mercredi 18 mai 2011

Salet et Cent-Feuilles, deux rosiers puissants très parfumés


Le temps désespérément sec et réellement très chaud pour une mi-mai qui s'est installé depuis très longtemps dans ma région fait souffrir la végétation, la pelouse est grillée comme en plein mois d'août, les vivaces sont assoiffées (au point que je songe à refondre mes massifs pour y accueillir uniquement des espèces de terrain sec si cette sécheresse revient tous les ans), le potager n'a rien de luxuriant et les premières récoltes (de fraises et de petits pois notamment) sont chiches. Heureusement, la saison des roses fut généreuse quoique très précoce. Elle se terminera sous peu.

Pourtant, deux rosiers, d'une robustesse hors pair et d'une incroyable munificence choisissent ce moment difficile pour offrir un feu d'artifices de couleurs et une explosion de parfum capiteux qui embaume l'air tout autour de la maison. Je me demande encore d'où ils peuvent tirer autant de force alors que la terre est pauvre et desséchée en profondeur. Une sorte de petit miracle dont la nature a le secret et que j'accepte sans chercher à le comprendre.

Ces deux rosiers sont très exubérants, à dire vrai un peu sauvages et difficiles à domestiquer. Le rosier Cent-Feuilles dont je ne connais pas la variété fait plus de deux mètres de haut et malgré tous mes efforts il pousse toujours de façon désordonnée. Planté un peu trop près, le rosier Graham Thomas pâtit un peu de la concurrence de ce géant. Il vaut mieux l'éviter si l'on aime les rosiers bien sages. Je n'hésite pas à le rabattre des deux tiers après la floraison (il n'est pas remontant) et j'arrive tant que bien que mal à lui donner une forme harmonieuse. Pour éviter qu'il ne pousse trop je ne le nourris jamais, je n'arrose pas non plus, sauf cette année car la sécheresse cuit les roses avant épanouissement. Il faudrait pourtant apporter un peu de potasse organique car il est atteint par la rouille en fin de floraison.


Rosa Centifolia, 05/2011

Ses roses chou très doubles aux pétales en quartiers très serrés exhalent un parfum très puissant, sans doute un des plus puissants avec ceux de la rose de mai (encore un Cent-Feuilles, cultivé à Grasse pour la parfumerie), des rosiers Alba et des roses de Damas cultivées en Bulgarie pour produire de l'essence de rose. Une coupelle remplie de pétales suffit à parfumer une pièce, c'est tout dire. Je rêverais de pouvoir créer une haie de Cent-Feuilles mais je dois y renoncer faute de place.




Le rosier mousseux Salet (ainsi nommé à cause de la mousse un peu collante à l'odeur de résine qui recouvre les boutons) est lui aussi en pleine floraison. Je l'avais planté en pensant (et je l'avais lu!) que c'était un arbuste ne dépassant pas 1,50 mètres de haut, il fait plus de deux mètres de haut sur autant de large en à peine quatre ans. J'aime beaucoup ses roses très doubles en coupes plates. Les pétales sont tellement serrés que les étamines disparaissent. Leur rebord est rose clair et le coeur d'un rose plus soutenu. Elle sont délicieusement parfumées. Et Salet refleurit plusieurs fois jusqu'à l'automne.


Rosier Salet, 05/2011

Son feuillage vert foncé est rêche et assez grossier. L'arbuste est très vigoureux mais garde une forme arbustive équilibrée, il lui faut juste beaucoup de place. J'apporte du compost en fin d'hiver, de l'engrais riche en potasse en mai puis en juin et je l'arrose régulièrement. Il reste toujours très sain. Lorsque je l'ai planté, je le le trouvais trop près de la spirée bumalda Anthony Waterer et je craignais qu'il ne fût étouffé, en fait la floraison simultanée ton sur ton des deux arbustes crée un bel ensemble.




Un autre rosier de mon jardin aura, je l'espère, bientôt des dimensions généreuses ( il peut atteindre 10mètres de haut). C'est le rosier liane Paul's Himalayan Musk Rambler planté depuis trois ans au pied d'un arbuste sauvage un peu triste qui sert de brise-vue. J'ai guidé au fur à mesure les branches du rosier dans la ramure de l'arbuste, à présent il s'accroche seul. Cette année, il a bien fleuri avec trois bonnes semaines d'avance. Maintenant qu'il est bien installé, je le laisse se débrouiller.

