de coeur assez souples au bout desquelles éclosent de la mi-juillet à la fin octobre des fleurs simples de taille moyenne. Ce soleil est multiflore, c'est-à-dire que chaque pied produit successivement de très nombreuses fleurs sur une longue période. Pour ma part, je coupe les fleurs dès qu'elles sont fanées pour ne pas épuiser la plante et prolonger la floraison.Leurs  couleurs chaudes et lumineuses vont du jaune d'or, la teinte classique des tournesols, au jaune pâle et au  rouge, certaines fleurs arborent des teintes bronze, brunes ou dorées ce qui apporte un contraste très harmonieux. 


Je ne connais pas de fleurs plus facile à réussir. Le semis en pleine terre est possible d'avril à juin en sol ordinaire bien drainé, je le réalise quant à moi début mai lorsque la terre est suffisamment réchauffée. Il faut ameublir le sol avant le semis, recouvrir les graines de 2cm de terre et arroser régulièrement jusqu'à la levée qui intervient en 10 jours. Il est conseillé d'éclaircir en ne laissant qu'un plant tous les 50 à 80cm, personnellement je ne laisse que 25cm entre chaque soleil pour obtenir un rideau bien dense qui forme une belle haie fleurie.


Une fois bien développé, ce soleil résiste parfaitement à la sécheresse en raison de son enracinement profond et ne demande que des arrosages sporadiques. Les expositions très ensoleillées lui réussissent très bien et il n'est jamais aussi beau que quand  l'été est chaud comme cette année. Il est aussi bien adapté aux sols maigres et ne craint pas la concurrence. Dans mon potager, il prospère devant une haie de thuyas qu'il masque presque complètement et illumine ce coin un peu triste où aucune fleur n'a jamais réussi à s'implanter de manière satisfaisante. On peut aussi le planter contre une clôture ou une haie qu'il habillera avec naturel.



Une fleur au charme champêtre qui n'a pas pareil pour fleurir l'arrière-saison.


© Ma Planète Jardin, 09/2015