vendredi 20 octobre 2017

Goldmarianne, un chrysanthème à la floraison généreuse et très lumineuse


En cette deuxième moitié d'octobre, les massifs de vivaces du jardin ont déjà perdu beaucoup de leur éclat, les températures élevées et le manque de pluie ont abrégé la  floraison des asters. Presque tous sont fanés mais il faut attendre qu'ils aient achevé leur cycle végétatif pour les rabattre. Même le grand rudbekia nitida Herbstsonne qui souvent m'offre une troisième floraison en cette saion refuse de remonter. Heureusement, une vivace parfois mésestimée des jardiniers, chosit cette période creuse pour s'épanouir  et égayer le jardin de ses teintes chaudes et lumineuses.


Précieux en raison de leur floraison tardive, leur facilité de culture et leur grande longevité, les chrysanthèmes vivaces fleurissent en grande majorité en octobre-novembre bien que certaines variétés du groupe rubellum s'épanouissent dès la fin août. Dans mon jardin, le chrysanthème indicum Goldmarianne en fleurs depuis une semaine environ se fait particulièrement remarquer. Il parvient en compagnie des asters Monte Cassino et  surtout Ideal à rendre attrayant le grand massif qui longe le potager.



Reçu en octobre 2016 des pépinières Stade en Allemagne, que je recomande pour la robustesse et la qualité de leurs plants, il a bien prospéré pour former en une saison seulement un beau buisson très florifère de 1m de haut et 50cm de large quoique je l'aie planté en bordure du massif où la terre est la plus pauvre et la plus sèche. J'apprécie son  feuillage bien fourni et son port assez compact et ramifié même en l'absence de pincement. Il reste bien droit sans tuteurage à la différence d'autres chrysanthèmes comme Empereur de Chine ou Citronella, également très beaux, qui  ont tendance à se coucher bien que je les aie taillés  en juin.


Groupées par trois ou quatre, les fleurs mi-doubles au pétales tubulaires ont d'abord un coloris  aux nuances ocre et cuivrées puis sont  d'un jaune d'or éclatant qui ressort bien par tous les temps et ne s'altère que très lenetement. Après complet épanouissement, les fleurs sont d'une tenue exceptionnelle. Pour réhausser encore la beauté de Goldmarianne, je vais lui associer plusieurs pieds d'aster cordidifolius Ideal dont la floraison bleu pale assez tardive et concommitante à la sienne est tout à fait extraordinaire par son abondance et sa durée.


Sous peu,  Bronzenteppich et Havelschwan, deux autres superbes chrysanthèmes des pépinières Stade, assureront à leur tour le décor dans le massif nord-est où ils se plaisent beaucoup. Un spectacle qu'il me tarde de pouvoir admirer.



© Ma Planète Jardin, 10/2017

lundi 9 octobre 2017

Christopher Harbutt, un aster de la Nouvelle-Angleterre à la floraison d'un bleu violacé unique


En ce début octobre, presque tous les asters du jardin sont en pleine floraison et je retrouve avec beaucoup de plaisir les grands classiques dont je ne me lasserai jamais, notamment Andenken an Paul gerber, Andenken an Alma Pötschke, Harrignton Pink, tous des asters de la Nouvelle-Angleterre que j'aime vraimant becuoup. En ce moment, la star du jardin est également un aster de ce groupe installé au pied du miscanthus face auquel il a su s'imposer.


Découvert en 2014, Christopher Harbutt est un aster de haute taille qui donne du relief aux massifs. Malgré ses 1,40m de haut et ses 80cm de large sa tenue est impeccable par tous les temps et il  ne nécessite aucun tuteurage. Autour du 20 septembre, il se couvre d'une multitude de fleurs doubles assez grandes d'un bleu violacé très lumineux rehaussé par le coeur doré des fleurs. Cette couleur unique fait ressortir les dernières fleurs de l'infatigable rudbekcia nitida Herbstsonne et met en valeur les asters aux couleurs plus claires.



Peu d'asters affichent un coloris d'un bleu aussi foncé, même Barr's Blue, que je possède également, est d'un bleu plus pale.