Rosier liane Paul's Himalayan Musk Rambler

Au cours de ce printemps si sec, les rosiers ont été les stars du jardin. Sans eux, mon jardin serait bien vide, les bisannuelles n'ont pas résisté, les vivaces et arbustes printaniers (sauf les deutzias) sont défleuris, les vivaces à floraison estivale peinent. Il faudra que j'ajoute quelque rosiers ici et là. Il y a bien des variétés que j'aimerais adopter: Blush Noisette, Aloha, Phyllis Bide, Sparriershoop, Narrow Water pour ne citer qu'eux. Le plus dur sera de faire un choix et surtout de trouver une place.


© Ma Planète Jardin

dimanche 15 mai 2011

Ghislaine de Féligonde, un rosier exubérant et romantique



Ce rosier ancien très vigoureux au nom empreint de mystère et plein d'un charme désuet est sans nul doute le plus grand de tous les rosiers qui peuplent mon jardin. Ce n'est pas un rosier liane mais il est tout aussi foisonnant qu'eux. Traité en grimpant, il ne dépasse guère 2,50 mètres, il peut cependant se hisser jusqu'à 4 mètres sous sa forme arbustive. Dans les terres riches, il prend des dimensions imposantes. Cet hybride de rosa multiflora fut créé par Turbat en 1916.


Je l'ai planté il y a environ cinq ans et il atteint les trois mètres de haut, ce qui rend le nettoyage qui demande pas mal de travail assez difficile. Il se plaît en sol drainé, plutôt riche et frais mais accepte les terres calcaires. On peut le palisser et le conduire en grimpant, pour ma part je le trouve beaucoup plus beau en grand arbuste. Il prend alors un port souple légèrement retombant vraiment très naturel. Chez moi, il s'appuie sur la clôture de laquelle il déborde largement. Il lui arrive de souffrir considérablement de la chaleur et de la canicule récurrentes depuis quelques années et même de perdre ses feuilles. Je l'arrose donc de temps en temps.

Rosier Ghislaine de Féligonde, 05/2011


Son feuillage abondant, clair, brillant et nervuré reste toujours très sain et ses tiges portent peu d'épines. Fin mai et pendant le mois de juin (mais cette année il a fleuri beaucoup plus tôt comme tous les rosiers), il se couvre de boutons orange vif qui éclosent en bouquets de petites roses de 4 centimètres. D'abord jaune abricot, elles pâlissent ensuite, plus ou mois vite selon l'ensoleillement jusqu'à devenir presque blanches. Ce contraste de couleurs rend ce rosier particulièrement séduisant. Comme ses roses ne sont pas très doubles, elles résistent bien à la pluie. Leur parfum un peu musqué est vraiment très discret.



Il est parfois décrit comme très remontant voire même continuellement fleuri, ce qui est exagéré, il est en fait moyennement remontant, il ne fleurit pas pendant les fortes chaleurs de l'été et la remontée, assez modeste, se produit en septembre. Il est possible de ne pas le tailler mais si taille il y a, elle doit être longue compte tenu de sa vigueur. Je me contente de supprimer les fleurs fanées et le bois mort. Rustique, jamais malade et romantique en diable, idéal pour créer un effet de masse, c'est un rosier parfait qui a sa place partout.



A son pied pousse un phlomis et non loin de lui le rosier City of York, un grimpant non remontant d'une vigueur exceptionnelle.


Dans le même massif, j'ai installé récemment le grimpant Cécile Brunner, encore tout jeune. Ses roses en coupes bien parfumées sont vraiment très belles.



Cette année la sécheresse persistante, bien éprouvante pour le jardin (mais quand donc la pluie reviendra-t-elle?), n'a pas compromis la floraison des rosiers, à peine est-elle un peu moins généreuse que l'an dernier et c'est un vrai bonheur pour le jardinier.

© Ma Planète Jardin

jeudi 12 mai 2011

Le frémontia illumine le jardin exotique


Le frémontia ou frémontodendron de Californie (fremontodendron californicum), ainsi nommé en hommage à l'explorateur et botaniste John Charles Frémont est un grand arbuste originaire du Sud Ouest des Etats-Unis, plus précisément de la Sierra Nevada où il pousse à faible altitude. Son écore est brun foncé, ses feuilles persistantes, petites et palmées, sont vert foncé et rappellent les feuilles de vigne. Les tiges sont couvertes de poils urticants, ce qui rend leur manipulation très désagréable si on ne porte pas gants et manches longues, heureusement, on n'a guère besoin d'y toucher.

Sa floraison en mai-juin est somptueuse et vraiment très lumineuse, il se couvre en effet d'une myriade de grandes fleurs en coupes plates jaune d'or formées de cinq larges sépales. Elles sont parfumées et attirent les abeilles. De curieux fruits duveteux en forme de capsules cylindriques leur succèdent, ils contiennent de petites graines noires. '
California Glory' à fleurs jaune citron est la variété la plus courante.


Frémontodendron, 05/2011

Adulte, il peut atteindre de 2 à 6 mètres et même s'élever à 8 mètre en régions chaudes. Les premières années, sa croissance est assez lente. Il se contente d'un sol ordinaire, neutre ou calcaire, même pauvre et caillouteux mais bien drainé car l'excès d'humidité provoque l'asphyxie des racines. Il tolère les embruns, aime la chaleur et la sécheresse. Il ne faut d'ailleurs pas l'arroser. Quant à sa rusticité, elle est de -15°. Dans mon jardin, il a déjà supporté sans dommage la neige et des gelées de -12° mais cela reste exceptionnel, le climat y est généralement très doux.

Il vaut mieux le planter au soleil, à l'abri des vents froids de Nord ou d'Est. Il est parfait dans les jardins secs de bord de mer, en haie libre, dans les massifs d'arbustes ou en isolé et se prêtre aussi très bien au palissage contre un mur ensoleillé. Non loin de chez moi, il est planté dans plusieurs espaces verts en compagnie notamment de grévilléas ce qui constitue un bel ensemble.




Ce bel exotique fut avec l'eucalyptus et l'arbousier l'un des premiers arbres que j'ai plantés lorsque j'ai créé mon jardin exotique il y a presque dix ans. Ce n'était alors qu'une prairie vide et le frémontia, tout jeune, ne faisait pas grand effet. Le premier hiver qu'il affronta fut rigoureux avec des gelées de l'ordre de -10° et le voile d'hivernage installé sans beaucoup de soins n'a pas résisté aux tempêtes venues de l'Océan.

En dépit de ces aléas, il s'est installé et a prospéré au-delà de toute attente sans jamais souffrir du froid ou des terribles sécheresses qui se sont abattues sur le jardin (2003, 2004 et 2005 pour ne citer qu'elles). Pendant cinq ou six ans, il m'a offert plusieurs magnifiques floraisons en mai-juin avec de petites remontées pendant l'été.




Et puis en 2010, la tempête l'a déraciné, sans doute parce que son ancrage dans le sol est fragile (enracinement peu profond?) et la terre de mon jardin meuble en hiver à cause des pluies fréquentes. J'ai failli le perdre et pour le sauver, il m'a fallu l'élaguer très sévèrement pour tenter de lui redonner un certain équilibre. Certes, je n'ai pas eu de fleurs l'an dernier mais ce dur à cuire s'en est remis, il a poussé avec sa vigueur habituelle. Cette année, il a bien fleuri. Il se montre même déjà un peu trop vigoureux et je songe à couper une branche ou deux. Il faut faire attention, en effet son bois tendre se casse très facilement. Il ne réclame par ailleurs aucun entretien.

Avec les autres plantes qui fleurissent en ce moment, il donne un petit air exotique au jardin.

La cordyline offre une grosse grappe de fleurs blanches disposée tout en haut presque à l'horizontale.



Les fleurs du palmier de Chine sont placées elles aussi horizontalement dans la partie supérieure du stipe.



Il y a encore peu de plantes fleuries dans mon jardin exotique, à part quelques sauges de Graham (bien en avance, je trouve) et la germandrée arbustive ou ce ciste dont j'ai oublié le nom mais qui est si florifère.



Sans oublier le phlomis que j'aime tant et qui fleurit avec trois semaines d'avance.


© Ma Planète Jardin

mardi 10 mai 2011

Buff Beauty séduit avec ses roses chamoisées


Ce rosier hybride de moschata créé par Bentall en 1939 n'est pas à proprement parler un rosier ancien mais il possède tout le charme des roses d'antan allié à la floraison généreuse des obtentions plus récentes. Sa couleur jaune chamois (dont Buff est la traduction anglaise) apporte beaucoup de chaleur et de lumière dans un jardin de roses anciennes où bien souvent le rose domine.

Depuis quelques jours, il est fleuri ans mon jardin et il ne semble pas souffrir de la sécheresse ni de la chaleur de ces deniers mois. Il pousse d'ailleurs très bien dans le Midi où il devient imposant. Il est installé dans mon jardin depuis 3 ou 4 ans mais c'est seulement cette année qu'il commence à donner le meilleur de lui-même. Je lui ai cherché assez longtemps son emplacement définitif et contre toute attente c'est au pied du chitalpa qu'il se plaît. Ce dernier ne le concurrence apparemment pas.