Il résiste bien à la sécheresse même en sol maigre et pauvre commez chez moi et ne souffre jamais d'oïdium Seul petit bémol, les feuilles du tiers inférieur grillent, il faut donc placer devant quelque faire-valoir pour masquer son pied. On ne trouve aucune information sur ce très beau cultivar certainement d'origine américaine ou britannique si l'on en juge par la consonance anglo-saxonne de son nom, il mérite en tout cas une place dans tous les jardins.



J'ai pour ma part choisi de le planter derrière le célèbre aster cordifolius Little Carlow que je trouve un peu maigrichon bien qu'il ait atteint ses dimensions  normales (80cm de haut sur 40cm de large), je compte le multiplier pour faire un beau buisson à partir de plusieurs pieds. Il est aussi associé à Mme Loyau, rose tendre, qui  crée un joli contraste et au très fin et très florifère aster cordifolius Ideal.


Cette année encore, les asters savent donner un nouveau souffle au jardin et c'est ce qui les rend indispensables.

© Ma Planète Jardin, 10/2017

vendredi 22 septembre 2017

Kylie, un très bel aster hybride à la délicate floraison rose pale


Planté en novembre 2014, l'aster amethystinus Kylie  a fleuri assez généreusement au bout d'une saison mais il a  eu bien du mal à s'affirmer car il était installé en bordure du massif qui longe le potager où la terre est la plus maigre et il souffrait par ailleurs beaucoup de la concurrence du grand miscanthus situé à sa droite. En mars dernier je l'ai déplacé dans la partie droite du massif après avoir éliminé des asters novi belgii non identifiés très drageonnneants et je m'en félicite en le voyant si beau. J'aurais dû faire de même pour l'aster lateriflorus Chloe qui étouffe lui aussi au pied de l'énorme et pourtant superbe miscanthus.


Depuis une dizaine de jours cet aster hybride obtenu à partir d'un croisement entre l'aster na Andenken an Alma Pötschke et l'aster ericoide White Heather est couvert d'une multitude de petites fleurs étoilées rose clair à coeur doré. Vigoureux, il forme une touffe de 100cm de haut et de 80cm de large dont certaines branches sont un peu retombantes, ce qui nécessite un léger tuteurage.


Ses fleurs d'une grande finesse se détachent bien sur le feuillage allongé vert clair et un peu rugueux comme celui des asters de la Nouvelle-Angleterre (mais plus élégant que ce dernier). Elles sont assez nombreuses pour créer un effet de brouillard et leur coloris pastel adoucit la teinte plus prononcée des variétés d'asters envrironnantes. Cette floraison magnifique qui est de bonne tenue devrait se prolonger plusieurs semaines.


Il résiste parfaitement à la sécheresse moyennant quelques arrosages, pousse aussi bien dans les sols maigres et calcaires comme chez moi que dans les sols riches et et argileux, conserve un feuillage dense jusqu'au pied (contrairmen aux asters novae angliae dont il est issu) et il n'attrape jamais l'oïdium.



Dans mon jardin, il est notamment associé à l'aster violet foncé Chirstopher Harbutt,  à l'aster na Andenken an Maria Stade, à l'aster cordifolius Blue Heaven, et à l'aster nb Dauerblau qui proviennent tous trois des Pépinières Stade en Allemagne.



Un aster de rêve que je recommande  tous les amatuers du genre.

© Ma Planète Jardin, 09/2017

mercredi 13 septembre 2017

Rosanna, un aster de la Nouvelle-Angleterre à la floraison précoce et intensément colorée


Malgré la sécheresse persistante  de cette arrière-saison à laquelle s'ajoute aujourd'hui un vent tempétueux qui apportera peut-être enfin de la pluie, les asters commencent doucement leur floraison. Seul Rosanna est déjà complètement épanoui et donne au jardin un petit air d'automne agréable. Placé à l'avant du massif qui longe le potager, il arbore des teintes chaudes et profondes qui attirent le regard et font oublier l'aspect terne de certains coins du jardin. Venu de la pépinière de la Roche Saint Louis, il compte parmi les  jeunes asters mon jardin et pourtant il forme un beau buisson de 1,20m et 60cm de large au bout de trois saisons seulement.



Contrairement aux variétés classiques d'asters novae angliae comme Herbstschnee ou Andenken an Alma Pötscke qui ont tendance à se coucher, il reste bien droit sans tuteurage et résiste parfaitement au vent fort. Dès la fin août, ses premières fleurs plutôt grandes (4cm de diamètre) commencent à éclore et dans les premiers jours de septembre, il se couvre de marguerites aux longs pétales rose mauve soutenu qui font ressortir le coeur d'abord doré puis brun des fleurs.



Cette floraison généreuse aux couleurs marquées couvre entièrement le tiers supérieur du feuillage et parvient à elle seule à créer un vrai effet de masse particulièrement remarquable quand le temps est ensoleillé. Insensible à l'oïdium, non traçant, il s'adapte aux sols maigres et secs comme chez moi si l'on sait lui prodiguer quelques soins, bien qu'il affectionne les terres consistantes voire argileuses et fraîches. Il fait le bonheur des insectes butineurs et il est très beau en bonne compagnie. Je m'étonne qu'il soit si peu connu et qu'on ne le trouve que difficilement en France. Un vrai bel aster d'automne à inviter au jardin en association avec des sédums et des graminées.



Je l'ai pour ma part  marié à d'autres asters, notamment à l'aster Kylie rose pale et à l'aster novae angliae Roter Turm venu des Pépinières Stade, un cultivar d'un rouge rubis magnifique obtenu par nos amis Allemands.


Le monde des asters est infini et passionnant et jamais je ne me lasserai de les admirer. Ils sont pour moi à l'automne ce que la rose est au printemps.

 © Ma Planète Jardin, 09/2017

mardi 5 septembre 2017

Maestria, une tomate hybride aux qualités exceptionnelles


Dans mon potager comme dans presque tous les autres, la tomate occupe une place de choix car ses fruits gorgés de soleil se prêtent à toutes sortes de recettes toutes aussi savoureuses les unes que les les autres. Longtemps, j'ai cultivé des variétés traditionnelles  telles que Marmande, Saint Pierre, Fournaise ou Montfavet avec des résultats contrastés et même très mauvais pour ces deux dernières variétés qui n'ont jamais rien donné chez moi.


Sans doute séduit par la grand nombre de variétés disponibles dans le commerce, j'ai peu  peu adopté les tomates hybrides. Là encore, j'ai eu quelques déconvenues, principalement en matière de résistance au mildiou. Fandango y est systématiquement sujette dans mon potager et Dona s'y montre aussi assez sensible.


Ce fut le cas en juin 2016 où les plants installés en mai ont succombé en deux jours. Je suis parvenu à trouver vers le 25 juin un reste de plants de  tomate  hybride Maestria F1 peu prometteurs. Plantés dans une terre suffisamment ressuyée, ils se sont développés au-delà de mes attentes et m'ont offert une profusion de fruits en septembre et octobre (environ 50kg).


Cette tomate est très vigoureuse et exceptionnellement résistante au mildiou. J'ai laissé une tige principale mais n'ai pas pratiqué l'ébourgeonnage (la suppression des gourmands) pour ne pas provoquer de plaies. En septembre, j'ai ôté des feuilles pour favoriser le murissement.




Les fruits sont a peu près tous du même calibre (150 a170 grammes), ont la peau fine, sont très charnus, contiennent peu de pépins et il murissent uniformément jusqu'au pédoncule  (je déteste pour ma part les tomates qui ont une collerette). Pourtant, la principale qualité de Maestria est ailleurs. Elle possède en effet une saveur douce, presque sucrée qui ressort particulièrement quand elle est cuite. Son goût est sans doute moins typé que celui des variétés classiques mais elle est dépourvue de toute acidité, un reproche que je fais à la plupart des autres variétés. Délicieuse crue, elles est aussi très savoureuse cuite et permet notamment de réaliser de merveilleuses sauces.


Cette année, la jardinerie où je m'approvisionne n'en avait pas alors j'ai demandé qu'on me la commande car il était exclu que je plante une autre variété. Cet été la récolte et le goût sont de nouveau au rendez-vous malgré un mois d'août peu ensoleillé. Je n'ai pas taillé les plants et je me suis abstenu de traiter à la bouillie bordelaise, ce que je répugne toujours à faire.



Une tomate au-dessus du lot qui a totalement transformé mon point de vue sur les variétés hybrides.

 © Ma Planète Jardin, 09/2017