Rosier Buff Beauty, 05/2011

Ce rosier ne s'en laisse jamais conter, il est capable de lancer ses longs rameaux au-dessus des plantes voisines. Il peut aussi se transformer en petit grimpant. Il s'élève jusqu'à 1,50 mètres (le mien fait déjà plus d' 1,40 mètres) mais pousse beaucoup en largeur, son diamètre atteint parfois 3 mètres. Dans mon jardin, il est en train d'étouffer un rhododendron qu'il me faudra déplacer. Sa vigueur même en sol pauvre, comme chez moi, est exceptionnelle. Un petit bijou facile à cultiver. Il résiste bien aux maladies et offre une belle remontée d'automne. La taille, comme pour tous les moschatas doit être modérée. Il faut bien sûr enlever régulièrement les fleurs fanées.



Son feuillage est abondant, ses longues branches à l'écorce rousse ploient sous le poids des fleurs qui sont groupées en bouquets de trois ou quatre et s'inclinent avec grâce. J'aime beaucoup la structure de ses roses, dont les larges pétales ondulés forment une rosette. Pas très grosses, elles rappellent certaines roses trémières à fleurs doubles. Les boutons sont jaunes et lavés de rouge, les roses au riche parfum de thé sont jaune chamois et prennent des reflets abricot en s'épanouissant. Leur couleur pâlit un peu lorsque les roses vieillissent. Elles sont de bonne tenue et la pluie ne les fait pas pourrir.




© Ma Planète Jardin

samedi 7 mai 2011

Lamarque, un Noisette aux roses doubles très parfumées



Il y a quatre ou cinq ans, j'ai planté ce magnifique rosier ancien (Maréchal, 1830) un peu par hasard et par défaut car la variété que je voulais n'était plus disponible. Les premières années, il m'a franchement déçu, il a refusé de pousser alors que d'autres rosiers Noisette se plaisent beaucoup dans mon jardin. Il n'a pas fleuri, de nombreuses branches ont commencé à brunir puis à se nécroser, au point que j'ai envisagé de le sacrifier, bref un de ces pénibles échecs auxquels les jardiniers sont parfois confrontés.

Depuis deux ans tout a changé, de nouveaux rameaux bien vigoureux sont apparus au niveau de la souche qui ont donné de belles branches presque inermes et pourvues de d'un beau feuillage vert clair assez léger et toujours très sain. Au printemps dernier, il m'a donné quelques fleurs sans plus et cette année, c'est une cascade de roses si bien qu'il est devenu mon rosier préféré parmi les grimpants devant Bouquet d'or et Madame Alfred Carrière.

Rosier Lamarque, 05/2011


Contrairement à ce dernier, il n'a pas un port arbustif, il est vraiment très sarmenteux, bien plus que Bouquet d'or. Il lui faut absolument un support sur lequel ses rameaux très souples seront palissés. Il est planté dans le potager et s'appuie sur la clôture. La floraison est la plus belle côté potager qui est exposé au nord (c'est curieux pour un Noisette qui est censé aimer le soleil et la chaleur) alors que j'aurais souhaité l'admirer depuis la terrasse mais il est vrai que je suis souvent dans mon potager, j'en profite donc beaucoup. Le seul reproche qu'on peut lui faire c'est sa base un peu dégarnie. J'ai installé à son pied des juliennes blanches et des nepetas pour combler ce vide.



Son encombrement est réduit, il ne dépasse pas 2,5 mètres de haut. Ses roses en quartiers aux nombreux pétales ont un coeur ivoire et deviennent blanc pur en s'épanouissant. Elles exhalent une merveilleux parfum de rose thé et elles durent longtemps, en particulier ce printemps qui est très sec. Il est bien remontant en été et en automne. Une merveille de rosier à côté duquel j'ai bien failli passer.



En ce moment, d'autres rosiers fleurissent dans mon jardin, comme Chaplin's Pink Climber,
Violette parfumée, Sourire d'Orchidée ou Felicia, tous encore bien jeunes.







Cette année, la saison des roses a commencé très tôt (et juin sera certainement sans roses) mais elle n'en est pas moins belle et c'est bien tout ce qui compte.

© Ma Planète Jardin

mercredi 4 mai 2011

La viorne obier pousse à toute vitesse


De tous les viburnums, la viorne obier (encore appelée viorne trilobée, viorne aquatique ou tout simplement obier) est sans aucun doute l'un des plus vigoureux, le laurier tin excepté. On la rencontre beaucoup moins que sa forme stérile, la célèbre Boule de neige (viburnum opulus Roseum ou Sterile). Sa grande robustesse et sa facilité de culture en font un sujet de choix pour tous les jardins.

Celle qui est plantée dans mon jardin depuis presque dix ans affiche des dimensions respectables, environ deux mètres de haut sur autant de large. Je suis étonné par la rapidité de sa croissance quelles que soient les conditions climatiques. Elle peut atteindre 3 à 5 mètres de haut sur presque 3 mètres de large. Ses feuilles dentées présentent un aspect gaufré. D'abord vert foncé, elles prennent de belles teintes rouges fin octobre.



Viburnum opulus, 05/2011

En juin-juillet, apparaissent des corymbes de fleurs blanches en forme d'ombelles. Les fleurs du rebord qui sont les plus grosses attirent les insectes pollinisateurs. Celles de l'intérieur, plus petites, sont fertiles. Ce sont elles qui porteront les fruits, des petites baies rouges translucides qui chez moi ne durent guère car les merles ne tardent jamais à les dévorer.

Les fleurs ressemblent assez à celles des viornes de Chine mais elles sont réparties régulièrement sur l'ensemble des branches, toutes pourvues d'un abondant feuillage.
Cette année, la floraison fut très avance, en fait elle est sur le point de se terminer, comme on peut le peut le voir sur la photo qui a été prise hier. L'orage de lundi soir a accéléré le processus.



Cette viorne a une nette préférence pour tous les sols frais et humifères, elle pousse cependant aussi dans les terres pauvres, sèches et caillouteuses, comme dans mon jardin, ou même argileuses. Elle se montre aussi très résistante à la sécheresse et à la pollution atmosphérique. Contrairement à la Boule de neige, elle n'est que très rarement attaquée par les pucerons.

Elle ne demande aucun soin, pas de taille (je raccourcis tout au plus quelques rameaux pour lui conserver une silhouette harmonieuse), pas de fertilisation ni d'arrosage, un arbuste parfait en somme. Elle s'intègre facilement dans une haie champêtre avec d'autres arbustes à fleurs ou à fruits décoratifs. J'ai quant à moi choisi de l'associer à deux viornes de Chine assez délicates, viburnum plicatum Mariesii et viburnum plicatum Summer Snowflake auxquelles elle apporte de l'ombre aux heures les plus chaudes.



En plus de l'espèce type, il existe notamment la variété 'Compactum' de taille moyenne (1,50 m), 'Compactum Aureum', compact et à feuillage doré, 'Pink Sensation' à fleurs blanc rosé.

© Ma Planète Jardin.

dimanche 1 mai 2011

Quelques fleurs pour le premier mai


Toutes les floraisons de ce printemps 2011 décidément bien étrange sont décalées d'un mois, au point qu'on peut se demander ce que juin nous réservera. Contrairement aux années passées, il n'y a plus de lilas dans mon jardin, il est complètement fané, restent des inflorescences sèches pas très élégantes qu'il me faudra enlever sans tarder. Quant au muguet, j'y ai renoncé définitivement. Heureusement, les rosiers ont tiré profit de la douceur du climat et ils n'ont pas trop souffert de cette incroyable sécheresse qui règne depuis des mois dans ma région. Dans l'ensemble, ils sont assez bien fleuris mais je me demande malgré tout si cette floraison très précoce ne compromet pas les remontées d'été et d'automne.

Ce sont surtout les Noisette amateurs de chaleur qui fleurissent le plus massivement, comme Bouquet d'or, sans doute le plus prodigue de tous mes rosiers:



Ou Madame Alfred Carrière presque sans épine et dont les roses blanches sont bien doubles et parfumées (même son bois et son feuillage dégagent une agréable odeur musquée):



Lamarque, un Noisette également, est plus tardif:



Mutabilis, avec ses roses aux coloris changeants, d'abord chamois puis rouge foncé est original:



Reine Lucia, un rosier arbustif moderne donne déjà quelques roses:



Francesca est toujours le premier hybride de moschata à fleurir:



Etoile de Hollande est généreux lui aussi même si j'ai un peu négligé la taille qui aurait dû être plus courte:



Il y a aussi les iris, normalement épanouis en juin et installés depuis peu dans une plate-bande sèche où ils se plaisent:


La sauge des prés (salvia pratensis) et l'érigeron karvinskianus poussent parfaitement en sol sec:



Les cistes, notamment cistus parviflorus, sont aussi très à l'aise avec ce temps chaud et sec:



Malgré des conditions très difficiles, le jardin a encore quelque chose à offrir au jardinier avide de changement et de nouvelles floraisons, j'en oublie les massifs toujours aussi vides où devraient prendre place des annuelles qui sortent à peine de terre et les vivaces qui végètent. Mai reste donc provisoirement un des plus jolis mois de l'année.

© Ma Planète Jardin, 05/2011